« Du harcèlement d’une extrême gravité » : la journaliste Nora Bussigny porte plainte contre le député LFI Paul Vannier
Par Aurélien Viers
Après avoir été visée sur les réseaux sociaux par le député insoumis Paul Vannier « et des centaines d’autres comptes », la journaliste Nora Bussigny, collaboratrice de « Marianne » ou encore du « Point », porte plainte pour cyberharcèlement, mise en danger de la vie d’autrui et menaces de crime. Explications.
La journaliste d’investigation Nora Bussigny, auteure du livre Les Nouveaux antisémites (ed. Albin Michel), a porté plainte ce vendredi 28 novembre contre le député LFI Paul Vannier, a appris Marianne. Nora Bussigny évoque une campagne d’une extrême gravité, orchestrée par Paul Vannier « et ses relais sur les réseaux sociaux », notamment X (ex-Twitter) et Instagram. « On parle de messages à la fois racistes à mon encontre (sa mère est marocaine), mais également antisémites, sexistes, orduriers… », raconte la journaliste, également collaboratrice à Marianne.
Tout est parti d’une histoire que l’on pourrait qualifier de rocambolesque, si elle n’était aussi pathétique. Nora Bussigny a été atteinte par ricochet… parce qu’elle a collaboré à la revue « Écran de veille », que LFI a mise en accusation pour un article. Sans que la journaliste n’ait collaboré de près ou de loin à la confection du papier. Bref, Nora Bussigny a été prise pour cible simplement pour avoir pigé occasionnellement dans une autre rubrique de la publication (« j’écris surtout sur la Gen-Z »).
L’article qui a déclenché les foudres de LFI est une étude de l’IFOP, commandée et publiée par Écran de Veille, sur les musulmans et leur rapport à la religion, mais aussi à l’islamisme, également relayée par Marianne. Une enquête aussitôt dénoncée par les Insoumis, qui accusent la revue d’être financée par les Émirats arabes unis (ou encore le Qatar). Dans un tweet du député LFI Paul Vannier, l’adresse de la rédaction est surlignée… obligeant le journal à déménager en urgence, après avoir reçu au moins une menace sérieuse. Mettre en danger une rédaction dix ans après Charlie Hebdo, une idée d’un goût aussi douteux que dangereux.
Devant la gravité des faits, plusieurs dizaines de députés macronistes, emmenés par la députée Caroline Yadan (groupe Ensemble pour la République) ont signalé les faits au procureur de la République.
LA COMMISSION D’ENQUÊTE DE LA DISCORDE
« Tout cela n’est qu’un prétexte, Paul Vannier et LFI m’en veulent surtout car j’ai témoigné à la commission d’enquête de l’Assemblée sur les rapports entre LFI et les islamistes, après la parution de mon livre sur les “Nouveaux antisémites”, où ils sont cités, et qui les a fait sortir de leurs gonds », souligne Nora Bussigny. Son avocat, Romain Vanni, précise : « Il est inadmissible qu’un élu de la République encourage et amplifie un harcèlement de masse sans se soucier un instant de la dangerosité qu’il fait peser sur les victimes de ce cyberharcèlement. »
L’avocat pénaliste poursuit : « Paul Vannier connaît très bien les règles. Lorsqu’il localise une rédaction et donc l’adresse professionnelle de Nora Bussigny, il ne peut ignorer qu’il va créer des réactions potentiellement extrêmement dangereuses. C’est pourquoi, en plus du cyberharcèlement, nous avons également porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et menaces de crime. Nous avons par ailleurs saisi le PNLH, le pôle national de lutte contre la haine en ligne, une section spécialisée du Parquet de Paris. »
Nora Bussigny, qui a dû un temps se réfugier à l’étranger, a réalisé des captures d’écran de centaines de messages reçus, plus violents les uns que les autres. La journaliste se voit tout à la fois traitée de « sioniste », de « nazie », qui serait « payée » à la fois par Israël… et les pays du Golfe. Les insultes sexistes, ayant trait à son physique, d’une violence inouïe, pullulent.
« Sur Instagram, sur X, les LFIstes chassent clairement de manière coordonnée, et reprennent les mêmes éléments de langage que Paul Vannier. Il y a de nombreux comptes anonymes qui reprennent le logo des Insoumis, ils ne se cachent même pas. C’est du cyberharcèlement en meute dans toute sa définition, et Paul Vannier pourrait orchestrer cela », raconte l’auteure des Nouveaux antisémites.
Le député insoumis avait eu droit à quelques pages dans le livre La Meute (ed. Flammarion), des journalistes Charlotte Belaïch et Olivier Perou. Ils y décrivent un élu « qui s’est forgé une petite légende : celle du méchant, féroce, austère, comme peuvent l’être les insoumis. » Et de citer l’intéressé lui-même : « C’est vrai que je ne suis pas du genre à arrondir les angles, je pense que c’est ma personnalité. Je vais au bout de ce que je pense devoir être fait. » Même pour placer une cible dans le dos des journalistes ?
Contacté par Marianne, Paul Vannier ne nous a pas encore fait part de ses éléments de réponse.
Par Aurélien Viers www.marianne.net
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Des clochards ils ne savent même pas lire voilà nos nouveaux députés, avant d’être antisémites qu’ils aillent appendre à lire qu’ils puissent après pouvoir critiquer connaître et s enseigner de l’histoire et après parler , arrêter de mettre la charrue devant les bœufs.
Attention, le Paul Vannier Nouveau est arrivé !