Montpellier: le Mikvé médiéval livre ses secrets (vidéo)

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HISTOIRE. Après une campagne de fouilles menée par Christian Markiewicz, archéologue spécialiste du Moyen-Âge, le Mikvé nous éclaire un peu plus sur la présence de la communauté juive à Montpellier dès le XIIe siècle. Les résultats montrent également le caractère exceptionnel du site de la rue de la Barralerie.

Mikvé médiéval

Au cœur de ce qui fut le quartier juif (rue de la Barralerie), le mikvé médiéval du XIIIe compte parmi les plus anciens et les mieux conservés d’Europe.

L’eau de la nappe souterraine sort d’un orifice, ou gargouille, qui symbolise son passage. Songez qu’ils ont vécu dans ce quartier, autour de cet extraordinaire mikvé dont l’eau, huit siècles plus tard, demeure aussi pure qu’au premier jour.

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Communautés juives au Moyen-Age

Sages du Mont

Chassés d’Andalousie, des lettrés juifs s’installent dans le nord de l’Égypte ou dans le midi de la France. Ils poursuivent leurs échanges de part et d’autre de la Méditerranée. Dès lors, s’épanouit en Languedoc la culture andalouse d’expression arabe nourrie aux sciences antiques et grecques.

Montpellier occupe une place centrale. La notoriété des intellectuels juifs ou “Sages du Mont” est considérable. Benjamin de Tudèle, rabbin voyageur venu de Navarre, décrit Montpellier comme la ville “où exercent les plus grands lettrés de notre temps”. La ville est une oasis de tolérance et de dialogue.

Médecine

En 1181, le seigneur de Montpellier Guilhem VIII encourage toute “personne sans distinction de nationalité, ni d’origine à enseigner la médecine à Montpellier en pleine liberté et à y tenir école”. Cet édit facilite l’implantation de juifs et fonde le dynamisme de l’enseignement de la médecine.

6 COMMENTS

  1. Il manque sur votre carte Vauvert anciennement Posquières où a vécu le Rabad Abraham Ben David
    Aussi l’Isle sur Sorgue près d’Avignon où communauté juive florissante à l’époque des papes d’vignon

  2. “La ville est une oasis de tolérance et de dialogue.”
    Faux, Schatzmiller a montré qu’aucun Juif n’enseignait à Montpellier à cette époque. Il y avait par contre une école d’obstétrique Juive à Lunel comme le montre le Sefer-Ha-Toledoth rédigé en Hébreu médiéval par Shlomo Ibn Ayoub à partir d’un texte rédigé en judéo-arabe dans le Royaume de Grenade. Quand l’école de Médecine de Montpellier démarre elle n’a que 11 manuscrits de Médecine dont bien sûr Gallien, le Canon d’Avicenne, et le traité d’Isaac Israéli (de Kairouan) traduit en Latin. De toutes manières, et jusqu’à la Révolution, aucun Juif ne mettra les pieds dans ces facultés de médicaillerie française qu’en septembre 1793 le Convention, après les discours de Mirabeau et Chamfort, va supprimer dans un vote historique et salutaire pour les Français. Arrêtez votre propagande ridicule, au Moyen-Âge, les apprentis médicaillons catho ne pouvaient pas voir les Juifs qui avaient des siècles d’avance sur eux, et qui soignaient les Rois et non leurs valets.

    • Les médecins juifs , au 17ès, étaient aussi estimés que les “médicaillons catho” qu vous
      méprisez. Louis XIV les consultait, sans discriination, selon Guy Patin (plusieurs tomes
      à lire…). Sans doute faisait-il confiance, lui, à la Faculté, quelle que soit l’appartenance
      des médecins.

      • @blum
        Francois 1er malade refusait tout médecin qui n’était pas un Juif de créance, Elie de Montaldo soignait Louis XIII alors que le décret d’expulsion des Juifs de France avait été reconfirmé en 1625, le Juif Antoine Daquin (en Réalité Cresque de Carpentras) soignait Louis XIV et l’antijuif Guy Patin l’insultait publiquement de “sale Juif avorteur”, tellement “sale Juif” que le liquide de Daquin fut utilisé pendant des siècles dans les hôpitaux francaouis pour la désinfection et bien avant Pasteur. Enfin Jean Astruc, Professeur à Montpellier et Doyen Régent de la Faculté de Paris, auteur d’un traîté des maladies vénériennes, soignait Louis XV. Tout ceci montre quelle confiance accordaient les Rois de France dans leurs facultés de médicaillerie puisqu’ils ne prenaient que des médecins Juifs, théoriquement interdits en France. En septembre 1793, devant les députés de la Convention, Mirabeau articulait que les facultés de médicaillerie françaises n’étaient que des écoles de mensonge et de servilité, et par vote la Convention a supprimé toutes les Facultés et Académies de France. Ce n’est qu’après 1794 qu’on a rétabli seulement 3 Facultés en France, Paris, Strasbourg et Montpellier, curieusement des villes à présence Juive, et jusqu’à la perte de l’Alsace en 1870, la France n’a fonctionné qu’avec ces 3 facultés. Quand dans les années 1970-80 les Professeurs de médicaillerie française fraudaient les concours d’internat en médicaillerie pour faire passer les copains des copains, et faire croire que le titre leur donnerait une valeur qu’ils n’auraient-pas à démontrer, tout en engraissant leurs comptes en Suisse sur le dos de la sécurité sociale, donc des pigeons qui produisaient de la valeur ajoutée dans les entreprises, pensez-vous réellement qu’ils contredisaient Mirabeau? Mais les Parlementaires actuels ne sont pas les Députés de la Convention de 1793. Cultivez-vous un peu sur ces questions avant de vous avancer et révéler votre ignorance!

  3. Les palos,l’UNESCO, l’ONU vont réclamer le mikvé.
    Vous savez très bien d’après ces ignares que les juifs et Israël n’existe pas.
    En tout cas, super découverte.
    ROSA

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