Qui est maladroit ? Bensoussan ou Jakubowicz ?©

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Qui est maladroit ? Bensoussan (ou Finkielkraut) et Jakubowicz ?

 

J’avais dernièrement affirmé mon entière solidarité avec Georges Bensoussan attaqué par une organisation islamique de France, pour ne pas dire islamiste… Et je concluais ainsi : La Justice française est-elle déjà en train d’appliquer les nouvelles directives d’Eurislam ? Ce nouvel épisode, démontre en tous cas, s’il en fallait confirmation, que la France où l’on traîne les libres penseurs dans les tribunaux (Philippe Valls, hier, Pascal Bruckner aujourd’hui) avant de les assassiner sur les lieux mêmes de leur job, n’est plus le pays des Lumières. Et à ces Lumières, on ne peut même pas leur souhaiter de reposer en Paix, car si l’incendie du Reichstag en 1933 avait ouvert la voie au totalitarisme nazi, on peut se demander : A quand l’incendie du Panthéon ?

Mais aujourd’hui je voudrais dire ma stupéfaction après avoir entendu messieurs Finkielkraut et Jakubowicz, président de la Licra, évoquer d’une même voix ‘’une maladresse’’ de l’accusé. Appréciation d’autant plus choquante qu’elle donne avant même la délibération du tribunal, déjà raison aux accusateurs !

Dans un film documentaire sur le monde de l’école en France de Georges Benayoun, le sociologue franco-algérien Smaïn Laacher avait dit : « donc cet antisémitisme il est déjà déposé dans l’espace domestique. Il est dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif.’’ 

Et Georges Bensoussan avait traduit cela en disant :‘l’antisémitisme, on le tête avec le lait de la mère’’, ce qui n’est pas ‘’une maladresse’’ de traduction, mais un raccourci, remarquable. Car pour téter, telle est la condition humaine, il faut être précisément sur et dans la langue, et pas dans une autre partie du corps, que je sache !

Le sociologue algérien, qui sait lui de quoi il parle, nous dit précisément que l’antisémitisme est déjà là, par la langue et dans la langue qui comme on le sait nous est antérieure, et nous irrigue donc de façon ‘’innocente’’, quasi-inconsciemment, instinctivement, tel le lait de sa génitrice tété par le bébé…

Le sociologue et l’historien, on l’a bien compris, visent un fait de culture, et pour être plus précis de la culture islamique dont les textes fondateurs sont  le Coran, et les Hadiths, pierre angulaire de toute la culture des pays musulmans.

De plus, l’exemple que nous propose le sociologue pour illustrer son propos est dénué de toute ambiguïtés : ‘’Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif.’’ :

Ce constat, que tout connaisseur du monde musulman ne peut démentir, n’implique nullement que tous les musulmans soient automatiquement antisémites, et cela ni le sociologue ni l’historien ne l’ont dit.

Portée par la langue et la culture, ‘’dans l’espace domestique’’, mais aussi dans la rue, par la rumeur ou l’opinion générale, par les stéréotypes langagiers auxquels on n’échappe pas toujours même lorsque l’on est un philosémite musulman[1], à l’école, à la mosquée, dans les media, etc…, la judéophobie n’est pas non plus une fatalité et il y a des musulmans qui résistent à cette culture, domestique et pas seulement domestique, puisqu’elle pénètre tout l’espace social, de l’imaginaire au politique. Ces musulmans-là résistent à titre personnel et peuvent transmettre ce refus à leurs enfants…

Mais dans ce monde musulman qui reproduit ‘’naturellement’’ cette judéophobie par l’enseignement du Coran et des Hadiths par le biais de tous ‘’les appareils idéologiques d’Etat’’, et qui de surcroît est un monde totalitaire où la liberté de pensée et d’expression se paye le plus souvent par la liberté, la mort ou l’exil, combien osent vraiment résister, autrement que dans leur for intérieur, lorsque les enfants en quête d’identification et de conformisme peuvent eux-mêmes devenir des délateurs ? !

Messieurs Finkielkraut et Jakubowicz, c’est vous qui êtes en plein délit de maladresse, pas Bensoussan ! L’univers ashkénaze vous est sans nul doute familier mais vous ignorez tout du monde sépharade et du monde musulman.

Si vous aviez seulement lu quelques pages du Coran ou des Hadiths, ou un seul des multiples livres sur l’alliance des grands chefs politiques et religieux du monde musulman avec Hitler (et notamment le grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, fondateur du panislamisme et du panarabisme), ou plus proche de vous, quelques pages même du livre de Bensoussan ‘’Juifs en pays arabes’’ vous n’auriez pas osé l’accuser, car la ‘’maladresse’’ c’est vous qui la commettez, et à quelques jours du procès, c’est en vérité bien plus qu’une ‘’maladresse’’, que je n’oserai pas ici nommer.

Un constat s’impose quand même : face à la nouvelle judéophobie islamique qui croît en proportion du nombre des musulmans en Europe, votre pensée est sur la défensive, ce qui est l’équivalent d’une démission.

Les juges seront-ils plus courageux ?

Je l’espère pour l’historien, mais pour être franc, j’en doute.

Mardi 17 Janvier

Cinéaste, ayant vécu en Algérie jusqu’en 1993

Jean-Pierre Lledo, entièrement solidaire de Georges Bensoussan.

[1] Lorsque le mot ‘’Yaoudi’’ (juif) est prononcé dans le monde musulman arabe, on le fait suivre quasi-automatiquement du mot ‘’hachak’’ (une sorte d’excuse vis-à-vis de l’interlocuteur, pour le gros mot prononcé)

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Nota Bene :

G. Bensoussan : Finkielkraut démissionne de la Licra inquisitoriale. Vidéo

Dans l’Esprit de l’escalier, animée par Elisabeth Lévy sur RCJ, le philosophe annonce son départ du comité d’honneur de la Licra

Alain Finkielkraut sur le procès de Georges… par causeur« >
Alain Finkielkraut sur le procès de Georges… par causeur

Dans l’Esprit d’escalier, une émission animée par Elisabeth Lévy sur RCJ, le philosophe annonce que puisque la Licra a « opté pour l’inquisition » lui qui fait partie « partie du comité d’honneur de la Licra, cette association qui s’est déshonorée » il a envoyé sa « lettre de démission dès le lendemain du procès ».

Le philosophe appelle clairement tous les militants de la LICRA a comprendre le dévoiement de cette officine passée sous le contrôle idéologique de la « lutte contre l’Islamophobie », à savoir la défense des intérêts des islamistes en France et à quitter une association sans dignité, sans honneur, sous influence.

 

16 COMMENTS

  1. L’âne rétif était traité de « fils de juif » je l’ai entendu dans mon enfance. Née française en 1933 au Maroc, j’ai vécu en Algérie jusqu’à l’exode de 1961. Ce qui ne m’empêche pas d’y avoir gardé des amis proches à qui certains reprochent d’aller  » chez des juifs » quand ils viennent me voir à Paris les bras chargés de cadeaux.

  2. A. Jakubowicz a franchi le mur  » du çon » ( emprunt au Canard enchaîné), depuis longtemps.
    Concernant A. Finkielkraut, il n’a peut-être plus le courage de soutenir Bensoussan, car les médias se comportent systématiquement en tribunaux à charge, plutôt qu’en journalistes, tâchant de relater les faits, en les expliquant.
    Ces personnalités étant de gauche, craignent sans doute d’être classées à droite, donc dans le mauvais camp.

  3. je ne peux et avec regret en ce qui concerne Mr Finkielkraut que partager votre opinion avec toutefois une réserve, même aschkenaz on peut être averti des manières de faire dans le monde musulman. je vous joins ci après un courrier que j’avais adressé récemment à Mr Finkielkraut. Quant à Mr Jakubowitz, il ne mérite même pas qu’on s’attarde à ses propos.

    Cher Mr Finkielkraut,

    Je suis un admirateur ébloui de vos talents littéraires, de votre éruditions dans ce domaine, de votre connaissance de la langue française et des opinions que vous exprimez sur l’éducation nationale. Je ne peux cependant pas partager tous vos points de vue. J’ai écouté avec beaucoup de retard votre émission du 8 janvier avec Madame Elisabeth Levy où vous avez tressé des couronnes d’intelligence et de vérité à Mr John Kerry ( qui n’a mon sens qu’une seule qualité, celle de bien parlé notre langue) pour son discours au lendemain du vote du conseil de sécurité, discours rempli d’inexactitudes et qui ne peut être l’illustration de la Vérité.
    Je vous saurai gré de lire les passages surlignés en jaune de ce papier écrit sur une autre sujet.
    En fait mon questionnement est simple et directe: les signatures de traités et d’accords n’engagent ils plus les hommes, les gouvernements, les pays. Contrairement à votre affirmation dans cette émission la ligne d’armistice n’a jamais été une limite ni à fortiori et a posteriori une frontière.Si elle constitue une limite, c’est celle de l’annexion de la Judée-Samarie par la Jordanie en 1949. Or Balfour, Sykes-Picot et tous les autres jusqu’à l’invasion d’Israël par les états arabes en 1948 stipulaient un Etat Juif à l’ouest du Jourdain sur l’ancienne Palestine mandataire. C’est à dire de la Méditerranée au Jourdain. Encore à ce jour les états arabes et les mouvements pseudo étatique ne veulent même pas envisager son existence. Certains pourraient envisager le tour de la Judée Samarie dans les frontières d’Israël et ce ne serait pas juridiquement parlant une annexion.Mais cent ans après la Déclaration Balfour , les faits nous imposent d’être réalistes et pragmatiques. pour discuter de la situation actuelle faut il encore se rencontrer, se reconnaître comme interlocuteurs. Sauf erreurs de ma part Beniamin Netanyahou proposé au moins à quatre reprises de rencontrer Mahmoud Abbas directement et sans conditions préalables. Ce dernier a comme d’habitude refusé.
    Mr Finkelkraut, oubliez votre lointain passé de gauche bien pensante, ne vous joignez pas au coeur des pseudo vierges effarouchées par le « fasciste » de Jérusalem, ayez le courage , ayez l’audace de rejoindre le vrai camp de la paix prêt à discuter même avec le diable pour trouver la solution la moins déplaisante à chaque partie et pour les habitants arabes de Judée Samarie et de Gaza viennent s’asseoir autour de la même table que les Israéliens.

    Je vous prie de croire, Cher Monsieur, en mes sentiments respectueux

    Mensonges là bas, Perversion ici

    Finalement il faudrait être admiratif d’Abou Mazen. Ceux qui veulent s’appeler palestiniens ne devraient pas vouloir faire des élections et changer un dirigeant qui bien que non légitime, aussi corrompu que ses prédécesseurs, sans vision a réussi depuis 20 ans à faire échouer toutes les tentatives de règlement de la situation pour aboutir, au final, à un consensus contre Israël à l’ONU. Il n’est pas sûr, toutefois, que cela soit bénéfique pour la population qui aspire à un développement économique et à la sécurité quotidienne au-delà des considérations idéologiques.
    Depuis que les instances internationales ou les grandes puissances se penchent sur ce coin de terre que d’occasions perdues que de morts de part et d’autre sans bénéfice.

    été refusées. Mais au-delà de la posture victimaire de ces populations comment expliquer cette majorité d’intérêts et de pensées pour un lopin de terre sans enjeux économiques naturels sans aucun intérêt jusque dans les années 40. Si l’intérêt ne réside pas dans les territoires lui-même c’est qu’il réside dans la population qui y vit. Or depuis 4000 ans, fait attesté par les recherches historiques, la population juive y vit de façon constante avec des hauts et des bas mais s’y maintient en dépit des invasions étrangères.

    Un peu d’histoire est nécessaire.

    Dans l’Antiquité cette région s’appelait Judée Samarie jusqu’à l’invasion romaine et la destruction du deuxième temple par Titus qui pour définitivement bannir l’individualité et la spécificité juive de cette région la baptisa Palestine. De multiples invasions égyptiennes, arabes, syriennes, ottomanes eurent lieu au fil des temps mais aussi les croisades et les expéditions napoléoniennes. Au cours du XIXe siècle le l’empire ottoman contrôlait toute cette région .Les Anglais et les Français, à la suite des bouleversements économiques du percement du canal de Suez et de la montée des tensions à la veille de la première guerre mondiale se partagèrent cette région sur un plan économique.
    À la veille de la première guerre mondiale ce qui était appelé Palestine comprenait le territoire actuel de la Jordanie et d’Israël. En 1914 cette région comptait 500 000 habitants dont 85 000 juifs. 60 % de la population non juive étaient des nomades. Avec l’effondrement de l’empire ottoman, les cartes sont redistribuées et les ambassadeurs Sykes et Georges Picot tracent le 16 mai 1916 les frontières des pays qu’ils veulent redessiner en tirant une ligne allant de Haïfa à Mossoul. Ils décident que la France prendrait possession de ce qui est au nord de cette ligne c’est-à-dire la Syrie le Liban et le nord de la Palestine et la Grande-Bretagne ce qui est au sud de cette ligne la Jordanie et l’Irak. Devant le flou de ces accords et leurs difficultés d’application Sykes propose un plan à Lord Balfour qui aboutit à la déclaration dite Balfour de novembre 1917. En octobre 1918 les accords Sykes-Picot sont modifiés en secret et la France cède à la Grande-Bretagne la région de Mossoul et la totalité de la Palestine en échange du contrôle direct sur l’ensemble de la Syrie. (Il est à noter est que Haïm Weizman et le roi Ibn Hussein de Jordanie ont signé ensemble à un document en d’accord sur la coexistence des juifs et de la population musulmane le 3 janvier 1919).
    À la fin de la guerre le traité de San Remo du 25 avril 1920 attribue à l’Angleterre le mandat sur la Palestine, l’Irak, le 10 août 1920 le traité de Sèvres confirme que le pays mandataire de la Palestine sera responsable d’appliquer la déclaration Balfour. Ce traité est approuvé par le congrès des États-Unis et le président Wilson le 20 septembre 1920.
    Le 24 juillet 1922 la société et des nations attribuées officiellement le mandat sur la Palestine à la Grande-Bretagne bien. La société des Nations décidera en 1922 que la création du foyer national juif ne s’applique pas dans les zones situées à l’est du Jourdain.
    En 1925 le Larousse nous expliquait que « La Palestine est un Etat Juif dont la capitale est Jérusalem, et qui est actuellement sous mandat de l’Angleterre »

    En novembre 1947 l’ONU vote la création d’un foyer national juif à l’ouest du Jourdain. A la création de l’Etat en 1948 l’ensemble des pays arabes alentour attaquent le nouveau petit pays, échouent dans leur projet de le détruire et en 1949 une ligne d’armistice existe.
    En 1956 devant la nationalisation du canal de Suez par Nasser, les Anglais et les Français demandent à Israel de les aider dans la reprise du contrôle. Pour la 1ère fois les blindés israéliens arrivent sur les berges du canal. Au final cette expédition sera un échec en raison des menaces russes et américaines. C’est aussi la 1ère fois qu’on voit à l’évidence les américains trahir leurs alliés et on aurait du garder ce fait en mémoire pour les années à venir.
    De 1956 à 1967 Israel doit faire face aux attentats et aux incursions des « fedayins »arabes. Dès 1949 la Jordanie a annexé les zones situées à l’Ouest du Jourdain, détruit les synagogues et les églises.
    En 1967, devant la fermeture du détroit de Tiran et l’expulsion des observateurs de l’ONU, une nouvelle guerre éclate et Israël récupère les territoires compris dans l’esprit de la déclaration de 1947 plus le Sinaï.
    Jamais, jusqu’alors on avait entendu parler de « palestiniens ». A telle enseigne qu’en 1977, Zahir Muhsein, membre du Comité Exécutif de l’OLP, déclare dans une interview au journal néerlandais « Trouw » e «  le peuple palestinien n’existe pas. Mais la création d’un Etat Palestinien est le seul moyen de continuer la lutte contre Israel ».
    En 1973 l’Egypte, l’Irak, la Jordanie déclenchent la guerre de Kippour qui amèra pour la 3ème fois les blindés de Tzahal sur le canal de Suez et cette fois ci sur les deux rives. En dépit de ces attaques des pourparlers directs et indirects s’instaurent, mais….

    – En 1999 Ehud Barrack avait été élu avec la promesse de faire la paix. En 2000 il rencontre Yasser Arafat à Camp David et offre 92 % de la rive ouest du Jourdain, Gaza et Jérusalem-est comme capitale et même le retour de 200 000 réfugiés sur le territoire israélien ainsi que la création d’un fonds international pour dédommager ce qui veulent se faire appeler palestiniens. Arafat rejeta l’offre.
    – Ultérieurement et Clinton proposera une amélioration de ce plan en ajoutant aux 97 % de la rive ouest du Jourdain la totalité de la bande de Gaza ainsi qu’ une bande de territoire entre les deux ainsi que Jérusalem est comme capitale. Barrack accepta ce plan mais là encore Arafat refusa. C’est à cette époque que fut lancée la deuxième intifada entre 2000 et 2005 qui aboutit aux meurtres de 1500 israéliens.
    – En 2005 sous la direction d’Ariel Sharon, Israël évacue la totalité de la bande de Gaza de façon unilatérale sans aucune contrepartie.
    – En 2008 Ehud Olmert, alors premier ministre, offre à Mahmoud Abbas 93,7 % de la rive ouest du Jourdain les 6,3 % restants faisant l’objet d’échanges de territoires il offre aussi la possibilité d’absorber 5000 réfugiés par an , un comité international supervisera les lieux saints de Jérusalem et un fond international de milliards de dollars administrés par les Norvégiens pourrait compenser les réfugiés palestiniens. Cette offre est refusée par Mahmoud Abbas qui l’admet officiellement dans une interview au Washington Post en mai 2009.
    – En 2009 Benjamin Nétanyahou accepte un gel des implantations pour 10 mois au terme de ce délai l’autorité palestinienne refusent la prolongation que Nétanyahou associait à la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif.
    – En 2013 Obama propose un nouveau plan de paix acceptée par le gouvernement israélien et refusé par les palestiniens.

    Mais au cours de ces années on a vu apparaître un isolement progressif d’Israël, la généralisation de l’idée qu’il s’agit d’un pays agresseur, d’un pays qui refuse. Sur le plan économique et culturel c’est l’apparition, le développement et l’extension du boycott officiellement condamné et interdit dans de nombreux pays mais officieusement soutenu et toléré par de nombreux gouvernements dont celui de la France, on laisse se développer le terrorisme islamique, mieux encore pour notre beau pays le site du gouvernement (www.gouvernement.fr) fait l’apologie d’une pièce de théâtre racontant « le parcours tragicomique de trois jeunes désireux de rejoindre la Syrie ».

    C’est donc là qu’il faut rechercher l’origine des mouvements actuels. Tout est bon pour pervertir l’histoire qu’elle soit ancienne en dépit des preuves archéologiques récentes, en dépit des écrits et traités internationaux dont les parties sont signataires et de grandes puissances garantes mais ces dernières semblent détourner un regard pudique quand ces traités sont bafoués et que et comme politiques et médias en donnent une version pervertie.

    Comment expliquer ce succès indéniable de la communication des prétendus palestiniens ? En tout cas cette communication est remarquablement efficace soutenue globalement par toutes les presses et médias bien-pensants adeptes du politiquement correct mais aussi de la perversion de la pensée, des faits et de l’histoire. Ceux qui voudraient s’appeler palestiniens sont les dignes élèves de Goebbels : plus le mensonge est gros mieux il est accepté. Nier le traité de San Remo de 1920, nier la résolution 80 de la Charte des Nations Unies, nier la résolution 242 du Conseil de Sécurité et mieux vous délégitimerez l’existence de juifs à l’ouest du Jourdain et ce qui remarquable de nos jours c’est que les signataires et garants de ces traités, Chartes ou Résolutions se laissent aisément convaincre que leur signature ne les engage pas.

    En définitive le point commun de toutes ces attitudes, c’est qu’en dépit des pétitions de principe, des déclarations ronflantes sur la condamnation du racisme et de l’antisémitisme nous assistons actuellement à la plus forte poussée d’antisémitisme depuis le Moyen Age et comme l’écrivait récemment Richard Prasquier dans la revue du Keren Ha Yessod « vous n’avez plus à chercher,  l’ennemi c’est le yahoud ».

    Heureusement pour nous et malheureusement pour eux nous sommes décidés à ne plus être des « dhimmis » que ce soit au Moyen Orient sur la terre d’Israël ou ailleurs et dans ce combat notre allié objectif est la Chrétienté, pourvu qu’elle en prenne conscience.

  4. Lorsque le mot ‘’Yaoudi’’ (juif) est prononcé dans le monde musulman arabe, on le fait suivre quasi-automatiquement du mot ‘’hachak’’ (une sorte d’excuse vis-à-vis de l’interlocuteur, pour le gros mot prononcé)…
    Je confirme que cela existe aussi en France dans le monde non arabo-musulman

  5. Messieurs Finkielkraut et Jakubowicz ignorent manifestement l’éducation des enfants en pays musulmans.
    La meilleure réponse à cette polémique, est donnée par un des commentaires et je la reprends.
    Il suffit de lire les BD Riad Sattouf (l’Arabe du futur, 1 2 et 3 ) ou « Quand l’enfant est nourri à l’antisémitisme dès le berceau ». Pour info, l’auteur est syrien.

  6. Je vous conseille fortement les 3 BD de Rias Satouf (l’Arabe du futur, 1 2 et 3 ) . Tres fidele portrait de l’education en Syrie et de l’antisemitisme au berceau.

  7. il suffit de lire le coran et les hadiths pour savoir comment le juif est une obsession dans le monde muslman.
    dire que le mot est une insulte est peu dire!

  8. Ayant vécu enfant et adolescent en Algérie, je confirme que le mot « juif » était bien prononcé et ressenti comme une insulte et utilisé pour dénoncer tout comportement négatif ou pour salir quelqu’un. L’antisémitisme banalisé y était tellement fort que cela faisait partie de la « culture » locale et que cela gangrenait tout le monde quelles que soit son origine. En France aujourd’hui, cela s’est étendu sous l’influence des populations d’origine maghrébine toujours plus nombreuses et avec la complicité active maintenant d’hommes politiques du genre Hamon ou d’une extrême gauche devenue antisémite sous prétexte d’anti sionisme et de prétendues féministes comme Autain qui considère le voile et ce qui va avec comme un « droit » des femmes !

  9. Militaire appelé en Algérie pendant les  » événements  » j’ai entendu en maintes occasions le mot  » yahoudi prononcé par des arabes, suivi souvent d’un crachat. Monsieur Bensoussan est dans le vrai, c’est indiscutable.

  10. Ce n’est qu’une maladresse, j’en conviens, mais pour pour dire qu’un travail est mal fait ou autre, aujourd’hui encore dans certains milieux musulmans « c’est du travail de juif », tout ce qui est mauvais dans les familles musulmanes (pas toutes fort heureusement) c’est à cause du juif. Antisémitisme est même appris dans la petite enfance, c’est tout de même très grave, ce serait formidable d’enseigner l’amour d’autrui, mais leur, livre et les haddits, rejoignent l’idéologie nazie.

  11. J’applaudis à chaque mot de cet article et je confirme, moi dont la langue maternelle est l’arabe, l’insulte qu’est le mot Yaoudi et l’usage du « hachak » quand on a été contraint de le prononcer.
    Après ma lecture du livre de Bensoussan « juifs en pays arabe », je lui avais écrit et pour le remercier de cette somme historique remarquable et lui dire ma crainte des réactions dont il allait être victime.
    je lui exprime ici ma totale solidarité
    Aldo

  12. C’est ce « hachak » accompagnant le « yehoudi » entendu je ne sais combien de fois qui m’a fait prendre la decision de quitter la tunisie en 1981 convaincu que rien ne changerait
    Ce mot ,que beaucoup de « tunes » ,façon Moati ou Boujenah ,ne connaissent pas accompagne ou precede touts les mots pouvant choquer l’interlocuteur ,chien ,ane ,merde ,poubelle ,cochon et…juif.
    Lorsque je rencontre un de ces nostalgiques je leur demande systematiquement de me traduire ce mot et a 90% ,ils ne le connaissent pas .

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