Chaque Palestinien coûte 4 fois plus cher à l’ONU que n’importe quel réfugié au monde

L’Institut Abba Eban affirme que l’ONU dépense 4 fois plus d’argent par « réfugié » Palestinien que pour n’importe quel autre réfugié, tout en consacrant un organisme entier pour s’occuper exclusivement des « Palestiniens » et un autre pour le reste du monde!

Un « réfugié » palestinien reçoit un budget quatre fois supérieur à celui d’un autre réfugié : Syrien, d’un Irakien ou d’un Africain, selon une étude menée par l’Institut Abba Eban de Diplomatie Internationale au Centre Interdisciplinaire (IDC) d’Herzliya.

Les résultats de cette étude semblent renforcer l’argument traditionnel d’Israël opposé à la séparation entre deux organismes : le Haut-Comité des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et l’Agence des Nations-Unies pour l’Assistance et le Travail (UNRWA) qui ne fournit de l’aide exclusivement qu’aux Palestiniens.

Palestinian refugees in Damascus, Syria, 2014 (Photo: AP)

Réfugiés Palestiniens à Damas, Syrie, 2014 (Photo: AP)

 

L’ONU doit actuellement répondre à la plus énorme crise autour de la question des réfugiés de toute son histoire – avec environ 68 millions de gens, à travers le monde, cherchant un refuge. A la fin de l’an dernier, l’UNRWA a publié son rapport financier annuel, qui déclarait qu’en 2016 l’organisation à dépensé en moyenne 246 $ pour chacun des 5, 3 millions de Palestiniens qu’il définit comme « réfugiés », alors que l’UNHCR ne dépense qu’un quart de cette somme, soit 58$ par réfugié.

De plus,les données montrent que l’UNWRA  emploie environ 30.000 personnes,alors que l’Agence mondiale pour les réfugiés, qui s’occupe de dizaines de millions de personnes à travers le monde entier, n’emploie que 10.000 personnes.

L’ancien Ambassadeur israélien aux Nations Unies, Ron Prosor, dirige l’Institut Abban eban, qui a formulé un plan d’actions pour des changements structures qui amélioreront le traitement des réfugiés autour du monde, en réalisant la fusion de l’UNRWA et de l’UNHCR.

« En consolidant les budgets et les ressources humaines des deux agences, on peut déboucher sur une meilleure prise en charge des réfugiés », a déclaré Prosor. « En Jordanie, par exemple, il y a 44 cliniques qui s’occupent des réfugiés venant des guerres civiles en Irak et en Syrie, loin des 233 cliniques qui sont requises pour accomplir cette mission. A côté, on trouve 25 cliniques de l’UNWRA qui refusent les réfugiés syriens et ne s’occupent exclusivement que des réfugiés Palestiniens ».

En unifiant les ressources et mutualisant les moyens des deux agences, on permettra une assistance de meilleure qualité et de plus grande efficacité, et on contribuera à trouver une solution pour ce que l’ONU elle-même a défini comme la crise la plus grave en matière de réfugiés dans toute l’histoire de l’humanité ».

Ron Prosor (Photo: EPA)

Ron Prosor (Photo: EPA)

 

Prosor a ajouté que l’UNRWA supprime toute chance d’une entente israélo-palestinienne, parce qu’elle travaille à renforcer artificiellement le problème des réfugiés palestiniens, au lieu de tenter de le résoudre, ce que rend parfaitement évident le comparatif de 710.000 réfugiés en 1948 aux 5, 3 millions comptabilisés aujourd’hui.

Prosor a ajouté qu’il a l’intention de présenter très bientôt son plan devant les organismes de l’ONU et de travailler à le promouvoir.

Il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont cherché à réduire le budget de l’UNWRA et, en conséquence, les Palestiniens ont tenté de transférer le contrôle de ce budget à l’Assemblée Générale de l’ONU, mais, du fait des pressions américaines, ils ont dû retrier cette proposition.

L’UNRWA dispose d’un long palmarès historique d’actions anti-israéliennes. Il y a quelques semaines, par exemple, le porte-parole de l’organisation a reconnu que les tunnels du Hamas sont situées sous les écoles de l’organisation à Gaza, et que lors de l’Opération Bordure Protectrice, les employés de l’UNRWA ont transféré les armes et les munitions dissimulées dans les installations de l’organisation au Hamas.

Israël a, depuis des années, soutenu l’argumentaire selon lequel l’ONU et les Palestiniens eux-mêmes travaillent à perpétuer le problème des réfugiés palestiniens et qu’ils s’opposent à toute tentative d’installer de façon permanente les « réfugiés » dans les endroits où ils se trouvent depuis plus de 70 ans, y compris dans des camps de « réfugiés »qui sont situés sur la rive ouest du Jourdain, dans les zones administrées par l’Autorité Palestinienne : récemment, les tentatives de transférer ces « réfugiés » vers de nouveaux quartiers résidentiels ont été déjouées et interdites par l’Autorité dite « Palestinienne » elle-même.

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