Des légumes israéliens capables de résister au changement climatique

Tomates peu gourmandes en eau, poivrons résistants aux maladies fongiques ou tout simplement légumes conservant plus longtemps leur fraîcheur. L’entreprise de semences israélienne Hazera développe de nouvelles variétés qui doivent aider les agriculteurs à s’adapter au changement climatique.

La hausse des températures, la sécheresse, les inondations et les nouveaux prédateurs sont autant de problèmes auxquels le monde agricole doit faire face à l’échelle planétaire, sans parler des préférences régionales en matière de forme, de couleur ou de texture.
Le campus d’Hazera, avec ses terminaux d’ordinateurs, ses bureaux parfaitement rangés et son sol étincelant fait davantage penser à un complexe high-tech qu’à une entreprise de semences.
En fait, la plus grande partie du travail de l’entreprise est effectuée sur la base de données informatiques.
Pour chaque nouvelle variété, le cycle commence généralement avec la demande d’un manager produits pour un légume doté d’une propriété spécifique.

Les généticiens identifient alors les gènes déterminant cette propriété. Ensuite, les cultivateurs croisent et recroisent les variétés jusqu’à obtention de la combinaison idéale.
« C’est seulement quand la variété est prête, que nous l’avons testée des centaines de fois, que nous avons obtenu le feedback des créateurs et que nous sommes certains qu’elle représente une valeur ajoutée pour les créateurs que nous la commercialisons », explique Dudu Dahan, responsable marketing de l’entreprise.

Créée en 1939, l’entreprise a déjà développé 1300 variétés de légumes et commercialise aujourd’hui des semences pour 25 plantes utiles dans 130 pays.
En 1978, Hazera a commercialisé le melon Galia puis, en 1992 la tomate Daniela, la première tomate au monde à plus longue durée de conservation dont la durée de fraîcheur est passée de quelques jours à deux semaines.
Les variétés de tomates récentes peuvent, par ailleurs, rester plus longtemps sur les plants une fois mûres, ce qui diminue le nombre de récoltes nécessaires.
D’après Hazera, il en résulte une diminution de 50 pour cent du volume de travail et de 30 pour cent des pertes.

JForum.fr avec israelentreleslignes.com
Complexe de recherche et de développement d’Hazera à Brurim dans le sud d’Israël (photo : Hazera)

 

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