Les  campagnes BDS et officines apparentées, dopées par le rapport d’Amnesty International

A Toulouse, le Collectif Palestine Vaincra appelle au boycott de la BNP, renommée «  Banque de l’apartheid » . Ce Collectif pro-palestinien «  exige l’arrêt des investissements d’entreprises françaises en Israël, notamment dans les colonies illégales de Cisjordanie. C’est le cas de BNP Parisbas qui contribue au financement de 33 entreprises directement impliquées dans la colonisation de la Cisjordanie. Dénonçons cette banque de l’apartheid ». Tout ceci accompagné d’une pétition qui se trouve dans un site commun destiné « à inviter » le conflit israélo-palestinien dans la campagne présidentielle.

Comme le disent régulièrement des personnes bien intentionnées : ce n’est pas grave. Non, effectivement rien n’est grave, si ce n’est la mort. Pourtant la présence dans l’espace public, à Toulouse particulièrement, où quasiment, chaque jour à l’Université, dans les rues, aux sorties de métro, de la diabolisation d’Israël n’est pas anodine. D’ailleurs Toulouse, où bientôt seront commémorées les victimes de celui précisément «  qui voulait venger les enfants palestiniens » semble être devenue la capitale de la haine anti Israël.

Cour d’Appel pour le boycott de Teva

Cet appel au boycott survient quelques jours après la comparution devant la Cour d’Appel de Lyon de la présidente d’Europalestine pour l’appel au boycott de la société pharmaceutique Teva. Une petite précision : un sticker vendu à apposer sur la carte Vitale pour clamer  Teva, j’en veux pas et Boycott Teva aurait trouvé 300 000 adeptes, selon les propos d’un activiste de ce groupe. A 1,40€ , le sticker, soit 420 000€, il est utile de rappeler que la haine d’Israël et des juifs est un fonds de commerce sans gros investissement et très rentable. De plus , désormais une formation est proposée par BDS à ceux qui veulent eux aussi répandre et inciter à la haine d’Israël, qui tue.

Un film qui bien sûr accuse Israël

Quant à Paris, prolifèrent les affiches pour le film «  Little Palestine ». On peut y voir un poignant regard d’enfant ainsi que la mention, ajoutée récemment «  Un très grand film qui se dresse face à un crime contre l’humanité », extrait d’une critique signée de Politis. Quiconque voit l’affiche ne peut que penser à Israël. Aucune mention de la Syrie, où se déroule film: le passant pressé ne verra que ce qui lui est répété depuis tant d’années, les enfants palestiniens ne peuvent se  trouver maltraités que par Israël. La concomitance avec la sortie du rapport d’Amnesty International résonne et amplifie l’impact.

Dans ce rapport, plus que contestable, et contesté, voire rejeté, Israël est accusé de crime contre l’humanité au motif de discriminations violentes et d’apartheid. Or, ce film «  Little Palestine » présente la vie dans un camp syrien , le camp de Yarmouk, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du monde,  qui fut de 2013 à 2015, assiégé par le régime de Bachar El Assad. On ne manquera pas de voir quelques similitudes de plans entre les rues de ce camp où marchent des files de personnes et quelques images de ghettos, le hasard certainement. Ce qui devait apparaitre comme un acte d’accusation contre le régime syrien nous donne à voir lors de manifestations, le slogan «  Palestinens, syriens, un seul peuple » et le seul coupable ce « ils » dont il est question doit être Israël. Le drapeau palestinien géant brandi  ne peut manquer de faire voir, en creux, Israël, ce qui est clairement mentionné dans la dernière image du film « Avant notre retour en Palestine ». Ainsi, le film en semblant dénoncer les syriens, finalement se retourne contre Israël, inévitablement toujours à la racine de tous les maux pour ces réfugiés, les seuls au monde à bénéficier de l’aide colossale de l’Unrwa et les seuls au monde dont le statut est déclaré héréditaire, où qu’ils soient dans le monde.

Evelyne Gougenheim

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.