Isaïe « Réveille-toi, réveille-toi! Debout, Jérusalem! » (vidéos)

Guitel Benishay

Haftara Choftim: entre désespoir et espoir impatient avec Rony Akrich ( photo) et Nathalie Szerman.
La haftara de Shoftim est la quatrième des sept haftarot de consolation lu dans les semaines qui suivent Tisha B’Av.

 

Elle  est tirée du livre d’Isaïe, prophète qui vécut à l’époque de l’exil babylonien et  consola Israël avec des prédictions réconfortantes sur le retour à Sion. Elle commence et affirme un absolu: “C’est moi, c’est moi qui vous console! ” (51:12)

Il continue d’utiliser un langage métaphorique, Isaïe decrit les personnes en émoi qui sont sauvées par Dieu – «Rapidement le captif verra tomber ses chaînes; il ne mourra pas dans son cachot et le pain ne lui fera pas défaut.» (51:14) et «Tes enfants, défaillants, gisent au carrefour de toutes les rues comme le buffle pris au piège» (51:20). Tous ces gens viendront louer Dieu, promet Isaïe.

Il décrit aussi Jérusalem comme l’élu de Dieu, avec un statut particulier. Une Jérusalem détruite et endeuillée, mais Dieu déclare que ses bourreaux obtiendront ce que ils méritent.

La haftarah atteint son apogée avec une proclamation de triomphe classique et souvent citée: «Réveille-toi, réveille-toi! Debout, Jérusalem! Tu as été abreuvée, par la main du Seigneur, du calice de sa colère; la lie de la coupe du vertige, tu l’as bue, tu l’as épuisée. “(52: 1)

Les versets suivants rappellent le poids de l’exil et expriment l’espoir de la grandeur de la future rédemption promise.

La haftarah se termine par une clameur divine pour le départ du peuple hors de l’exil – ce qui n’était pas encore évident au moment de la prophétie d’Isaïe. « Éloignez-vous, éloignez-vous, quittez ces lieux! Ne touchez à rien d’impur! Sortez de son enceinte; purifiez-vous, vous qui portez les armes de l’Eternel. Car ce n’est pas avec une hâte éperdue que vous vous échapperez, ce n’est pas dans une fuite précipitée que vous partirez; mais l’Eternel sera votre avant-garde, votre arrière-garde le Dieu d’Israël. » (52: 11-12).

Guitel Benishay

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