La BeRaïTa de l’encens (vidéo)

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La BeRaïTa de l’encens (vidéo)

Caroline Elishéva REBOUH le 18.03.2020

 

Qu’est-ce qu’une beraïta ? Beraïta ou Baraïta est un enseignement qui n’a pas été inclus dans ceux qui composèrent la Mishna.

HaShem transmit à Moïse Ses consignes pour la construction du Tabernacle, de la Table sur laquelle seront présentés les sacrifices et les aromates composant l’encens que le Cohen offrira deux fois par jour et également le jour de Kippour.

Selon l’entendement normal, le bois est consumé par le feu et les métaux fondent lorsqu’ils sont exposés à une très haute chaleur mais, HaShem rassure Moïse en le prévenant que rien n’altérerait cet autel. Cette table, shoulhan en hébreu constituerait le seul lieu où le peuple pourrait faire expier ses fautes.

Pour cela, quatre épices parmi les onze qui entrent dans la composition de l’encens, forment le mot shoulhan (שלחן) : saraf, levona, helbana, nerd…. Et les autres sont un ensemble perpétuel pour l’absolution des fautes commises par les êtres humains.

Le Ari zal tous les Anges ont participé à la création de l’homme sauf un cependant ce dernier offrit de son gré une part à Moshé Rabénou lors du don de la Torah. Dans le désert, il y eut une épidémie et nombreux sont ceux qui succombèrent, cependant, en faisant fumer l’encens, la mortalité cessa car grand est le pouvoir conféré à l’encens pour arrêter la progression du fléau.

Dans la composition de l’encens avons-nous dit se trouve onze épices parmi lesquelles dix possèdent une odeur très agréable et seule l’une des onze se trouve avoir une odeur désagréable comme pour signifier que parmi un ensemble d’hommes bons un seul qui ne serait pas aussi bon ne pourrait déranger, ni affecter l’ensemble du parfum et, au contraire le mauvais se changera en bien.

Et, mieux encore, le laid et le détestable pourront être rachetés par les autres pour tendre vers ce qu’il y a de plus sacré en nous et dans la création tout entière. De cette façon, l’encens, la ketoret fera œuvre de rachat ou de réparation. Et le symbole de la force du bien contre le mal est magistral, en imposant une image : tous ensemble les hommes peuvent lutter contre les forces du mal que l’on peut alors distinguer.

Au centre de cet autel se trouve une sorte de couronne qui, telle la sefira supérieure de l’arbre séphirotique vient rappeler que toutes les actions tous les actes, toutes les intentions doivent tendre vers la perfection du “keter” ou si l’on veut : vers la Couronne du Saint Béni soit – IL !

L’on raconte que la colonne de fumée qui s’échappait du Temple deux fois par jour chargée de parfums subtiles se voyait jusqu’à Jéricho ! Cette colonne symbolisait le lien qui reliait Israël et HaShem au moyen de cet encens capable de réunir, et d’effacer des fautes mais surtout d’éloigner les dangers.

Aujourd’hui, il reste la prière à réciter deux fois le matin et une fois à minha et il serait dommage de s’en priver…….

Caroline Elishéva REBOUH

 

 

LES 36 TSADIKIM

Parmi la multitude d’enseignements contenus dans le Talmud il y a une notion qui s’intitule en abrégé : “LES 36” ou encore LES 36 JUSTES CACHES en hébreu : lamed vav tsadikim nistarim. Ou en abrégé lamed vav.

Tout le monde (ou presque) connaît l’épisode où Abraham se reposant dans sa tente après avoir pratiqué la brith mila (circoncision) se retrouve confronté à un problème moral : Sodome et Gomorrhe doivent être détruites et notre Patriarche a tenté de “marchander” et il mène des négociations avec HaShem : “et s’il y a 50 justes…”

Les Sages du Talmud ont statué qu’à chaque génération s’élèvent des Justes dont les actes désintéressés et l’Amour du Saint Béni Soit-IL permet au monde de se maintenir par les actes d’Amour gratuit !

Les Hazal ont encore écrit une affirmation : le monde ne se maintient que grâce aux “bébés” de Beith Rabban. Que cela signifie-t-il ? Les jeunes enfants auxquels on commence à enseigner la Torah et les prières sont appelés “tinokoth” c’est-à-dire qu’ils sont considérés comme des êtres purs et innocents et pendant les prières de Yom Kippour on n’hésite pas à demander à HaKadosh Baroukh Hou de nous pardonner ne serait-ce que par le mérite de ces bébés …. Mérite immense sans lequel nous ne pourrions vivre.

Prions tous grands ou petits, cherchons HaShem qui n’attend que nos prières pour nous faire entrer dans un monde où le mal n’existe pas !

Caroline Elishéva REBOUH

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