Ophélie Meunier menacée de mort: médias et politiques en soutien

La présentatrice et le juriste Amine Elbahi, témoins dans le reportage diffusé sur M6, sont sous protection policière.

Les menaces de mort reçues par la journaliste Ophélie Meunier après la diffusion, sur M6, d’une enquête autour de l’islamisme à Roubaix ont provoqué émoi et inquiétudes dans les médias. La présentatrice de l’émission «Zone interdite» a été placée sous protection policière. «En France, en 2022, la liberté d’expression des journalistes ne cesse d’être mise en péril. Il y a un accroissement du niveau de violence et de menaces, alimentés par la montée du cyberharcèlement sur les réseaux sociaux, s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF). Avec ces menaces, il y a la perspective de possibles passages à l’acte.»

Après quelques jours de silence, les sociétés des journalistes (SDJ) de M6 et RTL ont apporté leur soutien à Ophélie Meunier, ainsi qu’à l’équipe de «Zone interdite» et au juriste Amine Elbahi, l’un des témoins du reportage, également sous protection policière. «Rien ne justifie les menaces ou la violence. L’information et la liberté de la presse doivent rester une priorité si l’on veut préserver notre démocratie», ont-ils indiqué dans un communiqué. Ce dernier a été relayé sur Twitter par différents médias et personnalités, comme la Société des rédacteurs de Cnews, la SNJ du Figaro ou le directeur de la rédaction de L’Express, Éric Chol. Le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui n’a pas publié de communiqué officiel, explique condamner «sans aucune ambiguïté ces menaces qui sont une manière de faire taire les journalistes et une atteinte au débat démocratique». Le week-end dernier, l’ancien animateur de l’émission de M6 «Zone interdite», Bernard de La Villardière, apportait également son soutien à la journaliste. De son côté, l’animateur de «Morandini Live» sur Cnews, Jean-Marc Morandini, proposait de diffuser sur la chaîne le reportage de M6 avec Ophélie Meunier.

Une «action de solidarité», notamment suggérée par Me Richard Malka,

Avocat de Charlie Hebdo et de la jeune Mila, Richard Malka, lui-même sous protection policière depuis 2015 suggère que  » la bonne réponse de la profession serait qu’en solidarité avec Ophélie Meunier et afin de na pas la laisser seule face aux menaces dont elle est la cible, toutes les chaînes diffusent ce reportage » . «Toutes les protections policières des journalistes ne sont pas rendues publiques, car elles sont parfois un élément de leur protection, explique Christophe Deloire. De nombreux dessinateurs français, et pas seulement des anciens de Charlie Hebdo, ainsi que des auteurs de livres-enquêtes sur le djihadisme, vivent sous protection policière.»

Période présidentielle

Lundi, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonçait sur Twitter que tout journaliste faisant l’objet de «menaces caractérisées» bénéficierait d’une protection policière. «Ce principe était, dans les faits, déjà adopté. Mais c’est toujours bien qu’il y ait une expression publique ferme pour le rappeler», commente le SNJ. En pleine période présidentielle, plusieurs candidats, comme Fabien Roussel (PCF), Valérie Pécresse (LR) ou Éric Zemmour (Reconquête!), ont par ailleurs affiché leur soutien, ces derniers jours, à Ophélie Meunier.

Le Figaro

1 COMMENTAIRE

  1. Il faut surtout éradiquer le problème à la base : éradiquer l’islamisme du territoire de la Réoublique, tolérance zéro, pénaliser les soutiens (islamo-gauchistes)…

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.