Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?©

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Pour qui sonne le glas (2)?

 

Sommes-nous prêts pour le feu et le sang ?

 

 

Le 11 décembre 2017, Vladimir Poutine annonçait que les troupes russes allaient se retirer de Syrie. Deux mois plus tard, qu’en est-il ? Le premier mois 2018 a été d’une intensité diplomatique exceptionnelle.

Selon Debkafile, un site israélien spécialisé dans les affaires militaires du Moyen-Orient et particulièrement bien informé, il y aurait eu, depuis l’annonce de Poutine, une rotation des troupes russes. Surtout, Debkafile, fait part de la restructuration de sites militaires russes faisant face aux bases américaines installées au Nord de la Syrie, leur empêchant tout déploiement vers le Sud.

Outre les implantations russes historiques de Latakieh et de Tartous, de nouvelles bases, à Tiyas, Hama et Sheyrat seraient déjà fonctionnelles. Les troupes russes ne se retirent pas. Tout au contraire, les Forces Spéciales Spetsnaz seraient désormais plus nombreuses sur le terrain.

L’aéroport de Palmyre qui est également consolidé par les Russes, permettra le déploiement des milices chi’ites irakiennes, prêtes à déferler, si on en croit les déclarations de Qassem Souleymani, leur commandant.

Si Daesh n’est plus une opposition de taille en Syrie, leur principal opposant sur le terrain, les Kurdes, subissent les attaques turques d’une extrême violence. Elles feraient saliver d’envie les esprits hallucinés de Daesh. Les Jihadistes turcs ont exhibé Barin Kobané, une combattante kurde capturée, dénudée, seins et parties génitales arrachés. Allah ouakbar ! C’est un petit rappel pour se souvenir que la Turquie a été un des principaux pourvoyeurs de l’Etat Islamique.

Bref, en parallèle, les troupes aguerries et pourvues d’un sentiment de réussite géostratégique du Hezbollah peuvent rentrer au Liban. Le cocktail est « détonnant » pour avoir envie d’en découdre. Déjà, les forces Radwan, les commandos du Hezbollah, ont investi les villages frontaliers d’Israël.

En face, Tsahal est constitué de troupes jeunes. La seconde guerre du Liban date de 12 ans. Cela fait fort longtemps que le danger n’a pas été aussi grand. Peut-être ne l’a-t-il jamais été depuis 1948.

Lors d’une interview, le 15 janvier au journal libanais Almayadeen,, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah affirme que la faiblesse de Tsahal, réside en ses troupes à l’esprit confortablement occidentalisé. La victoire arabo-musulmane, ne fait pour lui aucun doute. Sa vision est un conflit généralisé à toutes les frontières d’Israël. Le Hezbollah et l’Iran, grands financeurs et pourvoyeurs du Hamas sont en droit d’attendre un retour, fut-il sunnite. L’argent n’a pas d’odeur. La mise au pas du Hamas de ces dernières semaines par le Hezbollah le rappelle. Ce n’est pas un hasard, non plus, si cette période a vu Daesh tenter de prendre également la main sur Gaza.

Selon le porte parole de Tsahal, de grandes manœuvres [Juniper Cobra 2018] commenceront conjointement avec les troupes américaines début février. Les exercices simuleront une guerre sur plusieurs fronts avec des attaques de milliers de missiles sur des zones civiles. Sur ce point, que les bases russes en Syrie, face aux bases américaines, soient fonctionnelles et désormais opérationnelles n’a rien d’anodin.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, prévient : « Lors du prochain conflit nous ne ferons pas de différence entre le Hezbollah et le reste du Liban. »

Les menaces se font désormais au grand jour et c’est une nouveauté en Israël, pays qui vénère ses services secrets comme des princes.

Le 29 janvier, Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou. La visite s’est poursuivie par la réception à Jérusalem de grands dignitaires russes de la sécurité et de la défense. L’objectif évident des Israéliens est de convaincre Moscou de « lâcher » Téhéran.

La population israélienne est largement préparée à la guerre qui semble imminente.

Le plateau du Golan sépare le Liban de la Syrie. Il est donc parfaitement compréhensible que ce territoire soit considéré non-négociable par Israël. Par contre, pour qui connait un peu Israël, il est évident que le point de vue de Hassan Nasrallah est du registre incantatoire. La force d’Israël est tout au contraire dans la détermination de son peuple.

La question, finalement, se limite à déterminer si Israël devra gérer les inévitables provocations par des réponses proportionnées ou si le conflit sera préventif.

Pendant ce temps, la France se prépare au grand pardon pour ses ressortissants jihadistes et à leur rapatriement. Ils seront priés, sans doute, de ne pas importer le conflit. Nous n’avons pas la volonté des Israéliens. Nous sommes bercés d’illusions.

 

Par Gilles Falavigna

 

 

Mots clé : Moyen-Orient, diplomatie secrète, conspiration contre les peuples,  Islam, Israël, 3e guerre du Liban, géostratégie,  Gilles Falavigna

6 COMMENTS

  1. Situation explosive.
    Pendant ce temps, la France est présidée par un jeune homme qui a connu une attaque pedophile pendant son adolescence.

  2. Je souhaiterais juste que cette guerre n’ait pas lieu pour préserver la vie des innocentes âmes, quelle soit arabe, juif, russe, ….la guerre ne laisse derrière elle que la destruction et le ravage. Aucun parti ne sort gagnant d’une guerre.

  3. Shalom Aleichem,
    personnellement je m’interroge sur Zacharie 1v7 en ce qui concerne une date éventuellement prophétique et suivants v13 notamment. Il ne dort ni ne sommeille…

  4. La façon que vous présentez la situation sur le terrain en Syrie, il est clair qu’une guerre généralisée peut éclater si Israël rentre en action. Nous avons en Syrie l’armée d’Assad, ceux qui combattent Assad, les Kurdes et ce qui reste de Daesch. Les armées d’occupation sont l’Iran, le Hezbollah, les Russes, les Américains et les Turques. Si Israël rentre en action pour attaquer le Hezbollah et l’Iran en Syrie, la question se pose pour Israël si la Russie et son allié le plus proche, l’armée d’Assad se rengeront automatiquement à côté du Hezbollah et l’Iran ou resteront en dehors du conflit. La question se posera aussi si la Turquie prendra position à son tour. Reste l’Amérique qui dans ce dernier cas interviendra directement à côté d’Israël, et dans ce cas les Kurdes iront avec les Américains et avec Israël. Israël a dit en somme à la Russie, restez hors du conflit entre nous et le Hezbollah-Iran ou vous risquez de devoir faire la guerre directement avec l’armée Américaine et nous. C’est tout à fait logique que Poutine envoie ses spécialistes pour évaluer la situation. Poutine joue gros, car depuis 1945 aucun dirigeant Russe n’a osé se mesurer directement à l’Amérique. Poutine peut raisonner ses alliés, l’Iran et le Hezbollah de respecter la ligne rouge tracée par Israël pour garder le statut-quo, s’ils ne l’acceptent pas, alors il leur dira qu’il n’interviendra pas à leurs côtés en cas d’attaque d’Israël. Voilà la situation. Effectivement une guerre est en préparation d’une manière ou d’une autre. La situation sur le terrain est explosif.

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