De Rosh Hashana à Yom Kippour: 10 jours « redoutables  » 

Caroline Elishéva Rebouh mis à jour le 23.09.2020

Un rapide coup d’œil sur ce qui est vraiment indispensable pendant ces dis jours-là :

1-Ne pas omettre en priant la âmida ou shemoné êssré d’insérer les ajouts écrits pour la période des dix jours de pénitence. Dans ces passages, l’on rappelle humblement que D est notre Juge, qu’Il est notre Roi.

2-Avinou Malkenou longue prière dans laquelle nous affirmons que D est notre Père notre Roi, et où sont formulées diverses demandes pour le salut du Peuple tout entier.

3-S’efforcer d’opérer en nous-mêmes de véritables changements et d’ajouter l’observation d’un commandement au moins et être plus scrupuleux dans la casherout par exemple, allumer des bougies pour shabbat, faire netilath yadayim avant de consommer du pain, faire le kidoush le shabbat etc… parmi les 613 commandements il y en a certainement un encore à ajouter à notre palmarès !

4-En faisant teshouva, ne pas oublier surtout d’essayer d’éradiquer immédiatement ce que nous savons ne pas être « comme il le faut » !

5-En partant du principe que le Créateur pardonne à toutes Ses créatures immédiatement, ne pas hésiter et opérer un retour sur soi-même le plus tôt possible.

6- Faire un examen de conscience et demander pardon à son prochain et faire acte d’humilité si besoin est.

7- Faire la tsedaka. Tsedaka n’est pas une aumône ni la charité. Tsedaka de la racine du mot tsedek justice signifie que dans la mesure du possible il faut aider à réparer les injustices sociales existant en agissant par cercles concentriques.

8-Prier sincèrement. Parler à D. Remercier pour ce que nous avons et ce que nous n’avons pas car tout aurait pu être différent. Il y a toujours plus bas que soi. Et penser que 50 portes sont fermées devant nous mais que nous pouvons arriver à les ouvrir une à une, soit par nos prières, par notre repentir, par nos larmes et que nos prières, jointes à nos actes peuvent percer ces portes et arriver devant le Trône Céleste et c’est aussi pour cela qu’il est important de prier au moment de la sonnerie du shofar pour que ces sons stridents accompagnent nos suppliques jusque devant D.

9- Avant Yom Kippour, ne pas oublier de faire les kapparoth : volailles ou poissons tels que les carpes mais aussi de l’argent (voir ci-dessous comment procéder) qui rachètera nos fautes.

10- SHABBAT SHOUVA: le shabbat qui précède Yom Kippour. Il s’appelle SHOUVA à cause de la haftara tirée de la prophétie d’ Osée qui commence par appeler le peuple d’Israël à revenir (faire teshouva) vers D.

Les Kapparots :
Lorsqu’un animal va être sacrifié pour préserver la vie d’une personne (homme/femme/enfant et même fœtus), la personne pour laquelle on va effectuer la kappara devra s’asseoir et courber la tête en avant, « l’officiant » va saisir l’animal de sa main gauche et imposant sur la tête de l’animal sa main droite (à l’instar de l’imposition des mains du Grand Prêtre sur le bouc émissaire) pour le « charger » des péchés du fidèle et il fera tournoyer à trois reprises cette bête au-dessus de la tête de la personne en disant à trois reprises la phrase suivante :

זה חליפתי, זה תמורתי, זה כפרתי זה התרנגול ילך למיתה ואני אלך לחיים
טובים וארוכים ולשלום
Zé halifati, zé temourati, zé kaparati, zé ‘hatarnégol yilèkh lamita vaani élekh léhayim tovim vaaroukim ouléshalom.

Ceci vient à ma place, ceci est ma valeur, ceci est le sacrifice fait à ma place et ce coq/poule/poisson mourra et moi j’irais vers une vie longue et bonne et en paix

Si l’on veut faire un sacrifice en argent : on prendra une somme équivalant le prix d’un poulet de 2 kgs environ et on prononcera la même phrase on remplacera simplement les mots coq par argent de la façon suivante : on prendra la somme d’argent dans la main droite et on tournera à trois reprises au-dessus de la tête en récitant trois fois :

אלה המעוט הם חליפתי, תמורתי, כפרתיאלה המעוט ילכו לצדקה ואני אלך לחייםטובים וארוכים ולשלום

Elé ‘hamaôth ‘hem halifati, temourati, kaparati, élé ‘haméôthyilekhou litsedaka vaani élekh léhayim tovim vaaroukim ouléshalom.

Cet argent vient à ma place, ceci est ma valeur, ceci est le sacrifice fait à ma place et cet argent ira à la tsedaka et moi j’irais vers une vie longue et bonne et en paix.
Il est à recommander de parer la maison et de mettre une belle nappe blanche sur la table.
Selon les communautés, certains visitent les tombes de parents dans les cimetières à la veille du premier nissan et/ou du 1er eloul mais d’autres attendent la veille de kippour pour cela et en profiter pour entretenir les pierres tombales.
A la veille de Yom Kippour, on allume des veilleuses à la mémoire des disparus et on a coutume de multiplier les lumières dans la maison. De même qu’on rappelle les noms des disparus lors du Yizkor ou Azkarat néshamoth à minha de Kippour.

Caroline Elishéva Rebouh

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.