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La fête de Souccot et les trois clés du bonheur

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La fête de Souccot et les trois clés du bonheur

par le Rabbin Eliyahou Heller

Le judaïsme accorde une grande importance au bonheur. D’ailleurs, la fête de Souccot tourne essentiellement autour de ce concept. Rien d’étonnant à ce qu’elle soit également appelée « le temps de notre joie », un moment où nos cœurs sont censés être empreints de bonheur et de reconnaissance.

Mais reste à connaître la voie pour accéder à cet état. Voici trois messages inspirés de la fête de Souccot qui nous aideront à atteindre le bonheur durable.

1. Arrêtons de courir après le bonheur

À Souccot, nous quittons nos demeures spacieuses et confortables pour nous installer dans des cabanes fragiles. Selon la partie du globe où vous vivez, la température peut dépasser les 40° ou au contraire plonger en-dessous de zéro. En outre, le vent peut renverser votre Soucca en un instant. Comment l’exigence de vivre dans des conditions aussi précaires et peu confortables peut-elle être si intimement liée à cette fête placée sous le signe du bonheur ?

Beaucoup de gens commettent l’erreur de penser que plus ils amasseront de fortune et plus ils amélioreront leur niveau de vie, plus ils seront heureux.

Nous pensons que si nous passons nos existences à courir après le bonheur, nous finirons par le trouver. Le judaïsme nous apprend que le bonheur n’a strictement aucun lien avec le montant de notre patrimoine ni avec notre niveau de vie. Plus encore, si nous courons après le bonheur, nous ne le trouverons jamais.

Qu’est-ce que le bonheur et comment pouvons-nous l’atteindre ?

En hébreu, le mot renvoyant au bonheur est sim’ha, un terme qui est directement lié au mot tsmi’ha, signifiant le progrès.

Pour le judaïsme, le bonheur est l’état d’esprit qui résulte de la participation à une activité dotée de sens ou de l’accomplissement de progrès en vue d’atteindre des objectifs dignes d’intérêt.

À l’endroit où se trouvent le progrès, l’amélioration et le dépassement de soi, peut se trouver le bonheur.

À Souccot, nous quittons le monde de l’aisance matérielle et nous plongeons dans un univers de progrès spirituel. Nous passons ces sept jours en compagnie de Dieu, en chantant Ses louanges et en nous délectant de Sa présence.

Nous prenons des repas festifs en compagnie de nos proches et amis, en profitant de leur présence et en (re)découvrant tout ce qu’ils nous apportent au quotidien. Nous mettons l’accent non plus sur la recherche du confort matériel mais sur la quête du progrès spirituel et c’est ainsi que nous accédons à l’univers du bonheur.

2. Vivons l’instant présent

Nous sommes tellement occupés. Nous courons d’une chose à l’autre, tout en ressentant que nous pourrions en accomplir tellement plus.

Le bonheur ne dépend pas seulement du progrès. Il est tout aussi important de faire le choix conscient d’apprécier pleinement les progrès que nous avons accomplis en cours de route.

Nous avons du mal à vivre dans l’instant présent. Alors nous nous concentrons plutôt sur ce que nous ne sommes pas en train de faire ou sur ce que nous devrions faire, ce qui revient à sous-estimer ce que nous sommes effectivement en train de faire. Nous nous privons du bonheur qui nous attend au moment présent.

 Une citation saisissante me vient à l’esprit :

« Au début, je mourrais d’envie de finir le lycée et de commencer la fac,

Puis je mourrais d’envie de finir la fac et de commencer à travailler,

Puis je mourrais d’envie que mes enfants soient assez grands pour aller à l’école afin que je puisse retourner travailler,

Puis je mourrais d’envie de partir à la retraite.

Maintenant, je suis en train de mourir et je prends subitement consciente que j’ai oublié de vivre. »

Ne laissez pas vos objectifs, vos rêves et vos ambitions écraser la beauté et la pertinence des vies que vous menez actuellement.

À Souccot, nous marquons une pause pour réfléchir au progrès accomplis pendant l’année écoulée et aux belles opportunités qui se profilent pour le Nouvel An. Nous avons reçu tant de bénédictions, nous avons accompli tant de progrès et nous devons prendre le temps d’apprécier tout cela. Souccot est le moment idéal pour le faire.

3. Soyons reconnaissants

L’un des plus grands obstacles nous barrant l’accès au bonheur est l’impression que tout nous est dû. Le sentiment de mériter tout ce que nous recevons émousse notre sens de la gratitude. Pour parer à cet écueil nous devons cultiver en nous l’humilité de reconnaître que tout ce que nous possédons dans nos vies est une bénédiction du Tout-Puissant. Nous devons manifester une gratitude sincère pour toutes les bénédictions dans nos vies.

À Souccot, nous chantons la prière du Hallel en entier pour remercier Dieu de tout ce qu’Il nous a accordé. Nous consacrons ces jours de fêteà Le remercier et à Lui exprimer notre gratitude pour toutes ces choses qui ont enrichi nos vies.

Souccot est le moment d’apprendre l’art du bonheur. Au lieu de nous plaindre du mauvais temps, des cafards ou de tous les autres désagréments de la vie en plein air, concentrons-nous sur notre progrès spirituel, vivons l’instant présent et soyons reconnaissants. C’est ainsi que nous commencerons à goûter à la douceur d’une vie heureuse.

2/10/2017

Souccot 2019 : L’Oushpezine des cœurs par Noga Bar Noye

Souccot qui est célébré actuellement en Israël et par les Juifs du monde entier, symbolise l’appréciation et la redécouverte de l’hospitalité, de l’amitié et de la convivialité.

C’est également l’occasion de réaffirmer les résolutions prises au nouvel an: redonner de l’importance aux valeurs d’union, d’amour, de partage que nous méprisions jusqu’à présent et de les placer au-dessus de notre tête, sur le toit de la Soucca qui nous protège de notre égoïsme et nous apprend à vivre ensemble au-dessus des différences et différends.

Ainsi, s’installer pendant sept jours dans une cabane va nous permettre de relativiser les choses et de leur donner une nouvelle dimension, c’est peut-être également pourquoi nous lisons le livre de L’Ecclésiaste qui nous rappelle que tout est vanité, qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et qu’il y a un temps pour tout.

Ce moment est arrivé, en effet, le monde traverse une crise sans précédent, et devant notre impuissance face aux catastrophes naturelles qui frappent sans pitié notre planète, l’humanité commence à comprendre qu’un changement est nécessaire et impératif : nous ne pouvons plus continuer à vivre ainsi, alors que faire non seulement pour sauver la Terre mais également pour vivre autrement ?

Un changement de perception doit avoir lieu, le matérialisme a montré à quel point il ne permettait pas d’être vraiment heureux, la consommation d’antidépresseurs n’a jamais été aussi élevée. Un changement personnel doit commencer pour chacun d’entre nous.

Si d’une part, il existe un fort désir de vivre ensemble, notre individualité, notre ego d’autre part, nous en empêche. Nous sommes tiraillés de toutes parts, et s’assoir une semaine dans la Soucca va nous permettre de repenser au sens de la vie, à l’importance de l’amour et de la famille, de recevoir des invités, d’ouvrir les portes non seulement de notre domicile temporaire, mais surtout d’ouvrir nos cœurs, pour ne former qu’un, pour être un seul homme dans un seul cœur.

Par cela le peuple d’Israël montrera un exemple d’union et d’unité au monde entier et accomplira la mission pour laquelle il a été choisie : être la lumière des nations.

Bonne fête !

Noga Bar Noye

1 COMMENT

  1. Moi cela fait 12 ans que je vis sous la Souccah, avec la peur du lendemain, parce qu’un Juif religieux m’a escroquée de 100 000 €, et je n’ai reçu aucune preuve de solidarité de la Communauté Juive !
    Malgré 4 jugements en ma faveur, ce dernier s’est rendu insolvable et la Communauté s’est mise de son côté parce qu’il fait de gros dons avec mon argent !
    Tout cela est donc du blabla !
    Bref, dégoûtée du Judaïsme !

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