An Indian Jew blows a 'Shofar', a musical instrument used in Jewish religious ceremonies made from the horn of a Ram during the 'Tashlikh' ceremony during Rosh Hashanah, the two-day Jewish New Year that began Wednesday at sunset, at a dockyard in Mumbai, India, Thursday, Sept. 13, 2007. The 'Tashlikh' ceremony is a long-standing Jewish practice performed on the afternoon of Rosh Hashanah, where the previous year's sins are symbolically cast off by throwing pieces of bread, or a similar food item, into a large, natural body of flowing water. Judaism was one of the earliest religions to arrive in India and about 6,000 Jews still remain, most of them in Mumbai and nearby Thane. (AP Photo/Gautam Singh)

D’Auschwitz à New York, le long voyage d’un instrument rituel juif

i24NEWS – AFP 23 septembre 2019 à 21:31

Une corne de bélier, devenue un instrument de musique religieuse juive joué derrière les barbelés d’Auschwitz, a été présentée lundi pour la première fois publiquement à New York, où elle va être intégrée à une exposition événement.

Ce shofar, objet liturgique dont le son est un appel à la miséricorde, a été transmis par un co-détenu à Chaskel Tydor, prisonnier à Auschwitz, lors d’une “marche de la mort”.

Lors de ces marches, les nazis ont forcé les prisonniers à se rendre à pied, en plein hiver, dans d’autres camps pour fuir l’avancée des troupes soviétiques.

Après avoir survécu, Chaskel Tydor est parti s’établir en Israël, avant d’émigrer aux Etats-Unis.

Il a conservé jusqu’à sa mort, en 1993, le shofar, qui est resté dans la famille jusqu’à sa présentation lundi par sa fille, Judith Tydor Baumel-Schwartz.

Toute pratique de la religion juive était interdite dans les camps de concentration et d’extermination nazis, sous peine de mort.

Cela n’a pas empêché des prisonniers d’utiliser, selon plusieurs témoignages, le shofar, qui émet un son puissant, proche de la corne de brume ancienne ou de l’olifant (instrument médiéval), dans l’enceinte d’Auschwitz, au péril de leur vie.

Même pour ceux qui n’étaient pas croyants, c’était un acte de pur défi”, a expliqué Michael Berenbaum, l’un des commissaires de l’exposition “Auschwitz. Not long ago. Not far away” (Auschwitz, il n’y a pas longtemps, pas très loin), au sein de laquelle le shofar va être intégré.

Pour lui, cet instrument a été fabriqué à Auschwitz “précisément parce que c’était interdit”.

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