Sarah Halimi, 4 avril 2017, 5 ans depuis le pire

Le 4 avril 2017, le nom de Sarah Halimi, cette femme qui, par humilité, avait choisi de renoncer à son métier de médecin pour se consacrer aux enfants, aux petits enfants, les plus fragiles, les plus vulnérables, a commencé à se faire entendre.  Désormais, après toutes ces années, après la Commission parlementaire, chacun a pu entendre les coups qui se sont abattus sur elle et ses cris de douleur, dans son petit logement de la rue Vaucouleurs. Chacun imagine la colonne de policiers dans la cage d’escalier, témoins passifs d’un meurtre qui aurait peut-être pu ne pas avoir lieu. Puis il y eut le lourd silence des médias, des uns et des autres, une procédure judiciaire qui, en prononçant l’abolition du discernement, permit au monstre de couler des jours en institution psychiatrique jusqu’à ses autorisations de sortie avec comme seule sanction l’interdiction de se rendre devant les immeubles du 22 au 28, rue Vaucouleurs. Abattement, scandale, puis colère mais tout cela trop tard.

Le BNVCA, qui n’a cessé de réclamer justice, aujourd’hui s’inquiète de voir des femmes harcelées, menacées et qui tentent désespérément de quitter leur logement, sans trouver d’oreille attentive. Le BNVCA demande un quota de logements destinés aux personnes en situation d’urgence, des personnes qui déposent plainte difficilement, par peur des représailles. La lutte contre l’antisémitisme doit prendre en compte la réalité dont Sarah Halimi fut la victime.

Le BNVCA, avec le soutien de la Grande Synagogue de Paris, organise ce lundi soir 4 avril à 18h30 un office commémoratif à l’Oratoire de la Victoire à la Mémoire de Sarah Halimi. Entrée par le 17 rue St Georges Soyons présents

JForum – BNVCA

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