Vezot Haberakha: les adieux de Moïse – vidéo et chant

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Dans la dernière parasha de Bereshit Yaacov s’adresse et bénit ses douze enfants, pères des douze tribus d’Israël. Isaac a aussi béni ses enfants avant de rejoindre son père.

Ici nous apprenons que Moïse, avant de se séparer de ce peuple qu’il a guidé pendant 40 ans, auquel il a si souvent adressé des paroles de réprimande et pour lequel il a si souvent demandé la Clémence divine, va une fois de plus dans le livre du Deutéronome mettre tout le peuple en garde en attirant son attention sur le fait que l’inconscience amène à la transgression et que la transgression entraîne l’éloignement de la Shekhina et qu’au lieu de bénéficier sans fin des bienfaits de D, le peuple se retrouvera exilé.

D’autre part, si peu de temps avant sa disparition (il s’agit de la dernière journée de Moïse) il ne veut pas être celui qui sème la honte, la réprimande et la rancune à un point tel qu’à cause d’une parole superflue des hommes puissent se rebeller et s’éloigner.

Depuis Moïse, aucun homme n’a eu le mérite d’être l’homme de D. Et des discours de Moïse nous apprenons que même si nous avons eu avec notre prochain des sujets de discorde il est toujours nécessaire de se quitter avec des paroles de bénédictions, de reconnaissance et d’amour.

C’est d’ailleurs ainsi que la longue prière quotidienne (le shemonaessré ou amida) a été construite : on commence à prier en reconnaissant par 3 bénédictions la suprématie et la sainteté divines, puis nous récitons nos demandes et nous terminons par 3 autres bénédictions de reconnaissance et de remerciements dont la bénédiction pontificale.

Depuis le moment où Moïse a reçu son “rôle” de pasteur ou de berger du peuple, Moïse vit dans la proximité du divin plus que n’importe quel prophète à tel point qu’il est appelé dans la Torah : homme de D ou איש האלקים et les commentateurs définissent ainsi : de la plante des pieds à la ceinture il était : איש mais, de la ceinture au sommet de la tête il était entièrement consacré à D. Et nous savons cela déjà car, ainsi que nous l’avons vu dans Bamidbar, A’haron et Myriam ont critiqué כביכול  leur frère de ne plus avoir de vie “conjugale” avec sa femme pour pouvoir être toujours en état de pureté  et pouvoir se consacrer à D à n’importe quel moment.

Au moment où Moïse bénit les enfants d’Israël, D va s’unir à Moïse et va y ajouter la bénédiction de la Tora de manière à ce que la Tora soit toujours le guide du peuple et que cette triple bénédiction soit si puissante qu’elle assurera la pérennité du peuple d’Israël.

La Torah exprime en deux phrases l’actualité et la permanence de l’évènement capital qui se produit : Moïse meurt dans un baiser de D nul ne connaît l’endroit de sa sépulture jusqu’à aujourd’hui cet aujourd’hui qui dure depuis plus de 3,500 ans. Cet aujourd’hui qui fait que nous constatons que depuis tout ce temps, nous avons eu un Moïse ben Maïmon dont le génie philosophique et mystique n’a eu d’égal véritable mais, tel que Moshé Rabbénou, nous n’avons pu célébrer aucun homme tel cet homme ânavmeod tel qu’il est écrit : והאיש משה ענו מאוד.

Et aujourd’hui, nous savons que la grandeur de Moïse et l’exception qui caractérisa sa vie ont fait que : ולא קם נביא עוד בישראל כמשה אשר ידעו ה’  פנים אל פנים.

Se pose ici une remarque à propos du verbe ladaât connaître. Nous savons que lorsqu’on emploie dans la Torah le verbe connaître cela signifie connaître intimement, soit Moïse était si intime avec D qu’il avait sa libre expression avec Lui ce qui nous ramène aux commentaires qui précisent que Moïse était en quelque sorte” l’époux de D”.

Terminons en musique ce cours en écoutant Enrico Macias chanter Ygdal Elohim Hai inspiré d’un texte de Maimonide !

HAG SOUCCOT  SAMEAH 5778 !

Caroline Elishéva REBOUH

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