Jérusalem: destruction de la ville et du Temple (6/6) Vidéo

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La prise de Jérusalem par les Romains

Titus installa son camp au mont Scopus. Malgré une défense acharnée des Juifs affamés, il fit une brèche dans le troisième rempart, celui d’Agrippa I, puis le deuxième rempart tomba sous les coups de béliers des assaillants. Les Juifs se réfugièrent alors derrière le mur le plus ancien, prêts à mourir plutôt que de céder.

Titus fit construire un mur à l’extérieur de ce dernier rempart pour affamer davantage la population. Il essaya d’entrer en relation avec les Juifs par l’intermédiaire de Flavius Josèphe.

Après la chute de la forteresse Antonia, les Juifs se retranchèrent dans l’enceinte du Temple qu’ils croyaient inexpugnable. Le siège fut rendu plus terrible encore par la famine ; les assiégés qui essayaient de s’échapper de la ville, étaient pris par les Romains, éventrés ou crucifiés.

« Il y en avait tellement qu’on manquait de place pour les croix et de croix pour les corps. Quand l’armée n’eut plus rien à tuer ni à piller, faute d’objets où assouvir sa fureur – car si elle avait eu de quoi l’exercer, elle ne se serait abstenue par modération d’aucune violence – Titus lui donna aussitôt l’ordre de détruire toute la ville et le Temple, en conservant cependant les tours les plus élevées, celles de Phasaël, d’Hippicos, de Mariamme, et aussi toute la partie du rempart qui entourait la ville du côté de l’ouest. Ce rempart devait servir de campement à la garnison laissée à Jérusalem ; les tours devaient témoigner de l’importance et de la force de la ville dont la valeur romaine avait triomphé. Tout le reste de l’enceinte fut si bien rasé par la sape que les voyageurs, en arrivant là, pouvaient douter que ce lieu eût jamais été habité. Telle fut la fin de Jérusalem, cité illustre, célèbre parmi tous les hommes, victime de la folie des factieux.», rapporteal’historien juif Flavius Josèphe, alors interprète par les Romains.

Après plusieurs semaines de combats effroyables, le second Temple fut incendié, à la date anniversaire de la destruction du premier, les 9 et 10 du mois d’Av. Plusieurs centaines de milliers de Juifs furent massacrés ou emmenés en esclavage à Rome.

L’arc de Titus à Rome commémora la victoire romaine contre les Juifs. Il ne resta de la ville qu’une muraille de soutènement, le mur occidental, qui devint alors le Mur des Lamentations.

Aucun événement n’a autant marqué la mémoire juive pendant près de deux millénaires que la destruction du Second Temple.Tous les courants du Judaïsme furent éliminés par la violence de la guerre.

La dernière révolte juive

Soixante ans après la grande révolte juive, sous le règne de l’empereur Hadrien, une seconde grande révolte juive éclata.

Lorsqu’il prit la charge suprême de l’empire romain, à 42 ans Hadrien se considère comme le meilleur défenseur de la civilisation gréco-romaine. A la suite de sa visite en Judée, il prit des mesures antijuives.

La première année de la guerre, les révoltés conduits par Bar Kokhba enregistrèrent des victoires contre les armées romaines : un semblant de service était rétabli sur les ruines du Temple.

La riposte romaine fut terrible, l’empereur Hadrien vint lui-même en Judée : Jérusalem fut reprise et les Juifs atterrés par cette nouvelle se replièrent vers la Mer Morte, Massada et Bétar.

Les Romains pourchassèrent les Juifs et leurs familles réfugiées dans les grottes et toutes les poches de résistance sont vaincues.

Jérusalem fut alors complètement rasée. Débaptisée, elle porta désormais le nom romain d’Aelia Capitolina où un temple fut dédié à Jupiter sur l’emplacement du Temple des Juifs qui n’avaient plus le droit d’entrer dans la Ville sous peine de mort, la Judée désormais baptisée Palestine, fut désertée.

Pendant ce temps, le centre de la vie juive se reconstitua en Galilée autour de rabbins et d’érudits installés à Safed, Tibériade et Zippori où ils rédigent le Talmud[22].

Après la première révolte juive, Johanan Ben Zakkaï est parvienu à sortir de Jérusalem caché dans un cercueil[23].

Il obtint de Vespasien, futur empereur, l’autorisation de fonder une école rabbinique à Yavné.

Avec ses successeurs, il refonda un Judaïsme privé du Temple et de tout pouvoir temporel : élaboration de la Mishna (codification de la loi orale), du Talmud dont celui de Babylone dépassa en renommée celui de Jérusalem. Un des deux Talmud était appelé Talmud de Jérusalem, alors qu’il avait été rédigé en Galilée. Le nom qui a été attribué à ce Talmud marquait l’engouement qu’éprouvent ses rédacteurs envers la Ville sainte.

Désormais, les docteurs de la Loi devenaient les régulateurs de la religion juive. Jérusalem n’était plus qu’un vœu et un symbole d’espérance.

Pendant deux siècles, Jérusalem demeura une cité païenne. Si Jérusalem cessa d’être alors la capitale d’un état juif, durant le temps de la perte d’indépendance nationale, la ville demeura malgré tout le centre de la foi religieuse.

Pendant plus de 300 ans il fut interdit aux Juifs d’entrer à Jérusalem ou même de s’en approcher sous peine de mort.

Saint Jérôme, violemment anti-juif, témoigna déjà au IVesiècle de l’habitude des Juifs de venir pleurer le long du mur :

« Jusqu’à ce jour, ces locataires hypocrites ont l’interdiction de venir à Jérusalem, car ils sont les meurtriers des prophètes et notamment du dernier d’entre eux, le Fils de Dieu ; à moins qu’ils ne viennent pour pleurer car on leur a donné permission de se lamenter sur les ruines de la ville, moyennant paiement ».

Pour illustrer notre réflexion, on relata cette histoire mettant en scène le célèbre rabbin Akiva qui avait soutenu l’une des dernières révoltes juives antiromaines dirigée par Bar Kochba.

Rabbi Akiva, raconta le Talmud, passa un jour avec ses élèves près du Mont du Temple, quand ils aperçurent un renard qui rôdait sur l’emplacement du Saint des Saints.

Les compagnons de Rabbi Akiva fondirent en larmes, mais Rabbi Akiva sourit :

« Pourquoi ris-tu ? » lui demandèrent-ils. « Et pourquoi pleurez-vous ? ». « Nous voyons l’endroit où seul le grand Prêtre avait accès hanté par les renards et nous ne pleurons pas ? » « C’est pour cela, répond Akiva que je ris. Si la menace divine de détruire son sanctuaire s’est bien réalisée, sa promesse de le reconstruire plus beau qu’avant s’accomplira certainement aussi » et les autres de s’écrier « Akiva, tu nous as consolés ».

Cette anecdote contient les thèmes majeurs de l’histoire : la splendeur, la destruction et la renaissance du monde juif.

Dossier réalisé par JG

[1]  Genèse 14,18
[2] Genèse 22,2 et 22,14
[3]  Samuel 5,5-9
[4] Le décret en faveur des Juifs apparaît deux fois dans la Bible : dansle Livre d’Ezra (chap.1 et chap.6) et dans Le deuxième livre des Chroniques (chap. XXVI).
[5] Selon le calendrier hébraïque, le 3 Adar. L’inauguration a eu lieu à la fête de Pessah, qui célèbre la Sortie d’Egypte des Hébreux.
[6] Le Grand Sanhedrinest un tribunal comprenant 71 membres alors que le Petit Sanhedrin comprenait 23 membres.
[7] Un scribe était un personnage important à l’époque où tout le monde ne connaissait pas l’écriture. Il avait pour mission de rédiger la loi dans les parchemins sacrés.
[8] Artaxerxés est peut-être Assuérus qui soutient les Juifs face à un complot déjoué par Esther ; Dans la tradition juive, cet évènement est célébré par la fête de Pourim.
[9] Après leur retour en Judée de nombreux Juifs épousent des femmes étrangères : les Moabites, Samaritaines.
[10] Néhémie est considéré comme le principal maître d’œuvre de la reconstruction des murailles de Jérusalem, et comme l’auteur principal du Livre de Néhémie.
[11) La lecture publique concerne les 5 livres de la Torah
[12] Arrienest un historien romain de langue grecque (v.95-v.175). Arrien prit le surnom de Xénophon, en hommage à l’élève de Socrate.
[13] Les Juifs vouaient une grande reconnaissance à Alexandre au point qu’ils donnent son nom à leurs enfants.
[14] Le mois de Kislev fait partie du calendrier hébraïque.
[15] Saducéens : cesont les membres du clergé à l’époque du Premier Temple dont le Grand Prêtre était Sadoq[]
[16]Pharisiens : membres d’un groupetrès exigeant dans l’observation des commandements et des préceptes de la Loi écrite et orale.Peroushîm veut dire « séparés ». Les pharisiens constituent une grande partie des juifs des premiers siècles.
[17] Esséniens : ce sont les membres d’une communauté juive, fondée vers le IIesiècle av. J.-C. Les principaux groupements s’établirentsur les rives de la mer Morte. Les éléments connus sur ce groupe proviennent de Philon d’Alexandrie, de Pline l’Ancien et de Flavius Josèphe.
[18] Pompée le Grand est un général et homme d’État romain (-106 à – 48).Il fut marié cinq fois et épousa notamment Julia, la fille de Jules César.
[19] On peut lire dans Le traité de Soucca : « Qui n’a pas vu Jérusalem dans sa splendeur, n’a jamais vu une ville splendide », dans Le traité de Kiddouchin on lit : « L’univers a été doté de dix mesures de beauté : neuf ont été attribuées à Jérusalem et une seule pour le reste de l’univers », selon l’ouvrage Aboth de Rabbi Nathan 28, « Il n’y a pas de beauté comme Jérusalem. »
[17] Eucharistie ; sacrifice chrétien. En mangeant l’hostie le chrétien absorbe l’esprit du Christ.
[18] Le récit des Actes des Apôtres, cinquième livre du Nouveau Testament, Le récit débute avec l’Ascension suivie de la Pentecôte et relate les débuts de l’Église primitive qui se constitua autour des Apôtres à Jérusalem et se répandit ensuite en Judée, Galilée et Samarie et dans les communautés juives de la diaspora, avant de se séparer d’elles.
[20] Claude Duvernoy, Le sionisme de Dieu, Centre de diffusion Suisse 1976.
[21]Christ vient du mot grec Christos qui signifie Messie
[22] Talmud : en hébreu, enseignement. Ensemble des écrits tirés des enseignements des rabbins, de la loi orale, interprétation de la Bible hébraïque. Il est composé d’un texte central, la Michna (IIe siècle) et d’un commentaire de cette Michna, la Guemara (Ve siècle). Il existe deuxcompilations talmudiques : le Talmud dit de Jérusalem et le Talmud de Babylone
[23] Cf. Le Talmud de Babylone.
[24]Rabbi Akiva est l’un des plus importants maîtres de la troisième génération de docteurs de la Mishna (IeIIesiècles)
[25]Simon BarKokhba fut un patriote juif, et le chef de la dernière révolte des juifs contre l’empire romain.

Ville D’Élection
Reflet de la Divine demeure
Ville Royale, établie par David
Pour sa messianique lignée
Ville de Sainteté
Initiée à travers ses prêtres
Au service de L’Unique Révéré
Ville éprouvée
Site de toutes les convoitises
Ville solitaire
Longtemps endeuillée
Ville éternellement attachée
A ses serments de Fidélité
Ville de toutes les mémoires
De notre longue histoire
Des lustres du passé
Des douloureuses traversées
Des déchirures, des silences
Des séparations forcées
Des souillures, des offenses
Des soumissions imposées
Ville qui, épousant le Temps
Patiemment attendait…
Ville qui espérait
Le retour de ses enfants exilés
Ville retrouvée par ceux
Qui n’ont jamais cessé de t’aimer
Non pour te ravir et t’enchaîner
Mais pour te reconstruire, te parer
Des neuf parts de beauté
Dont le ciel t’a dotée
Ville, malgré les années
Belle et sans rides
Souriant à nos espérances
A tes constructeurs, à tes bâtisseurs
Venus de loin te relever
Ville qui ne s’est jamais reniée
Qui relève la tête, métamorphosée
Sous des traits de modernité.
Ville toujours en quête
De son intrinsèque pureté
Ville en marche
Vers les temps rédimés, retrouvant
La voix de ceux qui ont prophétisé
Ville qui aspire au vieux rêve du voyant
Faire de Toi Jérusalem
La Ville Habitée du Souffle
De La Divine Présence
De Lumière Révélée et de Paix.
Yérouchalaïm    A B (2015)

1 COMMENT

  1. BEIT AMIKDACH

    Cuando los Poderes se hunden y que sus mentiras fluyen,

    Cuando las Leyes se vuelven caducas bajo la Historia al galope,

    Cuando las estrategias se soplan, sobrepasadas por el Espíritu,

    El Eprit del nuevo Mundo que se anuncia,

    Entonces es el Final del Tiempo de las Naciones,

    La Llegada del Nuevo Orden Mundial,

    Aquél que Moïse, hace 4000 años, ha establecido.

    , El Príncipe Pharaonique, promovido a las más altas filas, se le atascó los privilegios, el poder y el egoísmo monstruosos del sistema.

    Aplastó las raíces de este mundo para unirse a un Pueblo de Esclavos y en el desierto, concebir el único Sistema Eterno.

    El que eleva al Hombre a su Tamaño Legítimo y a su Felicidad Auténtica:

    La Ley de Apoyo.

    No una religión sino la estructura social de la Aparición del Hombre a sus Dimensiones Divinas y a la Admiración de la Vida.

    Y en el Desierto de Sinaí, Apoyo amasa un Pueblo de esclavos en esta nueva Dimensión, indestructible, eterna y divina:

    El Beit Hamikdach – Santuario a los 2 pilares:

    El Cohanim y el Léviime, que en la luz del Thora, por vocación se consagra de generación en generación al Servicio de Israel; y por su Aparición levantan a cada Hombre a su vocación en Cumplimiento que se les da prueba.

    El Beit Hamikdach – Paz, Justicia, Amor cuando en Cumplimiento, el Poder se ejerce sin Posesión.

    El Beit Hamikdach – Secreto del Pueblo de Israel, envidiosamente ocultado a las Naciones…

    Hasta que el Imperio Romano, en su hegemonía, se choca violentamente;

    Cuando por el Shabbat, la Admiración del Pueblo de Israel se extiende en el Imperio, y que los soldados se adhieren a este Espíritu,

    Sorpresa, escalonando, sacudida, Roma, en su rabia crucifie sus propios soldados que sobre la cruz agonizan, agonizan sostenidos por los estímulos:

    ¡“Yéchoua!¡, Yéchoua!¡, Yéchoua! »

    (En hebreo: ¡Entrega!¡, Entrega!¡, Entrega!)

    Roma destruye Israel,

    Y para borrar todo rastro, llama su Tierra: “el Invadida” – Palestina en hebreo –

    Y para vengarse del Pueblo de Israel, el libro al odio de las Naciones: Pueblo decide, para usurpar mejor toda su herencia y apropiárselo sin temor descubrirse.

    2000 años de persecución de Israel, de odio de Israel, de mentiras – reanudada por el Califas del Islam.

    2000 años de fidelidad a Dios de Israel, Fidelidad incomparable en la Historia de los Hombres.

    2000 años de Poderes que se agotan bajo la subida inexorable de los Hombres hacia su Libertad y su Aparición, trazado por Apoyo.

    Y en cuanto a los ojos del Mundo entero, la Historia aborda la visión de Moïse,

    ¡Entonces, ustedes, el Potentes de la Tierra!,

    ¡Ustedes, el Pueblo del Hombre!,

    ¡Humille su corazón y su Alma!,

    ¡Venga de todos sus Reinos!,

    ¡De todas sus Regiones!,

    ¡Pedir Perdón a Israel!,

    ¡Perdón a Israel para sus crímenes!,

    ¡Perdón a Israel para sus mentiras!,

    ¡Perdón a Israel para su odio!,

    ¡Perdón a Israel para su injusticia!,

    ¡Perdón a Israel para su egoísmo y sus privilegios!,

    Venga a reconocer el Pueblo de Israel,

    La Luz por Moïse,

    La Luz del Mundo que cruzó el Tiempo de una Eterna Verdad,

    Venga a reconstruir la Alianza,

    ¡Y expulsar nunca a Tierra, el egoísmo y los poderes sanguinarios!,

    ¡Para que la Tierra Entera respira la Admiración!

    ¡AMÉN!

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