Syrie : les paras russes en route vers le triangle des frontières©

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 Apparemment, ils ont conservé le marteau et l’enclume à l’intérieur de l’étoile rouge, sur le béret. Symboles que les temps jadis de la grande gloire de l’armée rouge ne sont pas encore totalement estompés?
Les parachutistes russes en mouvement vers le triangle de la frontière syrienne

Les tensions militaires aux frontières de la Syrie avec l’Irak et la Jordanie ont franchi un nouveau cap, dimanche 21 mai, au deuxième jour du voyage à l’étranger de Donald Trump, avec l’arrivée du premier contingent de troupes russes dans le Sud de la Syrie afin de prendre position juste en face des unités d’élite de la colaition menée par les Etats-Unis.

DEBKAfile’s military sources report that, as the US president was preparing to cap his two hectic days in the Saudi capital with a major speech on Islam, before flying to Jerusalem, a Russian contingent of paratroops and special forces arrived at Suweida. It linked up with the Syrian army, Hizballah and other pro-Iranian allies already poised to take on the US, Jordanian, British and Norwegian elite units for control of the strategic 600km long Syrian-Iraqi border and its key crossings.

Les sources des renseignements militaires de Debkafile ont révélé qu’alors que le Président américain s’apprêtait à passer ses deux journées trépidantes dans la capitale saoudienne, en plaçant un discours majeur sur l’Islam, avant de s’envoler vers Jérusalem, un contingent russe de parachutistes et des forces spéciales est arrivé à Suweida, capitale du Jebel druze. Il a fusionné avec l’armée syrienne, le Hezbollah et d’autres milices supplétives pro-iraniennes déjà positionnés pour faire face à la prise de contrôle par les unités d’élite américaines, jordaniennes, britanniques et norvégiennes, de la frontière stratégique syro-irakienne, longue de 600 kms et de ses principaux points de passage.

Nos sources affirment que les parachutistes russes sont détachés pour leur nouvelle mission de la 31ème Brigade russe stationnée en Syrie, aux côtés de combattants appartenant aux forces spéciales Spetsnaz.

Ce sont les premières forces terrestres que Moscou envoie vers le Sud de la Syrie, où, jusqu’à présent, les opérations russes se cantonnaient à des frappes aériennes épisodiques.

Selon des sources militaires syriennes, les troupes russes ne seraient là que pour entraîner et diriger les unités de l’armée syrienne combattant dans cette partie de la Syrie. Cette allégation fait écho aux prétentions américaines disant que leurs forces spéciales ne se trouvent dans la même région uniquement qu’en soutien des rebelles de l’Armée Libre Syrienne qu’elles ont entraîné en Jordanie.

Quoi qu’il en soit, on trouve maintenant positionnées ,nez à nez les troupes aussi bien américaines que russes. Chacune se tient derrière les forces qui rivalisent pour la prise de contrôle de la frontière syrienne avec l’Irak et le passage crucial d’Al Tanf qui est situé dans le triangle frontalier entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie.

Les Etats-Unis et l’Administration Trump sont résolus à conserver ce pactole et à empêcher qu’il ne tombe entre les mains de l’Iran et des milices chiites dans la poursuite de son stratagème visant à ouvrir les routes terrestres à Téhéran, vers la Syrie et la Méditerranée. Moscou, par son nouveau déploiement de dimanche, signale dans le même temps son approbation de la tentative militaire syro-iranienne visant à déjouer les plans de Washington.

Samedi, comme JForum l’a évoqué, les forces syro-iraniennes et du Hezbollah ont relancé leur avancée vers la frontière irakienne, deux jours après avoir subi de lourdes pertes à cause d’une frappe américaine ou jordanienne de la coalition. Les sources militaires syriennes ont signalé la prise de la région de Suweida et de 60 km2 supplémentaires. Cela les rapprochent du passage terminal stratégique d’Al-Tanf à l’intersection des trois frontières de la Syrie avec l’Irak et la Jordanie, détenu jusqu’à présent par les forces des opérations spéciales américaines et d’autres unités britanniques, jordaniennes et norvégiennes.

L’arrivée, dimanche, des troupes terrestres russes dans cette région ardemment disputée offre un test acide pour vérifier la validité des garanties de Donald Trump à la famille royale saoudienne et aux dirigeants arabes du Golfe, quant à la résolution de son administration de garder la maîtrise des offensives militaires de l’Iran à travers tout le Moyen-Orient, y compris pour le Hezbollah et de reléguer dans le passé leurs déprédations en Syrie en Irak et au Yémen.

Le succès de l’opération militaire dirigée par les Etats-Unis afin de prendre le contrôle et de tenir la frontière syro-irakienne attirerait à Trump toute la gloire et le soutien de ses alliés. Mais une défaite dans une bataille sur le terrain aux mains des troupes russo-iraniennes appuyées par la Syrie et le Hezbollah ferait fondre les gains de son premier voyage au Moyen-Orient.

 DEBKAfile Reportage Spécial 21 mai 2017, 5:07 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski

1 COMMENT

  1. c’est très domage, la russie aurait fait ou envisagé de le faire depuis très longtemps avant que l’amérique renforce ses positions et ses soutiens aux autres groupes en syrie. je suis dsl de constater que la russie n’a toujours rien compris des méthodes américaines, l’amérique a le feux vert partout parce qu’on l’invite ou si on ne l’invite pas elle joue un rôle de protecteur, et on ne peut pas refuser une protection. la russie a donc pris du retard car l’amérique fait cela en syrie depuis 2014, et le fait depuis plus de 50 ans en europe et en asie, pour quoi contester que l’otan se rapproche de ses frontières? je suis dsl mais la russie allait être chassée de la syrie mais maintenant qu’assad est renforcée, l’amùérique soutient des groupes armés qui vont un jour défier assad.
    mais ce que je ne comprends pas est que depuis la reprise d’alep est, le danger est réduit, il n’y a plus d’attentat parce que daesh perd du terrain, il fallait donc passer à l’étape suivante qui consiste à libérer tout le territoire, et recontrôler toutes les frontières car assad ne contrôle plus les frontières. la russie pouvait envoyer autant de soldat qu’elle veut sans qu’ils risquent leurs vie puisque les choses se sont très nettement améliorer, elle pouvait aussi demander à l’iran d’envoyer autant de soldat pour sécuriser les frontières. la russie n’a pas une vision des choses assez larges, c’est à dire libérer damas, la syrie utile, mais on laisse le reste aux occidentaux. je suis d’accord mais depuis 2017, il fallait changer de stratégie que je viens de décrire. si la russie veut se concentrer sur la syrie utile, l’amérique dit tant mieux et se concentre ailleurs, or, ailleurs c’est aux frontières avec les voisins et alliés de l’amérique et des occidentaux: la frontières jordanienne par exemple. c’est pour quoi s’il y a victoire d’assad elle ne sera pas complète. pôurtant je suis sûr est certain qu’assad aurait aimé proposer cela à poutine car il voulait reconquérir tout le territoire. mais poutine voulant démontrer aux occidentaux qu’il est fort et peut faire quelque chose a manquer de stratégie, comment expliquer que des généraux russes, d’assad et iraniens laissent deir ezzor? l’armée tient bon dans cette zone mais elle va forcément être menacée ou si vous traînez les pieds, daesh va en profiter pour commetre des massacres, or, il aurait suffit quelques frappes régulières sur deir ezzor pour montrer à daesh que deir ezzor n’est pas oubliée, et avant que daesh ne s’y renforce.

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