Il y a 73 ans, jour pour jour, le 29 novembre 1947

Adaptation par Jforum mis à jour le 29.11.2020

Le terrorisme a toujours accompagné l’histoire de l’Israël moderne: c’est une singularité mondiale, et non un artefact conjoncturel.

Le terrorisme préexiste à la naissance même de l’État d’Israël en 1948.

Après la Seconde Guerre mondiale, le nouveau gouvernement élu en Grande-Bretagne, puissance mandataire sur la Palestine, refusa d’abolir le Livre blanc qui limitait l’immigration juive en Palestine, même après la tragédie de la Shoah (épisode de l’Exodus en 1947).

En 1946, David Ben Gourion assuma la charge du portefeuille de la Défense à l’exécutif de l’Agence juive et mena la lutte contre les Britanniques – défiant le blocus instauré par eux, intensifiant les activités de peuplement et, par la suite, remettant en question l’autorité britannique.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait le plan de partage de la Palestine en deux Etats, juif et arabe, qui a permis la réalisation du projet sioniste.

Ce vote historique des Nations unies donnera naissance six mois plus tard, le 14 mai 1948, à la création de l’Etat d’Israël.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne n’arrive plus à maîtriser la situation en Palestine sur laquelle elle avait reçu un mandat de la Société des Nations en 1922.

L’extermination des Juifs d’Europe de l’Est, l’entrée en scène des Etats-Unis au Proche-Orient et la pression exercée par les groupes clandestins sionistes armés notamment ont radicalement modifié le contexte local et international.

Londres confie en février 1947 le dossier palestinien aux Nations unies.

Lors de sa 2ème session ordinaire, après un débat intensif qui a duré 2 mois, l’Assemblée générale de l’ONU vota, le 29 novembre 1947 – à la majorité des 2/3 – le partage de l’ouest de la Palestine en 2 États, un État juif et un État arabe.

Les Juifs devaient recevoir le secteur de la carte indiqué en bleu, dont 75% était des terres désertiques.

Les dirigeants de la population juive de Palestine (appelée le Yichouv) acceptèrent ce plan qui leur accordait un territoire, même diminué.

Quant aux États Arabes, ils le rejetèrent, refusant la création d’un État juif en Palestine quel qu’il soit, faisant valoir qu’il violait les dispositions de la Charte des Nations Unies reconnaissant à chaque peuple le droit de décider de son propre destin.

Le Plan de partage détaille en 4 parties (jointes en annexe à la résolution) : la fin du mandat britannique, le retrait progressif des forces armées britanniques, la délimitation de frontières entre les 2 États, Jérusalem.

Wikipedia

Wikipedia

Jews are dancing as the UN Partition Plan vote results get published, November 29 1947

Selon ce Plan :

  1. La création des États arabe et juif devait intervenir le 1er octobre 1948 au plus tard.
  2. La Palestine était divisée en 8 parties : 3 devaient devenir des divisions juives et 3 des divisions arabes. La 7ème, la ville de Jaffa, devait devenir une enclave arabe à l’intérieur du territoire juif.
  3. Le régime international de Jérusalem, 8ème division, serait administré par le Conseil de tutelle des Nations Unies.
  4. Le Plan indiquait aussi en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que devait formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux Lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

Alliance USA – URSS

Le plan indique en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que doit formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

Jusqu’au bout, les pays arabes à l’ONU qui réclament la création d’un « Etat palestinien unique, démocratique et indépendant » ont tenté de s’opposer à une partition.

Mais ils se sont heurtés à une alliance inattendue en cette période de Guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS, qui a permis de rallier la majorité des deux tiers nécessaire à l’adoption du texte.

Alors que les Soviétiques veulent chasser les Britanniques de Palestine, les Américains ont notamment pris en compte l’influence croissante du judaïsme dans leur pays.

AFP

AFP

Des habitants de Tel-Aviv célèbrent le vote de l’Assemblée générale de l’ONU sur le partage de la Palestine, le 29 novembre 1947

Les dirigeants de l’Agence juive acceptent le plan, mais certains sionistes le rejettent car il est loin de correspondre au Grand Israël auquel ils aspirent. A Tel Aviv, la communauté juive retient son souffle au moment du vote. Puis la foule, en liesse, applaudit.

Les incidents vont alors se multiplier en Palestine, chaque partie cherchant à conquérir une position de force.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël aussitôt après la fin du mandat britannique sur la Palestine. Le premier conflit israélo-arabe éclate le lendemain.

Source1: i24NEWS
Source2: blogtsahal

 

2 Commentaires

  1. Autopsie d’une seconde shoah avortée…
    À moi.
    « Après la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne n’arrive plus à maîtriser la situation en Palestine sur laquelle elle avait reçu un mandat de la Société des Nations en 1922…. »
    En fait, point du tout.
    Elle realisait soudain qu’elle avait d’autres chats à fouetter, surtout que la notion des » droits des peuples à disposer d’eux-mêmes « était le concept en vogue, et que surtout, SURTOUT, le » partage »proposé ne laissait strictement aucune chance de survie à l’Etat Juif…
    Alors, pourquoi dépenser ?
    La Couronne britannique, quelques mois avant, outrepassant son mandat, avait créé de toutes pièces un nouveau pays, offrant princesse anglaise (la mère du roi actuel) pour instituer une royauté toute neuve, et ce sur le territoire congrue de la terre à « partager »!
    Sur près de 80% de la Palestine mandataire, portion syrienne incluse…
    Aussi, le Royaume britannique n’avait que faire d’entretenir armées et matériel de combat, alors que l’Égypte, la Syrie ET la « Jordanie » _ d’abord nommée Transjordanie_ auraient vite fait, après le vote, d’anéantir ces débris sortis des suies des fourneaux nazis, sur des découpes indéfendables !
    Au demeurant, aidés par les republiques islamiques naissantes…
    Cet horrible plan monstrueux _qui vaut aujourd’hui pour peine la destruction, de l’intérieur, du pays d’Angleterre _ valut pour sobriquet national la nomination de  » perfide Albion ».
    Car les paris, à mille contre 1,furent perdus devant la résistance phénoménale des « héros de débris », qui aujourd’hui, ne font plus douter que l’Excellence d’Ysraël, Peuple/Pays, bénéficie d’une aide « miraculeuse ».
    Mais, comme le dit le psalmiste, ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles, mais n’entendent pas…
    Comment un pays, ressuscité de seulement 72 ans, menacé, menant tant de guerres de survie, peut-il être parvenu à ce niveau de vie, et même à aider les autres !
    Et, surtout, SURTOUT, avec quelle JOIE !
    C’est que… L’Eternel, béni soit-Il, est son Ami !!!

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