Attentats de Paris : un suspect belge arrêté en Turquie
VIDÉO – Les forces de police ont interpellé dans le sud de la Turquie un citoyen belge d’origine marocaine soupçonné d’être lié aux djihadistes responsables des attaques du 13 novembre.
De notre correspondante en Turquie
Un homme belge, d’origine marocaine, soupçonné d’être lié aux attentats de Paris du 13 novembre, a été arrêté dans le sud de la Turquie, confirme au Figaro une source officielle turque. L’arrestation d’Ahmed Dahmani, 26 ans, avait d’abord été évoquée ce samedi matin par l’agence de presse Dogan. De son côté, le journal turc Milliyet avait également fait part de l’interpellation de deux complices du terroriste présumé, âgés de 23 et 29 ans. «Nous pouvons confirmer que les trois suspects sont passés devant un tribunal et sont en prison», précise la source, qui préfère garder l’anonymat, en confirmant que Dahmani «a été arrêté dans un hôtel de luxe d’Antalya». Et d’ajouter: «Les forces de sécurité précisent que Dahmani est un militant de l’Etat islamique qui s’apprêtait à traverser illégalement la frontière turco-syrienne».
L’enquête est en cours, mais d’après cette même source, «nous pensons que Dahmani était en contact avec les terroristes qui ont organisé les attentats de Paris». Au fait du dossier, notre contact confirme également que Dahmani est arrivé en Turquie sur un vol en provenance d’Amsterdam le samedi 14 novembre – au même moment où se tenait le sommet du G20 à Antalya, placé sous haute surveillance. Selon lui, les autorités belges n’avaient pas informé Ankara sur le cas de ce suspect, «d’où le fait qu’il n’ait pas fait l’objet d’une interdiction d’entrer», précise-t-il.
Longtemps accusée de fermer les yeux sur les mouvements radicaux, la Turquie – qui partage 900 kilomètres de frontière avec la Syrie – se montre aujourd’hui plus vigilante face à la menace djihadiste, surtout depuis l’attentat du 10 octobre à Ankara. Plusieurs sources turques rappellent que plus de 26.000 noms de suspects figurent sur une «non-entry list», établie dès 2011 mais plus récemment étoffée grâce à des efforts de coopération internationale renforcée en matière d’échange de renseignement. Ces dernières semaines, au moins 49 ressortissants marocains – deux 8 ce vendredi – ont été expulsés dès leur arrivée en Turquie.*
- Par Delphine Minoui
- Mis à jour
- Publié
- lefigaro.fr
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