Tsahal; la supériorité aérienne ne suffit plus
Après des mois de guerre sur plusieurs fronts, un constat s’impose en Israël : la supériorité aérienne ne suffit plus, à elle seule, à répondre à la nouvelle nature du conflit. Derrière les frappes spectaculaires et les interceptions en chaîne, une réflexion plus profonde s’installe au sein de Tsahal et dans les cercles stratégiques : comment adapter un modèle de défense conçu pour des guerres courtes à une réalité faite d’usure, de saturation et de fronts simultanés ? La réponse qui émerge ne consiste pas à remplacer l’aviation, mais à réduire la dépendance excessive à son égard, en développant davantage de capacités de frappe terrestre de précision à longue portée. Cette remise à plat touche aussi le front intérieur, l’aménagement du territoire et l’industrie. La guerre actuelle contre l’Iran et ses alliés a accéléré cette mutation.
Le principe fondateur de la sécurité israélienne reposait sur des affrontements brefs, offensifs, avec un écart suffisant entre les guerres pour permettre au pays de reprendre son souffle. Ce schéma est aujourd’hui sous pression. Le front intérieur est devenu une cible stratégique à part entière, à travers les missiles, les drones et les salves répétées qui cherchent moins à conquérir qu’à user la société, perturber l’économie et fissurer la résilience collective. Dans plusieurs villes, la guerre ne se vit plus seulement à la frontière, mais dans les rues, les écoles, les transports et les immeubles résidentiels. Le conflit déclenché fin février 2026 avec l’Iran a encore renforcé cette impression d’une guerre prolongée, diffuse et multi-théâtres.
C’est dans ce contexte que monte l’idée d’un rééquilibrage doctrinal. L’armée de l’air reste la colonne vertébrale de la puissance israélienne, et rien n’indique qu’Israël veuille s’en détourner. Au contraire, la pression militaire actuelle pousse plutôt vers un renforcement des moyens aériens, avec davantage d’appareils, d’équipages et de plateformes capables de frapper plus lourd et plus loin. Mais cette guerre a aussi révélé les limites d’un système trop centré sur l’aviation pour neutraliser, seule, des lanceurs dispersés, mobiles ou protégés. D’où l’intérêt croissant pour des missiles sol-sol précis, capables de traiter rapidement certaines cibles sans engager systématiquement des avions. L’objectif n’est pas de faire disparaître les F-15 ou les drones, mais de donner à Tsahal une boîte à outils plus large pour frapper en profondeur, avec plus de souplesse et potentiellement à moindre coût opérationnel. C’est une évolution logique dans une guerre où la saturation des défenses et la gestion des stocks deviennent presque aussi importantes que la qualité des frappes elles-mêmes.
Cette réflexion militaire déborde largement le cadre des casernes. Elle nourrit aussi un débat sur la manière de bâtir les villes, de protéger les quartiers anciens, de renforcer les régions périphériques et de reconstruire une base industrielle capable de suivre le rythme d’un conflit long. En clair, Israël redécouvre une vérité qu’il connaissait déjà : une guerre moderne ne se gagne pas seulement avec des pilotes, mais avec des infrastructures adaptées, des chaînes de production robustes et une population capable de tenir dans la durée. La révolution en cours n’annonce donc pas la fin de l’armée de l’air. Elle signale quelque chose de plus exigeant : la fin de l’illusion selon laquelle elle pourrait tout faire, partout, tout le temps.
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Depuis la guerre du Liban de 2006, nous savons que la force aérienne ne suffit pas toujours. pour annihiler l’ennemi, mais dans le cas de l’iran elle pourrait affaiblir le régime en place, à condition que la contestation intérieure soit capable de renverser le régime, ce qui malheureusement ne semble pas être le cas actuellement. Dans tous les cas, la guerre de Gaza a montré l’importance de la force terrestre. Les tunnels du hamas à Gaza se retrouvent dans les installations iraniennes profondément enterrées. Aussi, israël doit attacher une grande importance au développement de sa force terrestre : chars sans pilote, robots de combat, etc..N’a-t-on pas nommé un tankiste chef d’État Major de Tsahal ? De plus la guerre contre les houthis et l’iran montre qu’un porte-avions israélien en mer Rouge et dans le golfe Persique ne serait pas un luxe.
Enfin, et je ne cesse de répéter, des frappes par missiles peuvent être tirées de zones bien plus distantes d’Israël que l’iran ou le Yémen, par exemple le Maghreb, l’Asie et de pays d’Europe islamisés, c’est pourquoi israël doit développer non seulement son arsenal de missiles à longue portée, mais aussi sa capacité à intervenir en opération terrestre à plus de 5000 km de son sol. Malheureusement, Israël se fie trop à sa défense antiaérienne à l’efficacité forcément limitée, et l’on en voit le résultat.
Voilà… Depuis 1967, le Camp National Hébreu, dit qu’il faut davantage détruire les déchets (nazislamistes), plutôt que leurs « infrastructures ».
Par exemple, détruire des amoncellements de déchets, rassemblés pour « fêter » des attentats antijuifs, ou même rassemblés pour enfouir les restes d’un congénère crevé, c’est un bienfait indispensable !
Laissons les faibles d’esprit, ravagés par la propagande antijuive, dire que ce n’est pas bien de détruire des déchets collatéraux.
Il est clair qu’Israël ne devrait pas accepter sur son sol, au nom de principes » républicains », des rassemblements de squatters arabes fêtant des attentats antijuifs. Mais vous semblez oublier qu’en Israël sont aux manettes des ashkénazes pétris d’humanisme catholique, pédants et manifestement incompétents à diriger l’État Juif, ce que nous payons très cher notamment depuis 1967.
Asher mes 15 ans passés en Eretz les Sfaradim c’est assez froussard aussi hi hi hi….
Il y a des courageux dans les deux camps. Les Ashkés d’origine russe déjà sont loin d’être des pleutres.
Salutations amicales.
La question ici n’est pas celle du courage ou de la peur, mais d’humanisme chez les ashkénazes et de son absence chez les Séfardim. Pour les Séfardim rationalistes, la Raison est l’outil basique de survie, D. n’a donné sa Loi qu’à des êtres doués de Raison, et donc sa Justice n’a aucune forme d’émotionalisme, donc aucune pitié même pour les canards boiteux. Les Ashkénazes eux, se croient intelligents avec leur » humanisme », qu’ils ont emprunté aux catholiques sans l’hypocrisie associée. Les conséquences de cet humanisme ashkénaze sont dramatiques pour le Peuple Juif, notamment depuis Dayan en Juin 1967. En octobre 1973, en voulant exterminer les 20.000 hommes de la troisième armée égyptienne encerclés dans le Sinaï, Golda Meir montrait qu’elle n’en n’avait que faire de l’humanisme ashkénaze.