« 25 ans » : le cycle d’échec dans la haine palestinienne

Ils n’ont par ailleurs aucun leadership puisque le Fatah et le Hamas n’entendent pas lâcher les rennes du pouvoir (et la manne financière qui l’accompagne) ni aucune perspective professionnelle, compte tenu de la crise économique endémique qui frappe les territoires sous contrôles palestiniens. La seule constante reste la faute imputée aux juifs dans chacun de leur malheur

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Le 4 janvier 2016, deux personnes, ont encore été poignardées à Jérusalem par un terroriste, finalement neutralisé par les forces de police israélienne. Depuis le 3 octobre 2015, 23 personnes ont déjà succombé aux attaques meurtrières palestiniennes perpétrées avec des couteaux ou des voitures bélier (outre des dizaines de victimes blessées). Manifestement, la jeunesse palestinienne se cherche un nouveau fondement dans la haine et l’assassinat des juifs, après les deux cycles de « 25 ans » au cours desquels l’Olp et le Hamas ont échoué dans leur entreprise d’éradication de l’entité sioniste.
Le premier cycle de « 25 ans » a duré de 1964 à 1989. La Charte de l’Olp de 1964 (revisitée en juillet 1968), a inventé le concept de « palestinien » et posé un fondement de type « national » pour parvenir à la libération de la Palestine historique. Il a été imaginé l’existence d’un lien indéfectible, dans une communion de type spirituel, entre la terre de la Palestine historique et ceux qui se faisaient désormais appeler « palestiniens » (et non plus « arabes de Palestine »). Les 33 articles de la Charte Olp ont alors préconisé l’action commando, de façon exclusive, et théorisé le rejet de toutes négociations susceptibles de conduire à une renonciation d’une parcelle de la terre. Cet endoctrinement de type « national » n’a toutefois pas fonctionné : 25 ans plus tard, (en désespoir de cause palestinienne) le fondateur de l’OLP, Yasser Arafat, a accepté un processus de normalisation dans les relations avec les juifs. Ce fut alors l’ouverture de l’ère d’Oslo, les engagements de paix, et le prix Nobel de la paix pour les dirigeants israéliens Rabin et Péres et le fondateur de l’Olp (en 1994). La haine palestinienne du juif restait toutefois incompatible avec l’idée de paix avec les sionistes. Aussi, devenait-il nécessaire de trouver un autre fondement à la lutte armée.
S’est alors ouvert le second cycle de haine anti juive de « 25 ans » : de 1989 à 2014. Le fondement national n’ayant pas conduit à l’éviction des juifs de Palestine, il a été imaginé de lui substituer le fondement religieux islamique. La Charte du Hamas (adoptée en d’août 1988) est venue remplacer la Charte de l’Olp comme cadre fondateur dans le combat contre les juifs, invoquant la nécessité du « Jihad » jusqu’à la destruction d’Israël. Y était naturellement rappelé le refus des négociations de paix avec l’entité sioniste (tout comme dans la Charte Olp), et le rôle de la femme, « usine à homme », dans la poursuite du combat. L’endoctrinement de la jeunesse palestinienne s’y est donc poursuivi dans la bande de Gaza pendant 25 ans, faute de pouvoir s’implanter dans les territoires de Cisjordanie, contrôlés par (les traîtres de) l’Autorité palestinienne. Des cellules Hamas ont naturellement essayé de s’implanter en Cisjordanie, sans trop de réussite, eu égard aux accords sécuritaires conclus avec Israël. Le coup de grâce a finalement été porté dans la bande de Gaza au cours de l’été 2014, après que le Hamas ait assassiné des soldats israéliens et envoyé des centaines de roquettes sur le territoire israélien. Israël a été contraint de détruire la majeure partie des infrastructures terroristes, et d’éliminer des centaines de terroristes. Aussi ce cycle de 25 ans n’a pas conduit à la libération de la Palestine historique.
Depuis le 3 octobre 2015, la jeunesse palestinienne se cherche un nouveau fondement et de nouveaux moyens pour évincer les juifs de la Palestine historique : c’est l’objet des attaques aveugles de juifs au couteau ou à la voiture bélier. Cette jeunesse palestinienne se trouve dans une situation catastrophique : elle est spectatrice du blocage des négociations « dites » de paix avec Israël, et de l’incapacité de leurs gouvernants (corrompus) à fonder une société qui permette leur épanouissement dans des conditions normales. Elle ne dispose pas de liberté de mouvement avec des « checks point » aux entrées des villes de Cisjordanie, et reste bercée dans les messages de haine et de mort à l’égard des juifs. Que reste-t-il donc aux jeunes palestiniens, sinon la voie du meurtre insensé de juifs à l’arme blanche, dans un cri de désespoir, convaincus, par la presse palestinienne et les discours locaux, qu’ils vivent sous « occupation ». Aussi, s’inventent-t-il un rôle de « résistant » dans un combat contre celui qui est réputé « occuper leur terre ». Les jeunes assassins palestiniens n’appartiennent à aucun parti. Ils sont parfaitement désorganisés. Ils sont brisés sur le plan psychologique, moral et mental, par la situation incompréhensible dans laquelle ils grandissent, avec des éliminations de proches ou de membres de leur famille (qui se sont risqués à l’acte terroriste), ou confronté à la destruction de leur maison (lorsque les auteurs ont réussi à perpétrer leur forfait). Ils n’ont par ailleurs aucun leadership puisque le Fatah et le Hamas n’entendent pas lâcher les rennes du pouvoir (et la manne financière qui l’accompagne) ni aucune perspective professionnelle, compte tenu de la crise économique endémique qui frappe les territoires sous contrôles palestiniens. La seule constante reste la faute imputée aux juifs dans chacun de leur malheur.
Naturellement, les Organisations Olp et Hamas aimeraient bien pouvoir récupérer le bénéfice de ce mouvement palestinien anarchique en essayant de s’en attribuer les résultats. Le Fatah essaie donc de s’approprier le mouvement de la jeunesse en qualifiant les attaques aux couteaux de « réveil national » et élevant les auteurs des attaques au rang de « martyrs ». Le nom du terroriste éliminé est alors donné à une rue ou à un monument officiel dans sa ville natale, des compétitions sportives sont organisées en son honneur et en celui d’autres terroristes, des cérémonies de commémoration sont sponsorisées part l’AP dans les écoles, à la mémoire des martyrs et en solidarité avec leurs familles en présence de représentants officiels… Pour sa part, Khaled Maachal, dirigeant Hamas en exil au Qatar, a déclaré, le 10 décembre 2015, que les « palestiniens ont réalisé que les négociations sont inutiles », et que seule la voie du Jihad portera ses fruits. Invoquant Allah, il a lancé « après les couteaux utilisés par les gens de Cisjordanie et de Jérusalem, qui peut avoir une excuse pour abandonner la voie du djihad ? ». Ces tentatives de récupérations par l’Olp ou le Hamas resteront, selon toute vraisemblance, vaines.
Aussi, Daesch en profit-t-il pour tenter de se substituer à ces deux organisations, eu égard à ses techniques et messages qui correspondent mieux aux actes isolés des jeunes palestiniens endoctrinés. Le 1er décembre, un palestinien ayant fait état de son allégeance à Daesh a ouvert le feu dans un café bondé de Tel Aviv, tuant trois personne et en en blessant 4 autres (avant d’être éliminé une semaine plus tard). L’entreprise de séduction de l’Etat islamique ne devrait toutefois pas fonctionner pour les 25 prochaines années : les jeunes palestiniens n’entendent pas s’affilier à un mouvement hégémonique mais juste sortir de leur désespoir. Or, même les Etats-Unis se désintéressent de leur sort et des négociations de paix, eu égard à l’instabilité régionale qui empêche d’avoir une visibilité sur le devenir de la région.
La Premier Ministre Golda Meir avait donc bien raison lorsqu’elle a lancé en 1974: « La paix s’installera ici le jour où les Arabes aimeront leurs enfants plus fort qu’ils ne nous haïssent. » « Nous pouvons pardonner aux arabes de tuer nos enfants mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants ». Les jeunes palestiniens vont bientôt comprendre que la « Libération de la Palestine » n’est autre que la «libération du lavage de cerveau» dont ils sont victimes de la part de leur système institutionnel, focalisé sur la destruction d’Israël, plus que par leur bien être. Ça ne devrait pas durer 25 ans.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach 

4 COMMENTS

  1. “cri de désespoir” compréhensible. Depuis 1 siècle, les chefs arabes promettent à leur populace d’éradiquer l’état juif et ses habitants. Les “jeunes” sont désespérés de ne rien voir venir, et décident de prendre l’extermination en mains.

  2. Victimisation des arabes pr avoir la possibilite de tuer du juif ou du mecreant ( charte ou coran).
    Tuer ceux qui les depassent en ts points : humain, economique, scientifique, educatif…
    Arracher de la terre la preuve qu ils st des incapables aimant la mort et la pervesite au lieu d evoluer pr devenir meilleur…
    Il suffit de constater comment sont les 52 pays arabes c a d des pays sous développes ou/et au moins dictatoriaux- criminels (colonises apres des massacres ou convertis de force aux peuples chretien, hindouiste, berberes, juif, kurde etc…………)
    la preuve historique de 14 siecles est plus que probante…
    Ils st a l image de leur dieu et de leur prophete : pervers et cruels.

  3. Description historique des évènements précise des 50/60 dernières années.
    Il aurait été bon de rappeler aux dits Palestiniens leurs origines:
    – descendants des envahisseurs arabes de 638,
    – descendants de Juifs et Chrétiens convertis de force ,
    – descendants des immigrants qui déferlèrent sur Israël à partir de 1881 date de la première Alyah sachant pouvoir gagner leur pain grâce aux Juifs.
    La Terre d’Israël appartient au Peuple Juif même d’après le Coran: Sourates 5-21; 7-137; 10-93;….

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