Affaire de corruption à Kfar-Saba : de nouveaux détails
L’enquête sur un vaste réseau de corruption à Kfar-Saba a franchi une nouvelle étape avec la prolongation de la garde à vue du maire Rafi Saar et de son épouse Meital. Soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin en échange de faveurs dans l’attribution de contrats municipaux, ils restent détenus après une audience au tribunal de Rishon LeZion. La police a présenté une liste de 135 actions d’enquête prévues, arguant que la libération des suspects pourrait compromettre 85 d’entre elles. La crainte d’une ingérence dans l’enquête est renforcée par les liens étroits du maire avec d’autres protagonistes du dossier.
Selon les investigations, Meital Saar, sans fonction officielle, aurait perçu des sommes d’argent de la part d’entrepreneurs, tandis que son mari facilitait l’obtention de marchés publics. Le directeur général de la société économique municipale, Sagi Hen, figure parmi les principaux suspects. Lors d’une perquisition, des centaines d’enveloppes ont été saisies chez lui, explications fournies jugées peu convaincantes par les enquêteurs. Il est inculpé pour corruption, fraude, abus de confiance et complot criminel. Par ailleurs, une importante somme d’argent liquide a été découverte chez la mère de Meital Saar, qui affirme avoir économisé ces fonds au fil des années, une version contestée par la police.
L’affaire inclut également des soupçons sur un concours municipal pour l’installation de stands de restauration mobile. La société « Okers », dirigée par l’entrepreneur Efraim Kahlon, a remporté le marché dans des conditions contestées, avec l’aide présumée des Saar. Kahlon est lui aussi arrêté et fait face à des accusations de corruption et de blanchiment d’argent. Des membres du conseil municipal, notamment l’opposante Adar Lavi, ont tenté d’obtenir des documents sur ce concours, mais ont rencontré des obstacles, ce qui soulève des questions sur la transparence des procédures.
L’enquête s’étend à d’autres marchés publics, notamment ceux liés à la rénovation de quartiers et à l’entretien des écoles. Un autre entrepreneur, Eliran Dostan, est suspecté d’avoir versé des fonds à Meital Saar pour favoriser certains sous-traitants. Le juge en charge de l’affaire souligne la solidité des preuves à ce stade. Le dossier met en lumière un système présumé de corruption mêlant acteurs municipaux, entrepreneurs et figures du milieu criminel, posant un défi majeur à la gouvernance locale et à la confiance des citoyens.
Cette affaire de corruption à Kfar-Saba illustre les enjeux cruciaux de transparence et d’intégrité dans la gestion municipale. La poursuite de l’enquête et les décisions judiciaires à venir seront déterminantes pour l’avenir politique du maire et pour la restauration de la confiance publique dans cette ville. La complexité du dossier et la gravité des accusations placent cette affaire parmi les plus sensibles du moment dans la région.
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