Tamouz 5781: les secrets du nouveau mois (vidéo)

A partir de demain soir, mercredi 9 juin 2021, commencera le premier jour, Rosh Hodesh Tamouz, le nouveau mois.

Tamouz: les forces de la nature 

D’origine araméenne (tamouzi), le mot tamouz n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible, où il désigne le nom d’une idole (Voir Ezéchiel 8, 14 et commentaires).

Bien que son origine ne soit pas hébraïque, les lettres qui forment le mot tamouz sont présentées par certains comme les initiales – dans le désordre – de זמני תשובה ממשמשים ובאים (zemanei techouva memachmechim ou-baïm – « les jours du repentir sont imminents »), afin de marquer qu’avec ce mois commence le quatrième quart de l’année avant Roch hachana.

La forme de la lettre ‘het se compose des deux lettres précédentes de l’alef-beit hébraïque, le vav et le zayin (correspondant aux deux mois précédents Iyar et Sivan) reliées entre elles sur le dessus par un « pont » très fin.

En relation avec le sens de la vue, la forme du ‘het représente la dynamique de la lumière spirituelle qui est émise à partir des yeux (le vav) et la lumière matérielle qui provient en retour de l’objet observé, en direction des yeux (le zayin).

Il entame la « saison » (tekoufa) de l’été. Nous avons encore dans l’idée que la nature possède ses propres lois fonctionnant de manière autonome et immuable. Il n’est pas difficile d’en comprendre la raison. La Nature, qui trouve sa parfaite illustration dans le soleil, est une force plutôt impressionnante.

Bien que le soleil se trouve à une distance incommensurable de la terre, toute personne ayant déjà souffert d’un sérieux coup de soleil sait le peu d’importance que revêt cet éloignement face à l’immense quantité de chaleur, d’énergie et de lumière qu’il génère.

Lorsque nous exploitons cette énergie pour le bien ou pour le mal, nous avons le sentiment d’avoir maîtrisé des forces qui dépassent largement les nôtres. Nous nous concoctons une mixture épouvantable en mélangeant le culte de la nature à celui de nous-mêmes.

Nous nous en servons pour détruire la planète sur laquelle nous vivons, les personnes avec lesquelles nous la partageons ainsi que notre propre intégrité spirituelle. Les trois mois de cette saison, Tamouz, Av et Eloul, correspondent aux trois tribus du campement de Réouven – Réouven, Chimon et Gad – qui étaient placées au sud.

Le signe du zodiaque sous lequel il est placé est celui du « Cancer », du latin signifiant « crabe ». Diverses interprétations ont été proposées à propos de ce lien. Selon Keli yaqar (ad Devarim 1, 1), l’une des caractéristiques du crabe est qu’il se déplace de côté.

De la même façon, les enfants d’Israël, au lieu de se diriger vers Hachem le 17 tamouz, s’en sont détournés. On a également rapproché le crabe, qui vit dans l’eau, de Moïse qui a été sauvé des eaux.

L’exemple du peuple dans le désert

Notre fragilité en cette période sera mieux comprise si nous analysons ce qui s’est passé pour les bnéi Yisrael dans le désert.

Moshé a quitté le campement pour aller recevoir la Torah le 7 du mois de Sivan que nous venons de terminer; il avait annoncé qu’il serait absent 40 jours et reviendrait avec la Torah. Le peuple a donc compté et attendu.

Dès que les 40 jours furent terminés à ses yeux, il perdit espoir et alla se raccrocher aux anciennes divinités d’Egypte et fit le veau d’or. Pourtant, le peuple n’avait fait qu’une petite erreur dans le calcul des 40 jours. Une impatience et une infidélité de 6 heures seulement.

Manque de compétence, manque de confiance, manque de stabilité.C’est ce que nos Sages appellent l’action du Satan le provocateur, le perturbateur qui met à l’épreuve.

Tamouz, un mois éprouvant?

Nous savons que dans notre histoire au cours de Tamouz ont eu lieu des événements fâcheux qui se sont poursuivis dans le premier tiers du mois suivant.

Le 9 tamouz de l’an -586, les armées de Nabuchodonosor pénétrèrent dans la ville sainte laissant ainsi présager du désastre qui surviendrait un mois plus tard.
En dehors du jeûne de Kippour inscrit dans la Torah, nous jeûnons à 6 autres reprises dans le courant de l’année mais, quatre d’entre eux sont liés entre eux par la douloureuse histoire du Temple. Le 3 tishré pour le Jeûne de Guedaliya gouverneur de Jérusalem assassiné lors de la prise de la ville, le 10 Tevet à l’occasion de la première faille faite dans les murailles de Jérusalem, le 17 Tamouz le siège de Jérusalem et le mur d’enceinte de la ville s’écroula permettant ainsi aux troupes de Titus d’entrer et de fouler au pied les pavés de la capitale après qu’elle eût été prise d’assaut.

Dans les communautés ashkenazes, l’on s’abstient de réjouissances et de célébrations familiales dès le 17 tamouz alors que pour les communautés sefarades c’est seulement au mois d’ Av que se comprennent les règles de deuil du Temple.

Reconnaissance envers les femmes

Les femmes n’apportèrent aucun or de leurs bijoux pour faire cette idole et, depuis et de nos jours dans les familles pratiquantes, en reconnaissance de la stabilité qu’elles ont eu en ces jours d’épreuves, les femmes sont dispensées de tout travail pénible chaque premier jour de chaque mois, et plus encore en ce mois de Tamouz.

Roch Hodesh Tamouz plein de joies !

Jforum  avec plusieurs sources: J.K Zal,  la rabbanite Tsipporah Heller, Caroline Elishéva REBOUH

L’Héritage d’Adam: une tunique et un bâton?

Avant d’avoir commis la première faute de désobéissance en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance, Adam et Ève étaient revêtus de lumière, lumière si intense et si spéciale, que le midrash (Yalkout Réouvéni) nous raconte que les Anges aimaient à venir au Gan Eden pour jouir de cette clarté si particulière qui s’éteignit dès après la faute commise par Ève. C’est, d’ailleurs, en souvenir de cette lumière disparue que d’une part les femmes allument les bougies du shabbat et que les hommes regardent à la sortie du shabbat pour la havdala le reflet de la flamme sur les ongles car, au Jardin d’Eden, les ongles ressemblaient à de petits miroirs.


Après la faute, HaShem Lui-même leur confectionna des tuniques de peau. Elles furent imprégnées du parfum paradisiaque bien que peu de temps après Adam et Eve furent chassés du Gan Eden…….. La tunique d’Adam fut « récupérée » par Noé. Il la plaça dans l’arche et, en prit soin. Lorsque, par la suite, les générations se succédèrent et que Nimrod apparut sur la scène de l’histoire, les enfants de Noé firent présent de la tunique de peau cousue par D. à cet homme, Nimrod, dont les contemporains le prirent pour roi. Le midrash du Yalkout Réouvéni rapporte que des figures de toutes sortes d’animaux illustraient cette tunique. Ces dessins avaient le pouvoir de faire s’abattre beaucoup de gibier sur Nimrod qui n’avait nullement besoin de faire beaucoup d’efforts pour rapporter un grand nombre de victimes de sa chasse. La Genèse qualifie ce roi de « guibor tsayad » – un champion de la chasse. La tunique de peau devint plus tard le costume de chasse d’Esaü qui est désigné seulement sous l’appellation de « Ish tsayad » l’homme de la chasse. Par la suite, il n’est plus fait mention de cette tunique, qui ayant appartenu à Esaü, a sûrement abouti en héritage à Edom…
Le bâton dont se servait Adam a eu une tout autre destinée…… En effet, ce bâton dont certains midrashim rapportent qu’il était entièrement « serti » de saphirs, passa en héritage d’Adam à Enoch, puis à Noé, puis à Sem, puis à Abraham, à Isaac, puis Jacob, Joseph. Demeurant dans la maison du Pharaon, lorsque Joseph mourut, le bâton resta là-bas et Jéthro l’aperçut et se l’appropria. Il parvint à Moïse qui, lorsqu’après avoir fui l’Egypte, et, se réfugiant chez Jéthro, avait vu le bâton planté au milieu du jardin et s’en empara. C’est ainsi, raconte le midrash, que Jéthro accepta de donner Tsipora à Moïse. C’est avec ce bâton que le plus grand prophète de tous les temps appliqua les ordres divins en faisant déferler sur l’Egypte les 10 plaies, c’est sous l’injonction divine, en brandissant ce bâton, que s’ouvrit la Mer Rouge, C’est encore ce même bâton qui figura avec les autres bâtons d’amandier qui fut celui d’Aharon, le seul bâton qui, en une nuit bourgeonna, fleurit et porta des amandes désignant de manière on ne peut plus claire au vu et au su de tous qu’Aharon était bien le seul à être désigné pour occuper les fonctions de Grand-Prêtre et sans discussion supplémentaire possible………….. Or, il semble bien que nous devions attendre la venue du Mashiah pour revoir ce bâton sur lequel est gravé le nom de D…………

Caroline Elisheva REBOUH

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.