Vayétsé: “des anges montaient et descendaient”(vidéos)

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Jacob, malgré la bénédiction reçue de son père, se sent bien malheureux.

Obligé de fuir la maison paternelle pour échapper à la colère et à la vengeance de son frère Esaü, il se trouve tout seul, à la nuit tombante, sur la route menant chez son oncle Laban à’Harane.

II se couche sur la dure pour passer la nuit, la tête reposant sur une pierre, et là, il rêve :

Jacob voit une grande échelle montant jusqu’au ciel et des anges de Dieu qui descendent et qui montent sans cesse.

Tout en haut, l’Eternel, qui lui promet aide et assistance partout où il ira et s’engage à le ramener dans ce pays qu’il lui a accordé.

Réconforté par cette vision, Jacob se lève le matin tout heureux, remercie l’Eternel pour le courage qu’il lui a insufflé et les promesses qu’il lui a faites et reprend la route avec entrain et détermination. Dorénavant il sait qu’il ne sera plus jamais seul.

Cette échelle de Jacob représente les liens qui attachent chacun de nous à Dieu.

Partout et en toutes circonstances, ces liens existent. II nous arrive cependant, dans des moments de découragement, de l’oublier.

Pour rétablir et sentir ce contact avec Dieu il suffit que nous le désirions fermement, que nous soyons disposés à envoyer des messagers auprès de lui sous la forme de prières, pour qu’aussitôt d’autres messagers descendent, nous apportent la réponse de Dieu, ses conseils et son encouragement.

Mais à nous de prendre les devants : Jacob a vu, avant tout ,les messagers ” monter ” vers Dieu; ensuite seulement d’autres messagers sont ” descendus ” .

Ces messagers de Dieu qui descendent à la suite de l’envoi de nos propres émissaires auprès de l’Eternel sont là ensuite, présents à nos côtés tout au cours de la journée, pour nous accompagner, nous protéger, nous encourager et nous soutenir, et surtout, nous faire sentir que nous ne sommes jamais seuls, que Dieu est toujours à nos côtés, prêt à répondre à chacun de nos appels, que chaque lieu est réellement, comme le dit Jacob, ” une porte ouverte sur le ciel “, et que n’importe quelle pierre peut devenir, grâce à nous, une vraie ” maison de Dieu “.

LE RABBIN JEAN SCHWARZ

Vayétsé: “des anges montaient et descendaient”
Voici quelques commentaires sur la fin d’un verset de la paracha Vayétsé : véhiné malakhé E-lokim olim véyordim bo – Et voici que des anges de D. montaient et y descendaient.
Il s’agit d’un extrait du célèbre rêve de Yaakov, lorsqu’il voit “une échelle posée sur la terre, et dont le sommet atteint le ciel”.

Voici 12 explications à ce sujet :
1) Nos maîtres de mémoire bénie considèrent que ces anges qui montent et descendent représentent les anges tutélaires des peuples destinés à opprimer Israël. Le Midrach nous informe que Yaakov a vu que tel ange a gravi tant de marches, puis est tombé.
Un autre est arrivé : il a monté tant de marches, et ainsi de suite. Puis il vit l’ange d’Essav, monter, monter, monter …mais il fut surpris et inquiet de ne pas le voir chuter, comme les autres. Alors D. rassure Yaakov, en lui citant un verset extrait de la prophétie d’Ovadia qui parle du sort d’Essav : “Même si tu fixes ta demeure dans la région des étoiles, Je t’en ferai descendre, dit l’E-ternel”. Certes, ce dernier l’exil (l’exil d’Essav) est long, mais rassurons-nous, il aura bel et bien une fin …
2) Le verset dit que les anges montent et descendent “bo”. On comprend habituellement qu’il s’agit des messagers célestes qui évoluent le long de l’échelle, mais bo signifie avant tout : en lui. Cette ouverture de sens engendre de nouvelles significations : la première, c’est que l’ascension ou la descente des royaumes oppresseurs dépend de la conduite des enfants de Yaakov : bo c’est en lui, c’est à dire la descendance qui est encore en potentiel, à l’intérieur de Yaakov, c’est d’elle que dépend l’ascension et la chute des royaumes.
Autrement dit, si nous progressons vers le Créateur, nous entraînons la chute de nos ennemis. Si à l’inverse, nous préférons suivre les désirs de notre coeur, en nous éloignant de la Torah et de la prière, nous entraînons l’ascension des royaumes et l’arrivée de nouvelles menaces qui pèsent au-dessus de notre peuple, à D. ne plaise.
3) Les anges de D. montent et descendent bo – en lui : Bo s’écrit beit et vav. La lettre Beit, c’est bayit, la maison, allusion au beit hamidrach, la maison d’études où on étudit la Torah. La lettre Vav (6), c’est la Torah, allusion à la Torah orale (les 6 ordres de la Michna) et à la Torah écrite (les Tables de la Loi, reliées à la Torah écrite avaient une mesure de 6 Téfa’him sur 6). C’est de notre assiduité à l’étude de la Torah que dépend l’ascension et la chute des peuples hostiles à Israël.
4) Les anges de D. montent et descendent bo – en lui. Bo écrit Beit – Vav représente aussi la prière. En effet, comme le rapporte le Tikouné Zohar, la lettre Beit est fabriquée avec trois Vav. Les trois Vav sont allusion à la Amida, la prière par excellence des 18 bénédictions (3×6). De plus, la lettre Beit constitue une allusion à la Beit Téfila, à la maison de prière, c’est à dire la synagogue, et le Temple. Quant à la lettre Vav du mot Bo, elle correspond à la connexion et à l’attachement au divin. Pour résumer, bo c’est : Prière – Attachement.
5) Les anges de D. montent et descendent bo – en lui.
Le minimum du pluriel est deux. Les anges (au pluriel) font allusion aux deux anges qui nous accompagnent en permanence : le bon penchant (yetser hatov) et le mauvais (yetser hara). Le bon penchant pousse l’homme à aller de l’avant, à se dépasser, à se rapprocher de la spiritualité : il s’agit de l’ascension. A l’opposé, le yétser hara pousse l’homme vers le bas, en lui faisant trouver du plaisir à la réalisation d’actions interdites. Ces deux forces opposées sont en lui, bo.
6) C’est par bo, c’est à dire l’étude de la Torah et la prière que l’on provoque l’ascension du yetser hatov et la chute du yetser hara : ces deux forces sont mises en mouvement : on renforce le bon penchant et on abaisse et affaiblit le penchant au mal.
7) Les anges de D. montent et descendent bo – en lui.
Un ange se dit malakh, un aliment se dit maakhal (lettres identiques).
L’ascension et la descente des anges – aliments correspond à un processus de tri effectué par l’organisme. Ce qui est utile pour le corps “monte”, c’est à dire est conservé, alors que ce qui se révèle nuisible “descend”, il est évacué.
8) Les anges – aliments possèdent le pouvoir de faire monter ou de faire descendre … C’est à dire que si l’homme consomme des nourritures interdites, elles le feront chuter de niveau. A l’opposé, s’il fait attention à sa nourriture, celle-ci le fera monter plus vite de niveau.
9) Le mot maakhal, aliment, possède aussi les lettres de l’expression “kalé – mem” : ce qui signifie que le Mem, la force vitale de bonté, est emprisonnée. Autrement dit, l’aliment possède en lui (bo) des forces spirituelles (les anges de D.) qui ont le pouvoir de faire monter ou de faire descendre : elles sont emprisonnées dans la matière, et l’homme doit les délivrer. Si l’homme récite les bénédictions comme il se doit, il entraîne l’ascension des anges de D., les étincelles captives. A l’opposé, si la nature sauvage d’Essav domine en lui, il contribue à faire descendre les anges de D, les étincelles, dans les profondeurs des écorces du mal, à D. ne plaise.
C’est bien par la bénédiction que la réparation de ces forces spirituelles est effectuée, car la lettre Beit du mot Bo, est d’une part une allusion à la Berakha, bénédiction (lettre qui commence la Torah), et elle signifie aussi Avec, comme on le voit avec Béréchit, qui signifie Avec Réchit, qui est la Torah, D. créa les cieux et la terre. Ainsi, le mot Bo signifie “avec (beit) le Vav”, c’est à dire avec les 6 premiers mots de la bénédiction soit Baroukh Ata H’ Elo-kénou Melekh Haolam, on participe à la rectification de l’aspect spirituel de l’aliment.
10) Ces messagers célestes sont associés au Nom divin E-lokim, relié à la rigueur (de l’exil). Cependant, au sommet de l’échelle, le Nom divin lié à la bienveillance apparaît. Après le voilement de la Face divine et la rigueur des jugements, la Miséricorde divine apparaît dans toute Sa splendeur : c’est la délivrance !
11) Les anges de D. montent et descendent … Il s’agit des Tsadikim, appelés dans les livres des prophètes, les messagers divins. C’est eux qui montent et descendent, car même eux ne peuvent rester à un même niveau. Il leur arrive aussi de descendre de niveau, pour ramener ensuite vers le haut de nouvelles âmes. Leur montée est réalisée grâce à leur étude de la Torah et à leur prière (bo).
12) Les Tsadikim s’élèvent avec les mondes spirituels, car ils sont en phase avec eux. Bo a pour valeur numérique 8 et fait allusion aux 8 lettres des deux Noms divins Adnout et le Tétragramme. En réalisant des Unifications mystiques, ils contribuent à unifier en pensée ces deux Noms, ce qui a pour effet d’unir les mondes spirituels correspondants.

 Chavoua tov,  Shmouel Darmon

Dans la paracha Vayétsé il y a la préfiguration des exils d’Israël

Le départ de Jacob de la maison paternelle est en soi un déchirement de la cellule familiale et Jacob tout au long de son chemin vers Haran va se retrouver face à lui-même.

Son âme, effrayée par la menace d’un frère dont la violence légendaire fut exacerbée par la vente d’un droit d’aînesse dont il ne voulait sous aucun prétexte et pour des motifs personnels et qui, de toutes façons ne lui revenait pas étant donné qu’il avait, selon les commentateurs, ravi en se faufilant pour sortir du ventre maternel le premier et usurper son droit d’aînesse à son frère.

Jacob arrive en un lieu qu’il qualifiera, par la suite, de  redoutable et c’est  justement cet endroit qui va servir de théâtre au songe dans lequel Jacob verra une échelle atteignant le ciel et des anges « montant et descendant »[1] et au sommet de cette échelle, Se tient D.

Les Sages enseignent qu’en langage mystique, le rêve de l’échelle de Jacob contient un message pour toutes les générations de l’Histoire du peuple juif car, pendant ce rêve, HaShem a montré à Jacob ce qui aura lieu : les quatre exils celui de Babel, celui de Maday (Médie) et des Perses, celui des Grecs et celui d’Edom (Esaü) tout comme IL a montré à Abraham lors du Brith beynhabetarim en précisant que Canaan sera la propriété du peuple juif bien que le peuple à cause de sa conduite sera épisodiquement chassé de ses frontières et que ce sera seulement à l’époque messianique que le peuple ne sera plus ni chassé ni pourchassé.

Et ce n’est pas tout écrit Nahmanide [2]: HaShem a montré à Jacob que l’empereur de Babel après avoir gravi 70 échelons, s’effondrera,  puis le dirigeant des Perses, après avoir gravi 52 échelons s’ écroulera, l’empire grec après avoir gravi 180 degrés s’effritera et disparaîtra, lorsqu’arriva l’instant de montrer  ce qui arrivera à Edom (Esaï),  Jacob vit qu’Edom monte et monte sans cesse et il ne lui arrive rien :  inquiet, Jacob interrogea  HaShem qui le rassure en lui réitérant la promesse donnée par le passé à Abraham et à Isaac : D rendra Sa Justice et , au moment voulu, fera  dégringoler ce règne.

Les symboles de  trois empires sur les  quatre cités plus haut ont disparu (veau pour Babel, une chèvre pour la Perse, un cerf pour la Grèce, néanmoins, le symbole d’Edom est un aigle qui a servi d’emblème à Rome, qui a servi d’emblème à l’Allemagne nazie, de mémoire maudite, qui sert, «  léhavdil » aussi d’emblème à l’Amérique  et cet aigle est toujours vivant mais, un jour, la justice divine se fera et le jugement sera rendu !

Certains exégètes prétendent que les quatre échelons de l’échelle servent à illustrer à Jacob les 4 épreuves dont souffrira Jacob en parallèle aux 4 verbes utilisés dans le livre de Job (chapitre III, 26)  et aux 4 exils :

לא שלוותי ולא שקטתי ולא נחתי ויבוא רוגז…..

« Je ne connais plus ni paix, ni sécurité, ni repos: les tourments m’ont envahi. »

Le ShemMiShmouel[3], tire un enseignement entre ces quatre verbes, les quatre épreuves auxquelles est soumis Jacob et les quatre  exils :

BABEL LAVAN לא שלוותי
PERSE ESAU ולא שקטתי
GRECS DINA ולא נחתי
EDOM JOSEPH ויבוא רוגז

Pour sa part, le Sifri (midrash) tire une  leçon différente du rêve de l’échelle de Jacob  et il est alors question du Beith Hamikdash : les anges qui montent et qui descendent cela préfigure les cohanim et les léviim qui s’affairent dans le Temple.

Et lorsque Jacob « voit » D au-dessus de l’échelle c’est, en réalité, qu’il LE voit au-dessus du Mizbéah.

Ainsi, pour Nahmanide, le rêve de Jacob qui préfigure les exils, prédit également le Temple dans sa construction et dans sa conception mais aussi au moment de sa destruction : lorsqu’Isaac creuse ses trois puits : le premier qui est celui de la discorde : Êssek (עשק) que les Philistins veulent reboucher à tout prix, illustre le premier temple et sa destruction ;  le deuxième,Sitna (שיטנה), que les Philistins veulent encore reboucher, fait allusion au deuxième Temple et à sa destruction par les Romains et Rehovoth (רחובות ), le troisième puits creusé dans l’harmonie et la paix préfigure le 3ème Temple qui descendra tout prêt des cieux pour faire régner la paix et la concorde, l’harmonie sur le monde.

Lorsque Jacob s’éveille au matin et s’exclame : Ainsi D réside en cet endroit ! Le KeliYakar[4] enseigne que le mot makom se répète à trois reprises[5] en allusion aux trois temples qui seront construits et lorsqu’il émet le désir de construire un Temple à Beit El dont le nom est louzRabbi Shlomo Ephraïm de Lountshitz nous rappelle que louz est le nom du tout petit os qui est indestructible et à partir duquel les corps renaîtront au moment de la résurrection des morts et, en conséquence, il exprime sa vision des choses : l’allusion au troisième temple est claire.

Dans cette péricope de Vayetsé, voici justement qu’il est question à nouveau de PUITS ! Depuis qu’Eliezer a été chargé de mission par Abraham : aller chercher une épouse à Isaac et que le serviteur rencontre Rébecca près d’un puits, nous verrons d’autres « shidoukhim » [6] comme tout de suite avec Jacob et Rahel mais aussi, plus loin dans le livre de l’Exode entre Moïse et Tsiporah…….

En dehors du shidoukh pour Isaac, le shidoukh de Jacob et Rahel ou celui de Moïse et Tsiporah mettent en présence nos héros bibliques et des bergers étrangerset les deux bergères : Rahel et Tsipora se retrouvent en état d’impuissance physique face à des attaquants menaçants.

Jacob, fait connaissance de sa cousine Rahel à laquelle un maigre troupeau a été confié. Les autres bergers cherchent querelle et Jacob en cet « endroit » roule « la pierre ».

Les commentateurs voient encore deux allusions au Temple : le mot makom  fait allusion au Mont Moriah car, lorsqu’Abraham aperçoit l’endroit où doit avoir lieu la ligature d’Isaac, il s’agissait du Mont Moriah ou Mont du Temple et quant à la pierre il s’agit de cette même pierre qui fut la première de la construction du Temple (evenhashetiya[7]).

Les commentaires s’attachent à tous les détails qui apparaissent dans le texte et la question se pose de savoir pourquoi est-il écrit que les bergers qui faisaient face à Rahel étaient avec trois troupeaux.

Le Midrash rapporte de nombreuses réponses mais l’une d’elles est, à mon sens, très belle : les Hazal (Sages) pensent que le puits représente le peuple d’Israël et le Temple et que les trois troupeaux sont la symbolique des 3 fêtes de pèlerinage : Pessah, Shavouoth et surtout Souccoth car pendant cette fête, il est une mitsva : se réjouir pour Simhat Beith Hashoéva (libations d’eau).

Lors de cette célébration, dans l’enceinte du Temple, régnait une joie qui n’avait pas son pareil à tel point que la Shekhina était présente et que l’Esprit  Saint était si palpable que c’est lors d’une de ces célébrations que Yona (Jonas) est devenu prophète et fut délégué à Ninive.

Une autre interprétation rattache les trois troupeaux à l’allusion des 3 exils avec deux destructions de Temple et un Troisième Temple en devenir.

Caroline Elishéva REBOUH

[1] Les pieds de l’échelle touchent la terre et le sommet de l’échelle atteint les nuées  cependant,  les Anges montent et descendent ce qui sous-entend qu’en se dirigeant vers ce lieu redoutable, ils se rendent vers un endroit spirituellement très haut,  à tel point qu’en retournant vers le ciel, ils « descendent ».

[2] Nahmanide ou Rabbi Moshé ben Nahman appelé aussi « HaGuérondi » car il était originaire de Gérone en Espagne 1194- décédé à Akko (St Jean d’Acre) en 1270.

[3] Nom de l’œuvre principale du Rav Shmouel Borenshtein de Sokhatshov (admor des hassidéSokhatchov) 1855-1926

[4] Nom de l’œuvre principale de Shlomo Ephraïm de Lountshitz en Pologne(1540-1619).

[5] « akhenyesh HaShem bamakomhazeé » = 1er temple : « ma norahamakomhazeé » = 2ème temple ; “vayikrahamakomhahou beith El” =3ème temple.

[6]Shidoukh : faire un shidoukh à quelqu’un c’est faire faire connaissance à deux personnes en vue de mariage. Au pluriel : des « shidoukhim ».

[7] Le nom de EvenHashetya ne signifie pas la pierre de la boisson comme j’ai entendu quelques personnes le prétendre sous prétexte qu’on y aurait vu de l’eau mais cela désigne la pierre que Jacob a érigée comme mémorial à l’endroit où il fit le rêve de l’échelle et qu’HaShem a enfoncée pour que ce mémorial demeure à jamais. Il y a relativement peu de temps que cette pierre a été découverte et qu’on la montre aux visiteurs des fouilles du Kotel.

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