Berechit 5781: Tout au début de l’histoire de l’humanité

Caroline Elishéva REBOUH le 13.10.2020

Permettez-moi de rappeler la mémoire de l’un des rabbanim, zal, dont j’ai suivi l’enseignement de longues années durant.

Une année, à pareille époque, il s’était plu à nous raconter un midrash connu, sans doute, mais à l’époque, il était nouveau et, la façon qu’il avait eu de narrer la scène fit que je m’imaginais être témoin de la création de l’Univers : le Midrash racontait que HaShem désirant créer le monde et l’homme, IL exposa une partie de Son plan aux Anges dont IL savait que la jalousie les animait.

Les Anges jaloux ? cela ne se conçoit pas direz-vous ! Eh bien si pourtant et je vais vous expliquer comment. Les Anges du Service divin pourvus d’ailes ont pour tâche, entre autres, de célébrer D. tout au long du jour.

Or, si quelqu’un d’autre apparaît sur cette scène et que ce quelqu’un ait la possibilité aussi de chanter les louanges qui sait si cette créature ne sera pas plus grande et plus considérée que les Anges et qui sait si les louanges de cette créature ne seront pas agréées davantage !!

Les Anges se mirent donc en devoir de décourager le Tout Puissant de créer un être qui va sûrement fauter et déplaire aux yeux d’HaShem !

Alors, reprenait mon Maître, HaShem, revêtit la Midat HaRahamim, posa la Torah devant Lui1, et, c’est ainsi que furent créés le Monde et tout ce qu’il renferme et l’homme.

Les détracteurs de tous ordres ont toujours essayé de réfuter les moindres éléments exposés dans cette section de Bereshit et, en fait, si nous prenions le temps de nous arrêter à chaque lettre à chaque mot, nous n’aurions pas suffisamment de plusieurs mois pour analyser tous les aspects et toutes les significations s’y trouvant.

Nous savons que pour que chacun d’entre nous puisse comprendre le contenu spirituel de la Torah tout entière, nous disposons de quatre façons de discourir : le pshatt, la façon simple, presque littérale, le rémez ou sens allusif, le drash ou l’abord plus philosophique et enfin le sod qui est le sens caché et parfois tellement caché que même les Maîtres du Zohar hésitent à nous les dévoiler car, tout n’est pas à exposer à un cerveau humain car on nous rapporte qu’au début, la taille d’Adam, le premier homme, était si incroyable que nous avons du mal à le comprendre : ses pieds étaient sur la surface de la terre et sa tête atteignait les nuages, ses talons ressemblaient à des soleils 2!

Il était d’une beauté éblouissante et, son intelligence dépassait tout ce qu’aujourd’hui nous pourrions essayer d’imaginer à telle enseigne que dès ses premiers instants, le Créateur fit défiler devant lui toutes les créatures et Adam les nomma les uns après les autres sans hésiter et sans se répéter.

Le Gan Eden fut un lieu paisible et harmonieux où les senteurs se mêlait et la nature croissait sans que la pluie ne tombât.

La Nature avait reçu ses consignes et même si la Terre « déforma » un peu les ordres divins au moment de la création des arbres fruitiers et fut punie pour cela3. Depuis la Création la Nature et les astres, tout poursuit l’impulsion première donnée par HaShem.

C’est juste un instant avant l’entrée du premier shabbat de l’Humanité, qu’HaShem « créa  » dix manifestations surnaturelles qui ne devront servir qu’une fois telles que la « bouche » de la terre qui devra engloutir Korah et son assemblée ou la bouche de l’ânesse de Bil’am etc… (Avec l’aide D nous reviendrons sur ces points).

La question récurrente de savoir quel était cet arbre de la connaissance du bien et du mal et souvent certains avancent un pommier en fait dans toute la littérature rabbinique on évoque la vigne ou le figuier4 sans savoir exactement de quoi il s’agissait.

Devant le fait qu’Adam et Eve ont caché leur nudité au moyen d’une feuille, certains pensent plutôt à la feuille figuier de taille plus significative.

Afin d’exprimer ce que devrait nous inspirer l’étude de Bereshit, le Ramban5 écrivit dans son introduction à ses commentaires bibliques ce que devrait nous inspirer l’étude de Bereshit dans lequel d’énormes secrets sont renfermés : crainte et respect entre autres car les premiers êtres humains étaient d’une dimension spirituelle telle qu’ils se trouvaient très proches d’HaShem et Lui parlaient sans intermédiaires….

Parmi les secrets accessibles nous trouvons que toutes les sciences de base ont été transmises à l’homme afin qu’il puisse diriger sa vie : les calculs (de toutes sortes) les sciences jusqu’aux principes les plus simples de la vie comme l’enterrement d’un homme inspiré de la conduite de l’oiseau vis-à-vis de son mort…

Bereshit est la relation de la première semaine de la vie dans l’Univers, c’est la relation des premières fautes, du premier jugement, des premiers conflits, des premiers sacrifices….

Les Cabalistes, ont décidé de nous livrer quelques secrets afin que nous puissions prendre conscience de l’infinité de tout ce qui nous entoure les autres secrets resteront inconnus de nous car notre intelligence humaine ne pourrait entendre certaines notions.

Rabbi Hayim Vital6 enseigne que l’homme est composé des 4 éléments : le feu, l’air, l’eau et la terre. D’après lui, le feu caractérise la grossièreté, l’orgueil, la haine pour les autres et la colère. L’air ce sont des conversations futiles, le langage flatteur, le mensonge et la médisance. L’eau ce sont les plaisirs terrestres de toutes sortes, les envies7, la jalousie et le vol. Quant à la terre c’est le fait que l’on néglige les mitsvoth de la Torah.

Les premiers éclats de la jalousie se traduisent justement dans Bereshit et dès les premières minutes de l’existence d’Adam lorsqu’un Ange d’un grade supérieur : Sama- el qui était pourvu de 12 ailes et qui, du fait de l’expression de sa jalousie a vu ce nombre d’ailes ramené à 6 par l’intervention d’HaShem « bikhvodo ou beatsmo » (par Lui-même)…..

Le deuxième acte de jalousie eut lieu lors de la présentation du premier et du deuxième sacrifice par Caïn (Kahin) et Hevel (Abel). En effet, pour savoir quoi présenter en offrande, Caïn avait déduit du mot korban (sacrifice en hébreu) qu’il devait offrir des graines de lin. Explication : le mot korban s’écrit kouf – resh – beth – noun : קוףרישביתנון or, en prenant la fin du nom de chaque lettre en hébreu on obtient pé-shin-tav-noun qui forment le mot pishtan (lin).

Ainsi que nous le lisons dans ce péricope, le sacrifice de Caïn : des graines de lin ne fut pas agréé tandis que l’offrande en bétail d’Abel le fut ce qui excita la jalousie de Caïn vis-à-vis de son cadet. Lorsqu’HaShem demande à Caïn « où est ton frère » celui-ci n’hésite pas à s’exprimer et s’exclame : « si Tu n’avais pas dédaigné mon offrande et agréé celle de mon frère cela ne serait pas arrivé ».

Nous assistons ici à ce que nous appelons en hébreu « pelitat pé » c’est-à-dire qu’aussi bien Adam lorsqu’HaShem a demandé à Sa créature des comptes sur sa faute et qu’Adam a rétorqué : « C’est la femme que Tu m’as donnée » il n’a pas su se mettre en cause mais a rejeté la faute sur le Créateur et, ici, nous assistons au même phénomène : Où est Abel ? Caïn ne se confesse pas mais il rejette la faute sur HaShem : Tu n’as pas agréé mon sacrifice mais celui d’Abel !…….

Dans la Mishna d’Avoth, Rabbi Yéhoshoua dit : la jalousie, l’envie et les honneurs expulsent l’homme du monde (הקינאה, התאווה והכבוד מוציאים את האדם מן העולם« « ).

Caïn était l’aîné du couple Adam-Eve pourtant, la tunique qu’HaShem cousit au premier couple de l’humanité, Adam la transmit à Sheth qui la transmit et qui parvint de génération en génération à Noé.

La question qui s’impose est de savoir pour quelle raison Adam transmit-il cette tunique de peau8 à Sheth qui n’était pas l’aîné c’est, entre autres parce que Caïn avait versé le sang de son frère. Dans le livre « shaar haguilgoulim » (la porte des réincarnations) le Ari zal9 écrit que Caïn fut réincarné en Pinhas lequel racheta la faute de Caïn en exécutant le couple Zimri ben Salou et Cosbi car, avec cette « exécution » Pinhas a vengé une triple faute en un seul acte : l’idolâtrie à laquelle se sont livrés les Bené Israël avec les Moabites, les relations sexuelles interdites et les meurtres inutiles or en quoi s’était rendu coupable Caïn de toutes ces fautes ?

C’est qu’avec Abel est née une fille jumelle supplémentaire10 que Caïn convoitait et donc les relations qu’il eut avec elle sont tombées dans la catégorie interdite et quant à la avoda zara ou idolâtrie dans le cas de Caïn cela a été remplacé en quelque sorte par un comportement hérétique en mettant en cause le fait qu’HaShem n’a pas accepté son sacrifice mais agréé celui de son frère.

Ainsi que nous le constatons ici, la première section de la Torah est si pleine d’enseignements sur les dix premières générations de l’Humanité que nous pourrions y passer plusieurs mois.

Caroline Elishéva REBOUH

1 Enseignant ainsi aux générations futures que quiconque doit toujours se référer à la Torah avant d’entreprendre une quelconque action.

2 Ce n’est qu’après la faute d’Adam qu’HaShem réduisit la taille d’Adam à 100 « ama »

3 HaShem avait donné l’ordre à la terre de créer des arbres-fruits c’est-à-dire des arbres que l’on pouvait consommer directement au lieu de quoi elle créa des arbres portant des fruits (midrash).

4 La Guemara rapporte que certains arbres peuvent être des sources d’énergie et d’autres des sources de faiblesse ainsi disent les Sages qui se repose à l’ombre d’un olivier repart avec son plein d’énergie alors, qu’à l’ombre du figuier sur lequel se trouvent de mauvaises influences.

5 Ramban = Rabbi Moshé ben Nahman, né à Gérone (Catalogne-Espagne) en 1194 et décédé en 1270 à Acre (Akko) était Philosophe, Médecin, Rabbin Cabaliste et exégète biblique.

5 Rabbi Hayim Vital né en 1543 en Calabre (Italie) et décédé en 1620 à Damas (Syrie) et disciple du Ari zal (Rabbi Itshak Louria Ashkenazi, du Rav Moshé Cordovéro et du Rav Moshé ben Hayim Alshikh.

6

7 תאווה est généralement traduit par l envie et parfois par luxure.

8 La tunique était en עור ou cuir:peau mais, certains commentateurs insinuent qu’elle était en אור soit en lumière.

9 Arizal ou Rabbi Itshak Ashkénazi Louria né en 1534 à Jérusalem et décédé en 1572 à Safed grand Cabaliste fondateur de l’école lourianiste et considéré comme le mystique le plus profond.

10 Avec chaque mâle naissait une femelle.

OU SE SITUE LE GAN EDEN ? QUELLE EST SA SIGNIFICATION ????

Dans la parasha de Bereshit, il est largement question d’un lieu qui fait rêver les humains que nous sommes, et qui est si plein de mystères qu’il est important de savoir ce qu’est le Jardin d’Eden.

Dans le livre de la Genèse chapitre II verset 8, nous trouvons la géolocalisation de ce qui s’appelle populairement le Paradis ou Jardin d’Eden : en effet, il se situe à l’est d’un lieu appelé Eden.

Dans ce lieu terrestre, sans doute non loin de ce qui est le Yémen avec son port Aden, D. avait aménagé un jardin immense où IL avait disposé des arbres merveilleux à voir mais aussi des arbres fruitiers pour que l’être humain en dispose et s’en réjouisse mais, au centre de ce jardin s’épanouissaient l’Arbre de Vie (עץ החיים) et l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal.

Ou bien, plus exactement de la possibilité de se connecter au bien et/ou au mal car, jusqu’au moment où Adam et Eve ont consommé ce fruit, ils n’avaient absolument aucune notion de ce qu’est le mal et jusqu’où il peut conduire l’être humain.

Le serpent possédait des pattes et certains midrashim font allusion au fait qu’il parlait comme un être humain normal et qu’un « démon » le chevauchant s’adressa à Adam. Lorsque D. « chercha » Adam, celui-ci voulut se cacher de la face de D. parce qu’il sut alors qu’il était nu. Le fait d’avoir consommé de cet arbre a rendu Adam « intelligent » et c’est ainsi que l’homme s’est retrouvé « branché » au mal.

Cette faute, commise a provoqué un véritable cataclysme ou, en termes actuels, un véritable tsunami car, les Sages expliquent que D. ordonna aux eaux de se rassembler pour former la mer, et aux terres de se rassembler pour former un continent. Il n’y avait donc qu’un seul océan et un seul continent mais, après que les humains se soient retrouvés connectés au mal (et qu’ils se soient mal comportés), D. envoya le déluge et ceci provoqua la scission des terres qui se retrouvèrent propulsées en divers endroits.

La question qui se pose est de savoir où est passé le Gan Eden après que Adam HaRishon en ait été chassé avec sa femme. Se basant sur le verset biblique disant qu’après avoir tué Abel, Caïn s’est enfui à Nod situé à l’est d’Eden, John Steinbeck a rédigé un roman célèbre sur lequel Elya Kazan tourna son non moins célèbre film avec James Dean à l’Est d’Eden.

Le Zohar HaKadosh nous apprend que le Gan Eden biblique existe toujours sous deux formes différentes toutefois : Le Gan Eden Supérieur (Elione) situé dans ce que nous allons nommer « les sphères supérieures » et le Gan Eden Inférieur (Tahtone) qui se trouve ici dans ce monde-ci. Le monde est composé comme on l’a souvent énoncé de « 4 mondes » et chacun de ces 4 mondes se compose lui-même de 4 parties.

Les 4 mondes : atsilout (אצילות), beriya (בריאה), yetsira (יצירה) et âssiya (עשייה).
Nous retrouvons ces 4 « niveaux » dans le Maguen David la première pointe supérieure du triangle étant le ôlam haatsilout ou bien niveau spirituel se rapportant à la sephira de Daât, le deuxième niveau, ou ôlam de la beriya étant la première ligne horizontale supérieure présentée par le triangle inversé et correspondant aux sephiroth de hokhma et daât, le troisième monde ou ôlam hayetsira représenté par la deuxième ligne horizontale du triangle dont la pointe supérieure est daât et qui est reliée aux sephiroth netsah et hod et, enfin, le quatrième monde : celui de la âssiya qui se rapporte à la sephira de yessod soit la sephira de la continuation génétique dans la pudeur ….

Or, nous pouvons tracer des parallèles entre ce monde-ci et le monde spirituel des sephiroth êlionoth : dans ce monde-ci, l’homme se tient debout avec les pieds sur terre et la tête pouvant considérer et regarder les cieux : la tête de l’homme porte les tefiline et le nœud des tefiline de la tête, derrière la nuque représente la lettre youd du Tétragramme. Dans le prolongement du cou qui porte la tête, se trouvent de part et d’autre du tronc les mains avec 5 doigts à chaque main : 5 doigts = la lettre hé les deux lettres hé du Tétragramme et le tronc/ abdomen = la lettre vav ce qui amène à conclure que le corps de l’homme est le Tétragramme face au monde.

Dans le Zohar haKadosh, sont rapportées des anecdotes qui prouvent que le gan Eden haTahtone se trouve bien ici en ce monde car, selon les circonstances et en particulier si deux talmidé hakhamim s’entretiennent de Torah, il peut arriver que soit donnée à une âme la permission d’apparaître sur terre pour aider à résoudre une question de Tora ou de halakha ou pour un autre motif. Lorsque cette âme a le droit d’apparaître de cette manière, le corps du « niftar » se pare d’un corps .

Ceci nous amène à réfléchir à la résurrection des morts et au Gan Eden Elyone ou Supérieur :
En créant l’être humain, D. a voulu donner à l’homme l’occasion de se prouver à lui-même et aux autres (qui le côtoient) l’opportunité de prouver qu’il est un homme, comme le définit la mishna de pirké avot : eyzéhou guibor ? hakovesh eth yitsro ! איזהו גיבור, הכובש את יצרו ? C’est-à-dire qui est un homme véritable ? Celui qui sait sublimer son penchant !

Le Gan Eden Elyone est une sorte de « parking » ou de monde intermédiaire dans lequel stationnent les âmes de ceux qui sont niftarim jusqu’à la résurrection des morts une fois que sera arrivé, dévoilé et oint le Mashiah. Ezéchiel, le prophète évoque le fait qu’après avoir entendu le son du « Grand Shofar », il y aura un grand tremblement de terre en Israël, et donc que sera révélé le Mashiah, aura lieu la résurrection des morts à propos de laquelle il est dit qu’elle ne concernera que ceux qui y auront cru toute leur vie.

Contrairement à ceux qui prétendent que ceux qui ont voulu faire don de leurs organes ne se réveilleront pas, c’est faux car il est dit justement que lors de la résurrection des morts, chacun se réveillera dans l’état dans lequel ses proches l’ont connu pour qu’il ne soit pas dit justement qu’il s’agit de quelqu’un d’autre mais, il se réveillera dans le même état où les gens l’ont connu puis, tous se verront guérir : les aveugles verront, les muets parleront etc… et, pour ceux qui, comme nos frères ont péri brûlés soit par les nazis soit lors de l’Inquisition espagnole ou en d’autres circonstances, ils se réveilleront même la petite vertèbre appelée « louz » n’existe plus.

Les corps seront arrosés par une sorte de rosée de caractère saint et élevé car cette rosée sera « constituée » des filets de salive qu’auront laissé s’échapper tous ceux qui sont éreintés de fatigue par leurs longues heures d’étude de la Torah. D’autre part, il est écrit aussi dans la guemara Ketoubot (100b), que beaucoup de ceux qui sont allongés dans la terre se réveilleront, et pourquoi est-il écrit « beaucoup » et non pas tous se réveilleront ? Car il faut pouvoir répondre positivement aux 3 questions suivantes qui seront posées :
As-tu dédié du temps à l’étude de la Torah ?T’es- tu conduit avec droiture ?
As-tu cru à la Guéoula (Rédemption) ?

L’étude de la Torah concerne surtout les hommes bien qu’il soit aussi conseillé aux femmes d’y consacrer du temps bien qu’ en moindre mesure car elles ont d’autres devoirs auxquelles elles doivent consacrer la majeure partie de leur temps.

Cependant, si elles encouragent leur mari et/ou leurs enfants à aller étudier et qu’elles s’intéressent à leur étude, ou, si elles accompagnent leurs enfants au talmud torah ce temps leur sera rendu en récompense.

Les femmes sont dispensées des mitsvoth positives liées au temps comme par exemple mettre les tefiline, la mitsva de soucca ou des arbaâ minim de souccoth. En dehors de ceci, la femme est tenue d’observer et d’accomplir les mitsvoth négatives……..

Pour ceux ou celles qui ne peuvent pour une raison quelconque étudier, il leur est possible de donner un peu d’argent à des institutions de Torah ou à des personnes qui étudient et ne disposent pas de moyens matériels suffisant pour vivre décemment.

C’est donc la raison pour laquelle il faut étudier et diffuser tout ce qui se rapporte à la venue du Mashiah !

Un peu plus haut, nous avons parlé des 4 « mondes », il nous faut aborder brièvement ici, (nous le ferons avec l’aide de D., plus tard et plus en détail), le sujet de la structure de l’âme de l’être humain qui va se retrouver au gan Eden Elyone en attendant la venue du Messie et la résurrection des morts.

Pour désigner l’âme nous disposons de 5 vocables. Nous étudierons à présent la signification de trois d’entre eux : nefesh, rouah, neshama, haya et yehida. (נפש, רוח, נשמה, חיה ויחידה.).

Le stade le plus bas et le plus basique dirons-nous est NEFESH.
Le stade supérieur à celui-ci est ROUAH.
Le stade supérieur à ces deux est NESHAMA.
NEFESH est le siège des envies (manger, aimer, s’enrichir, orgueil …………) Elle se trouve dans le foie (kaved).
ROUAH est le siège des sentiments (tous les genres) et elle se trouve dans le cœur (lev).
NESHAMA le siège de la pensée, de la réflexion, de la mémoire, le sens commun des choses etc ….) et elle se trouve dans le cerveau (moah).

L’initiale des noms de ces trois organes forment le mot melekh ou roi (moah, lev, kaved).
L’homme se différencie des animaux par plusieurs facultés. L’homme, ainsi qu’il a été dit plus haut, se tient à la verticale et, peut observer et tourner son regard vers les cieux alors que l’animal, en général se trouve selon une ligne horizontale et aucun des trois organes : cerveau cœur ou foie n’est disposé plus haut l’un de l’autre, au contraire de l’homme dont le cerveau est situé au fait de son organisme, puis le cœur au-dessous et enfin le foie un peu plus bas pour nous signifier que la réflexion doit sublimer les sentiments et les taavoth (envies)…..

Avec la résurrection des morts, s’annulera le mal automatiquement pour ne laisser entre nous que le bien.
Dans le traité de guemara Sanhédrin (97b), il est écrit que le monde devra exister 6 millénaires et qu’au 7ème sera détruite toute la matérialité à laquelle nous nous sommes habitués. La Torah nous interdit de faire des calculs ou des prévisions car nous ne pouvons être maîtres de la destinée telle qu’elle a été prévue par D., mais, en revanche, nous pouvons prier sans cesse pour demander la Rédemption.

Cependant, les signes que nous montrent l’actualité prouvent que les prophéties d’Ezéchiel notamment se réalisent au fur et à mesure et nous nous trouvons en conséquence à la veille de la 3ème guerre mondiale d’après tout ce qu’ont écrit les grands sages des temps modernes  tels le Hafets Hayim.

Caroline Elishéva REBOUH

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.