HoCHa’aNa RaBa: un jour spécial pour réparer les fautes?

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Hocha’ana Raba 2019

De la soirée du samedi 19 octobre

À la soirée du dimanche 20 octobre

Le septième jour de Souccot est appelé Hocha’ana Raba. Ce jour-là, on abonde en étude de la Torah et en supplications.

Il est dit dans le Midrach: « Hachem a dit à Avraham Avinou : Je suis unique dans Mon monde et tu es unique dans ton monde.Dans le futur, Je donnerai à tes enfants un jour spécial afin de réparer leurs fautes, c’est Hocha’ana Raba. Si les fautes de tes enfants n’ont pas été réparées pendant Roch Hachana, elles le seront à Yom Kippour. Et sinon, elles le seront à Hocha’ana Raba ». (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.436)

Les Sages ont donné une parabole pour nous faire comprendre ceci : « Lorsque le lion rugit, qui ne reste pas figé de crainte ».

Arié (lion, s’écrit en hébreu : “aleph-rèch-youd-hé”), ce sont les premières lettres des mots « Eloul (commence par “aleph”), Roch (commence par “rèch”) Hachana, Yom (commence par “youd”) Hakipourim, Hocha’ana (commence par “hé”) Raba.

Car tous ces jours-là sont des jours de repentir et de pardon pour le Peuple d’Israël. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.436)

Que veillent les “endormis”

Le Peuple saint d’Israël a pour coutume de rester toute la nuit éveillé pendant Hocha’ana Raba.

Ils étudient la Torah, en suivant l’ordre “Krié Mo’ed” et lisent le ‘Houmach Dévarim, le Midrach Rabba sur la Paracha “Vézot Habérakha” et après le milieu de la nuit, tout le livre des Téhilim avec quelques paragraphes des supplications jusqu’au petit matin. (‘HazonOvadia Souccot, p.438)

Les textes qu’il est important de lire cette nuit-là se situent dans la première moitié de la nuit.

Ainsi, il sera préférable d’organiser la venue des fidèles au Beth Haknesset au moins deux heures et demie avant le milieu de la nuit.

Ceci, afin qu’à ‘Hatsot (milieu de la nuit), ils aient déjà terminé de lire le ‘Houmach Dévarim.

Et non, comme dans certaines communautés, où l’on commence tardivement et l’on rate ainsi le principal du “Tikoun” de la nuit. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.438)

Si l’on sait qu’on ne pourra pas rester éveillé toute la nuit, l’attitude correcte à adopter sera la suivante : on devra lire, au début de la nuit, tous les textes mentionnés sauf les Téhilim, puis on ira un peu se reposer, sur son lit, dans la Soucca.

Quand on se lèvera, on fera les ablutions des mains, on dira la bénédiction sur celles-ci et les bénédictions de la Torah. Puis, on lira les Téhilim avec l’assemblée et le matin avant la prière, on ne redira pas les bénédictions de la Torah.

Si on mange un peu de gâteau pendant cette nuit d’étude, on prendra soin de ne pas en manger une quantité de Kabétsa [54g] en dehors de la Soucca, comme c’est expliqué plus loin.

Les bénédictions du matin

Celui qui a veillé toute la nuit récitera au lever du jour les bénédictions du matin et les bénédictions de la Torah, excepté la bénédiction “‘Al nétilat yadaim”.

Il fera les ablutions des mains sans bénédiction. Il ne dira pas non plus la bénédiction “Acher yatsar”, sauf s’il a satisfait ses besoins.

Cependant, il y a certaines personnes, parmi les achkénazes, qui ont l’usage d’écouter les bénédictions du matin et les bénédictions de la Torah de quelqu’un qui a vraiment dormi, qui aura l’intention de les acquitter de l’obligation.

En tous cas, l’habitude des séfarades est différente, chacun dit les bénédictions, et même les achkénazes seront autorisés à les dire eux-mêmes (Comme il est expliqué dans la livre de la même série sur Chavouot).

L’aube (‘Amoud Hacha’har)

Le moment de l’aube est fixé 72 minutes temporaires avant le lever du soleil (Nets ha’hama), et celui qui dit les bénédictions de la Torah avant ce moment, prononce des bénédictions inutiles, d’après le Choul’han ‘Aroukh et la majorité des décisionnaires.

Cependant, il sera permis, selon la loi stricte, de dire les bénédictions du matin à partir du milieu de la nuit (‘Hatsot). (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.438)

La prière du matin

Il sera fort comme le lion et ne s’endormira pas pendant la lecture du Chém’a et de la ‘Amida, afin de ne pas perdre son mérite. Il sera bon que l’officiant ne récite pas la prière sur des airs qui risqueraient d’en allonger la durée, mais qu’il prie mot à mot, légèrement rapidement, afin que les fidèles ne s’endorment pas.

Après la récitation du Hallel, il est d’usage que les fidèles tournent autour de la Téva sept fois avec leur Loulav. En faisant ces Hakafot autour de la Téva qui ressemble au Mizbéa’h, nous pourrons faire tomber les murailles de nos ennemis et les éliminer, de la même manière que les Bné Israël firent sept fois le tour de Jéricho jusqu’à en faire tomber les murailles. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.436)

La Mitsva de frapper les ‘Aravot

  Après la prière de Moussaf, on prendra cinq ‘Aravot attachées ensemble, dont la longueur est au moins de trois téfa’him (24 cm), et on les frappera cinq fois, et pas plus, sur un sol non carrelé, afin de perpétrer l’usage que les Néviim ont instauré pour le peuple. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.440, p.443)

A chaque coup donné contre le sol, on pensera à l’une des cinq lettres suivantes, dans l’ordre : Mém-Noun-Tsadik-Fé-Khaf(sofit). (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.440)

Dans la mesure où certains disent que les Mitsva des ‘Aravot s’accomplit en les agitant, et d’autres qu’il faut frapper le sol avec, il est bien d’être rigoureux et de l’accomplir des deux manières. (Rama, Chap.664, §4 ; ‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.444)

“Nichmat Kol ‘Haï”

L’usage est qu’après cette Mitsva, on retourne dans la synagogue ouvrir le Heikhal et entonner ensemble le passage “Nichmat Kol ‘Haï” jusqu’à « Ou mé’olam vé’ad ‘olam ata Kel ».

Ensuite, on prononce la phrase suivante :

« Haréi ana’hnou mékablim ‘aléinou bli néder kabalat guémoura lomar ‘nichmat kol ‘haï’ béyom hocha’ana raba léchana habaa, baèt hazot a’har téfilat cha’harit ou moussaf. Véyéhi ratson milifnéi Avinou chébachamaïm chéya’htom otanou béssefer ‘haïm tovim, vénizké véni’hié chanim rabot né’imot, vénaguila vénismé’ha biyéchou’atékha », « Voici nous prenons sur nous, sans promesse, la charge importante de dire “Nichmat Kol ‘Haï” le jour de Hocha’ana Rabba pour l’année à venir, à ce moment-là après la prière du matin et de Moussaf. Que ce soit la volonté de notre père qui est dans les cieux, qu’Il nous inscrive dans le livre de la vie et que nous méritions de vivre de longues et bonnes années, que nous nous réjouissions lors de Ta délivrance ». (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.444)

Le Rav Hagaon David Pardo écrit que celui qui à des soucis, dira qu’il prend sur lui de dire « Nichmat Kol ‘Haï », dès qu’Hachem l’en aura sorti. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.444)

“Chnaïm Mikra Vé é’had Targoum” – deux fois le “Verset” et une fois la “Traduction araméenne”.

Le jour de Hocha’ana Rabba, on lira deux fois le Mikra (c’est-à-dire les versets de la Torah) et une fois le Targoum (partie traduite du texte, écrite en marge de la Paracha, appelée Targoum Onkélos) de la Paracha “Vézot Habérakha”.

Si on a oublié ou que l’on n’a pas eu la possibilité de le faire, on les lira la nuit de Sim’hat Torah ou le matin avant la prière. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.403)

Il est difficile de s’en séparer

Avant d’aller à la synagogue pour la prière, le soir de Sim’hat Torah, on rentrera dans la Soucca et on dira : « Yéhi ratson miléfanékha Hachem Elokaï vElokéi avotaï chébizkhout kioum mitsvat Soucca zot chékiamnou ni’hié vénizké léchana habaa léchev bé Souccat ‘oro chel Léviathan ».

« Que ce soit Ta volonté Hachem notre D.ieu et D.ieu de nos pères que par le mérite de l’accomplissement de cette Mitsva de Soucca que nous avons réalisée, nous vivions et nos méritions l’année à venir de nous asseoir dans la Soucca faite de peau du Léviathan (La Soucca du Machia’h) ». Comme il est dit (Yiov 30, 21) : « Cribleras-tu sa peau de dards et sa tête de harpons barbelés ». (Kol Bo ; Rama Chap. 667)

Extrait du livre “Lois & Récits de Souccot” aux Editions Torah-Box

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Pourquoi a-t-on l’habitude d’utiliser des Aravots le jour de Hochana Raba ? Est-ce un minhag-habitude ? Quel est le sens ?

La mitswa de la ‘arava est stipulée dans une michna :

« Comment exécutait-on la mitswa de la ‘arava ? Il y avait un endroit sous Jérusalem appelé Motsa . Les gens y descendaient et ils y recueillaient des brassées de feuilles de saule ( ‘aravoth ), que l’on dressait sur les côtés de l’autel, le haut des branches s’inclinant au-dessus de celui-ci. On faisait retentir [au chofar ] les sons de teqi‘a , de terou‘a et de teqi‘a . On effectuait chaque jour une procession autour de l’autel, et l’on récitait : Ana Hachem hochi‘a na ana Hachem hatsli‘ha na (“De grâce, Hachem , viens à notre secours ! De grâce, Hachem , procure-nous la réussite !”). Ce [septième] jour-là, on effectuait sept processions autour de l’autel… » ( Souka 45a).

On sait que le saule présente cette caractéristique de pousser au bord des cours d’eau, et que la fête de Soukoth marque la fin de la saison sèche.

Le cérémonial des ‘aravoth était ainsi destiné, avec celui de la sim‘hath beith ha-choéva (« fête de l’arrosage »), à rappeler au peuple que Hachem lui avait fourni de l´eau durant son séjour dans le désert. Par ailleurs c´était aussi une manière de Lui demander la pluie pour les cultures de l´année qui commençait.

Quant à la question de savoir si ce cérémonial est une mitswa ou un minhag , elle fait l’objet d’une controverse talmudique ( Souka 44b), avec son corollaire : Doit-on ou non réciter une berakha avant d’y procéder ?

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