Selon le clan Hamouri, Macron pratique “le double-standard”

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La France va “exiger” la libération de Salah Hamouri, assure sa famille

La France va "exiger" la libération de Salah Hamouri, assure sa famille
Salah Hamuri, le 19 décembre 2011. (A. GHARABLI/AFP)

Les proches du Franco-palestinien de 32 ans, emprisonné depuis un mois et demi en Israël, étaient reçus à l’Elysée ce lundi.

Le comité de soutien de Salah Hamouri attendait ce jour depuis des semaines. Lundi 9 octobre, sa femme Elsa Lefort, son beau-père Jean-Claude Lefort, et son avocat français Me Bérenger Tourné, ont été reçus par la cellule diplomatique de l’Elysée.

Elsa Lefort s’est exprimée à la sortie de ce rendez-vous sur Periscope, assurant que la France allait “exiger la libération” de son ressortissant auprès d’Israël :

“Nous avons bien compris que l’action de la France ne se limiterait pas à la protection consulaire mais qu’il s’agissait bel et bien d’exiger la libération d’un citoyen français, en l’occurrence Salah Hamouri. Nous restons mobilisés et dans l’attente de résultats.”

Sollicitée pour une confirmation, l’Elysée n’avait pas encore répondu lundi après-midi.

Dossier suivi très attentivement”

Arrêté le 23 août dernier chez lui, à Jérusalem-Est, par l’armée israélienne, Salah Hamouri est depuis placé en détention administrative, sans que sa famille ou ses avocats ne connaissent précisément l’accusation dont il fait l’objet. Les autorités israéliennes le suspecteraient de liens avec le Front populaire de libération de la Palestine(FPLP), une organisation marxiste placée sur la liste des organisations terroristes d’Israël. Une accusation qu’il dément.

Contacté par “l’Obs”, l’Elysée affirmait vendredi que le dossier était “suivi très attentivement”. Et promettait que “le droit à exercer la protection consulaire” pour Salah Hamouri avait été réclamé auprès d’Israël, comme le demandait a minima le comité de soutien du père de famille.

“Le consul général de France a pu rendre visite à Salah Hamouri le 3 septembre, et assister aux audiences. Nous sommes également intervenus auprès de l’ambassade d’Israël en France. […] Emmanuel Macron est tenu informé de la situation de ce ressortissant”, assure l’Elysée.

“Deux poids, deux mesures”

Dans un communiqué publié le 18 septembre, le comité de soutien du Français exigeait du gouvernement qu’il s’engage de toute urgence pour la libération de l’avocat franco-palestinien :

“Nous demandons donc solennellement aux autorités françaises compétentes […] d’intervenir en urgence auprès de leurs homologues israéliens. Nous demandons que le président Emmanuel Macron reçoive la femme de Salah Hamouri.”

Alors que le journaliste français Loup Bureau venait d’être libéré après 51 jours d’emprisonnement en Turquie, les soutiens de Salah Hamouri estimaient que les autorités françaises pratiquaient le “deux poids, deux mesures” :

“Ni les autorités françaises, ni la presse n’ont bougé nettement pour la libération de Salah Hamouri. […] Ce double standard concernant une situation identique [entre un terroriste et un journaliste, sic.] sur le fond ne peut que heurter tous les démocrates [Le FPLP est lié au “régime démocratique des Assad en Syrie et à l’Iran théocratique des mollahs].”

Emprisonné sept ans

De mère française et de père palestinien, Salah Hamouri n’en est pas à son premier passage par les prisons israéliennes.

En 2005, il avait déjà été arrêté, accusé d’avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti ultraorthodoxe Shass et partisan des pourparlers de paix, [malgré les diffamations rédigées à son encontre par le journal antisioniste le Nouvel Obs]. Placé en détention administrative pendant trois ans, il avait finalement été condamné en 2008 par un tribunal militaire à sept années de prison. Après avoir longtemps clamé son innocence, il avait accepté de plaider coupable, afin d’échapper à une peine plus lourde.

Le dossier était devenu une patate chaude pour le gouvernement, embarrassé par l’aveu du Français. En août 2009, le président Nicolas Sarkozy avait écrit aux autorités israéliennes afin d’obtenir “une mesure de clémence”, alors que Salah Hamouri sollicitait une libération anticipée. Sans succès.

Salah Hamouri avait fini par être libéré deux ans plus tard, en 2011, en même temps qu’un millier d’autres détenus palestiniens échangés contre Gilad Shalit, ce soldat franco-israélien capturé par un commando palestinien en juin 2006 en Israël non loin de la frontière avec Gaza.

Après sa sortie de prison, Salah Hamouri avait entamé des études de droit et militait en faveur des droits des “prisonniers politiques” terroristes palestiniens, dont le planificateur architerroriste Marwan Barghouti, coqueluche du Parti communiste français et d’autres officines radicales, omet de souligner France 24]. Le 20 août, trois jours avant son arrestation, il venait de passer l’équivalent palestinien du concours du barreau, rappelle “le Monde”.

M.G. (avec S.B.)

NDLR : A été légèrement modifié par la rédaction de JForum afin de renouer, même de lion, avec un fond de vérité, sachant que le Nouvel Obs milite ardemment contre l’Etat de droit israélien, qui dispose d’un système judiciaire de prévention du terrorisme que certains envient en France… Reste à savoir si Hamouri en tant que tel est plus un agent de propagande du djihadisme laïcisé façon FPLP, proche du régime irano-syrien, ou, actuellement un réel activiste au sein du passage à l’acte, de la commission d’un attentat… Seul un procès équitable, que ne saurait lui refuser le système judiciaire parmi les plus démocratiques au monde, le dira.

8 COMMENTS

  1. Le parti communiste naguère qualifié de “français” par lui même dans sa présentation, tant l’évidence ne sautait pas aux yeux, est en pleine jachère, dans la mesure où il ne sait plus quoi faire pour tenter d’apparaître dans l’actualité. N’oublions surtout pas qu’il a toujours été hostile aux Juifs, suivant en cela l’esprit de son idole, leur gourou, staline, à qui , comble du ridicule et de l’hystérie, il faisait envoyer pour son anniversaire des écharpes, et autres bonnets, tricotés par ses militants. Mais pour ce parti totalitaire, il était ” le petit père des peuples ” Ce parti dictatorial a même toujours minimisé le rôle de ses militants juifs dans la Résistance; ainsi le réseau Manoukian était en grande partie composé de Juifs, mais le p.c. a toujours tenté de dissimuler cette vérité. Donc, esseulé, concurrencé par son ex allié, l’immonde matamore caudillo mélenchiotte, il recherche des causes perdues. Il en a trouvé une avec ce terroriste dont la compagne n’est autre que la fille d’un ancien député communiste.

  2. A son premier emprisonnement d’importance ( selon wikipedia, il y en a un antérieur pour collage d’affiche d’un parti interdit en Israël car terroriste et encore un autre alors encore lycéen – source 11 le figaro – sur wikipedia ) , il avait bénéficié d’un affreux soutien de la part des indigènes de la République notamment – http://indigenes-republique.fr/les-vraies-confessions-du-soldat-guilad-shalit/ – et d’une campagne immonde de France-Palestine pour le comparer au soldat Gilat Shalit pour faire pression d’une façon égale sur le gouvernement français et donc israélien.

    Cette fois-ci, nada, il en a pour un moment, il est au barreau, mais derrière !

  3. Gilad Shalit est resté 5 ans dans les geôles palestiniennes et pourtant ressortissant franco-israélien !
    Alors avec votre franco-palestinien vous n’allez pas nous la faire !

  4. Si la libération de cette raclure est exigée d’Israël par la France, pourquoi Israël ne ferait pas un marché?
    soit la libération de cette raclure contre la libération par le Hamas des israéliens vivants et morts détenus depuis des années à Gaza. Puisque cette raclure est avocat, cela ne devrait pas être trop difficile pour lui d’intervenir auprès du Hamas

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