USA : tolérance zéro à l’islam radical? ©

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Tolérance Zéro à l’égard des foyers mondiaux de terrorisme musulman : le remède de cheval a du mal à passer
L’ordre promulgué par Donald Trump d’interdire les arrivées en provenance de sept pays à majorité musulmane a diffusé une onde de choc à travers le monde, samedi et dimanche. La France, en particulier, appelle à une “réponse ferme” et la République terroriste d’Iran (présent dans la plupart des pays touchés par ce refus de visa) prétend que ce geste serait “un coup de pouce aux Extrémistes” (sic.) et réplique en en faisant autant.
Rappelons, dans l’ordre du deux-poids-deux-mesures, qu’actuellement 16 pays arabo-musulmans refusent toute entrée aux Juifs et que cela n’a jamais scandalisé François Hollande et ses amis Bisounours et autres donneurs de leçons. 

D’autres, cependant, dont Israël,  choisissent d’adopter une position plus mutique à cet ordre exécutif radical consistant à suspendre, pendant 3 mois, les arrivées de réfugiés et à interdire les visas de voyage en provenance d’Iran, d’Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen [Tous pays actuellement foyers d’insurrections et ou de mouvements terroristes].

Le Président François Hollande a exhorté l’Europe à former un front uni et à apporter une “réponse ferme” au Président américain Donald Trump, lors d’une rencontre, samedi, des dirigeants de pays du Sud de l’Union Européenne.

“Nous devons mener un dialogue ferme avec la nouvelle Administration américaine, qui montre qu’elle a sa propre approche des problèmes auxquels nous sommes tous confrontés”, a t-il déclaré de manière très vague, à la fin de la rencontre, alors qu’il était flanqué par d’autres dirigeants qui ont pris part à ce sommet à Lisbonne, au Portugal.

Le Bureau du Première Ministre britannique, Theresa May, qui était en visite aux Etats-Unis à la fin de la semaine dernière, a déclaré observé de sérieuses réserves vis-à-vis de la politique de Trump.

“La politique d’immigration aux Etats-Unis est un problème qui ne concerne que le gouvernement des Etats-Unis, de la même manière que la politique migratoire en Grande-Bretagne reste l’affaire de notre propre gouvernement”, déclare un communiqué de Downing Street. “Mais nous ne sommes pas d’accord avec ce genre d’approche et elle ne fait pas partie de celles que nous prendrons”.

En Israël, bien que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu ait pris position contre la proposition de Trump d’interdire l’arrivée de migrants Musulmans, alors qu’il était encore en campagne, il y a un an, le premier volet de cette politique n’a rencontré que le silence, vendredi.

Malgré tout, Netanyahu a fait l’éloge des déclarations de Trump en faveur d’un mur frontalier avec le Mexique, en soulignant que la barrière construite par Israël à la frontière égyptienne avait endigué avec succès l’immigration illégale.

Le Ministère iranien des affaires étrangères a diffusé un communiqué disant qu’il adopterait une politique de réciprocité par une interdiction d’entrée en Iran contre tous les Américains.

Dans une série de tweets, le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s’est élevé de manière véhémente contre cette mesure :

“#LeBanissementdesMusulmans restera gravé dans l’histoire comme un grand cadeau fait aux extrémistes et à leurs partisans”, déclare Zarif. “La discrimination collective aide au recrutement de terroristes en creusant la ligne de fracture exploitée par les démagogues extrémistes pour gonfler leurs rangs”. [notons que c’est la raison pour laquelle l’Iran jure d’appliquer la réciproque contre les Américains!]

Mais Zarif a ajouté que les restrictions en Iran ne s’appliqueraient pas aux Américains qui disposent déjà d’un visa valide.

“A la différence des Etats-Unis, notre décision n’est pas rétroactive. Tous ceux qui disposent d’un visa seront les bienvenus”, écrit-il.

President Donald Trump holds up a signed Executive Order in the Oval Office of the White House, Saturday, Jan. 28, 2017 in Washington. (AP Photo/Alex Brandon)

Le Président Donald Trump tient en mains l’ordre exécutif signé dans le Bureau Ovale de la Maison-Blanche, Samedi 28 Jan. 2017 à Washington. (AP Photo/Alex Brandon)

Avec plus d’un million d’Iraniens vivant aux Etats-Unis, on s’attend à ce que les restrictions de séjour provoquent le chaos pour les étudiants, les hommes d’affaires et les familles voyageant régulièrement entre les deux pays. Les Juifs d’Iran représentent aussi un nombre important au sein de la communauté des Expats aux Etats-Unis.

Le Premier Ministre de Turquie, Binali Yildarim, qui a accepté environ 3 millions de réfugiés syriens, a sermonné Trump à cause de cette interdiction :

“Vous ne pouvez pas résoudre ce problème (des réfugiés) en construisant des murs. Personne ne quitte sa maison sans raison”, a t-il déclaré. “Ils sont venus ici pour sauver leur vie et celle de leurs familles et nos portes sont restées ouvertes. Et si la même chose se produisait à nouveau, nous ferions la même chose”.

Le Ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a déclaré : “Aimer ses vo fait partie de la tradition chrétienne américaine, dans l’acte d’aider son prochain”.

Et le Ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a souligné que son pays, la france, ne suivrait pas le leadership de Trump.

“Nous avons signé des obligations internationales, aussi le fait d’accueillir des réfugiés fuyant les zones de guerre et les formes d’oppression fait partie de nos devoirs”.

From left to right: Greek Prime Minister Alexis Tsipras, Spanish Prime Minister Maiano Rajoy, French President Francois Hollande, Portuguese Prime Minister Antonio Costa, Cypriot President Nicos Anastasiades, Maltese Prime Minister Joseph Muscat, Italian Prime Minister Paolo Gentiloni pose for a photo at the Southern EU countries summit held at Belem cultural center, Lisbon, January 28, 2017. (AFP/PATRICIA DE MELO MOREIRA)

De gauche à droite : Le premier Ministre Alexis Tsipras, le 1er Ministre espagnol Maiano Rajoy, Le Président Francois Hollande, le premier ministre portugais Antonio Costa, le President chypriote Nicos Anastasiades, Le premier Ministre maltais Joseph Muscat, le premier ministre italien Paolo Gentiloni posent pour la photo au sommet des pays du Sud de l”UE au centre culturel Belem, Lisbonne, 28 janvier 2017. (AFP/PATRICIA DE MELO MOREIRA)

Dans une conversation téléphonique avec Trump, samedi soir, François Hollande a souligné “les conséquences économiques et politiques d’une approche protectionniste”, en ajoutant que le principe de ‘”l’acceptation des réfugiés” doit être respecté.

“Confrontés que nous sommes avec un monde instable et changeant, le repli sur soi est une réponse qui mène à l’impasse”, rapporte le communiqué de l’Elysée.

Hollande a déclaré lors de ce sommet portugais que : “Puisqu’il adopte des mesures protectionnistes, qui peuvent déstabiliser les économies, non seulement d’Europe, mais des principaux pays du monde, nous devons répliquer”.

“Et quand il refuse l’arrivée de réfugiés, alors que l’Europe fait son devoir, nous devons répliquer”.

Le Canada accueille les réfugiés les bras ouverts

Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a réagi à l’interdiction de visa de Trump, en direction des es provenant de certains pays à majorité musulmane en tweetant samedi : “”A ceux qui fuient les persécutions, le terrorisme et la guerre, les Canadiens vous accueillent les bras ouverts, sans tenir compte de votre religion. La diversité est notre force #WelcomeTo[bienvenue au]Canada.”

Trudeau a aussi posté une photo de lui accueillant un enfant syrien à l’aéroport de Toronto, fin 2015. Trudeau a supervisé l’arrivée de plus de 39.000 réfugiés syriens peu après son élection.

 

Selon sa porte-parole Kate Purchase à l’Associated Press : “Le Premier Ministre canadien discutera avec Trump du succès de la politique d’immigration du Canada quand ils se rencontreront (prochainement).

Le Premier Ministre canadien s’est abstenu de critiquer Trump de façon trop virulente afin d’éviter de l’offenserLe Canada entend bien éviter de devenir une cible comme le Mexique. Plus de 75% des exportations du Canada vont vers les Etats-Unis, mais on n’imagine guère un “boycott” canadien des Etats-Unis, alors que le pays du Nord leur fournit 60% de l’électricité de villes comme Chicago…

Brad Wall, Premier Ministre conservateur de la Province canadienne du Saskatchewan, a offert son appui aux propos de Trudeau.

“Sask(atchewan) a accueilli approximativement 2000 réfugiés l’an dernier”, “Nous sommes prêts a assister le gouvernement fédéral : quiconque est bloqué par l’interdiction U.S”.

Le Maire de Toronto John Tory a égaleùment mis tout son poids dans ce débat en soulignant que la ville est la plus diversifiée au monde.

 

Le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Michaël Flynn a déclaré à son homologue canadien que les détenteurs de passeports canadiens, dont les binationaux ne serontpas affectés par cet interdit.

Un peu plus tôt, le Département d’Etat a déclaré le contraire en disant que les binationaux canadiens ^provenant d’Iran, d’Irak, du Soudan, de Somalie, de Syrie, du Yémen et de Libye se verraient refuser l’entrée au cours des trois prochains mois.

Canadian Prime Minister Justin Trudeau, left, greets Georgina Zires, center, Madeleine Jamkossian, second right, and her father Kevork Jamkossian, refugees fleeing from Syria, as they arrive at Pearson International airport, in Toronto, December 11, 2015. (Nathan Denette/The Canadian Press via AP)

©JForum avec agences dont AP. 

5 COMMENTS

  1. Chaque attentat sera mis sur le compte de Trump grâce à la désinformation des médias corrompus ou idéologues

    “http://www.dreuz.info/2017/01/30/interdiction-dentree-aux-etats-unis-ce-que-ne-disent-pas-les-medias/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

  2. C’est fou comme la presse “bien-pensante”, adore et encense Trudeau (1er ministre canadien).
    C’est le chou-chou politiquement TRES correct (difficile de faire plus ou mieux !), faisant face à son voisin Donald Trump.

    Là-bas -comme ici- le fossé entre les “politiciens+journalistes+sondeurs”, et la population se creuse un peu plus chaque jour.
    Bon nombre de canadiens francophones sont attentifs, et voient de façon positive, les premières initiatives de l’administration Trump.
    Là-bas -comme ici- le monde politique craint (avec raison) une contagion de l’effet Trump, ou tout au moins une réelle sympathie dans la majorité des populations, à l’égard de ses initiatives.
    Le vent semble tourné, … Trump a donné un bon coup de pied dans la fourmillière, et à réveiller des esprits fatigués par les discours d’un monde politique sclérosé.

  3. Onde de choc ? cela n`a pas été dit, alors que depuis des années 16 pays Arabes refuse de laisser entrer les juifs dans leurs espaces, même les journalistes juifs porteurs de carte international sont interdit d`y entre ! Alors pourquoi tous ces chefs d`états crient au scandale ? Les juifs s`ont-ils moins important que les Arabes ? On se retrouve toujours devant “deux poids deux mesures” le monde continu à marcher sur la tête.

  4. Mais enfin, que chacun fasse comme il l’a décidé, en son âme et conscience ; parce que un tel pays fait comme ceci et les autres aussi, il faut que les USA fasse comme eux, c’est quand même un comble de faire comme tout le monde ou presque ! Le président actuel a bien le droit d’avoir des avis qui divergent, il a été élu pour ses idées, non ! il est normal de refouler les voyous islamistes du territoire américain, si l’on faisait en France la même chose, cela aurait évité des centaines de morts chez nous. Malheureusement l’Europe est laxiste sous couvert des droits de l’homme, elle veut accueillir tout le monde, sauf les yazidis, les chrétiens d’orient, dont les médias taisent cette tragédie, quelle honte, la protection est pour les voyous de grand chemin, les gens honnêtes sont abandonnés à leur sort, c’est ça l’Europe, c’est elle qui engendre le désordre dans lequel nous vivons, c’est honteux!

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