Le chirurgien Ahmed Eid : Israël, terre d’opportunités

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Le professeur Ahmed Eid allume une torche le jour de la fête de l’indépendance d’Israël

Israel Hayom adapté par Observatoire du moyen Orient + JFORUM

Cet homme, qui a grandi dans une famille nombreuse musulmane, a effectué la première greffe de foie réussie en Israël et à a donné une nouvelle vie à plus de 200 patients.

Il a été sollicité pour participer à la cérémonie officielle de la fête de l’indépendance d’Israël

Le Professeur Ahmed Eid, dirige le service de chirurgie générale à l’Hôpital du Mount Scopus Hadassah en Israël. C’est lui qui a réalisé avec succès la première opération de transplantation du foie.

En 35 ans de service a Jérusalem ce sont des milliers de patients qui sont passés entre ses mains, des patients dont les histoires sont des expériences entrecroisées de la ville et de l’État. Des victimes d’attaques terroristes, des soldats, des religieux, des Arabes israéliens, des athées, des terroristes.

Mais l’appel qu’il a reçu il y a plusieurs jours a réussi à lui faire lâcher le téléphone.

« En l’honneur de notre avenir commun, les Juifs et les Arabes « 

« C’est un médecin de l’hôpital Hadassah qui m’a appelé, j’étais sûr que c’était un appel professionnel » raconte Eid.

« Tout à coup, il a dit qu’il a entendu que je serai probablement pressenti pour porter le flambeau le jour de l’indépendance, et il a demandé mon avis. J’ai été choqué. Quand je me suis ressaisi, je lui ai dit que ce serait un grand honneur pour moi. Perturbé, j’en ai même oublié de lui demander qui m’a recommandé.

 Ma femme, anesthésiste à Hadassah, était excitée et a demandé si elle pouvait le dire à la famille. Je lui ai dit de ne le dire à personne tant que ce n’était pas confirmé.

C’est seulement le lendemain, quand ils m’ont appelé de la part de la ministre de la Culture et du Sport, Miri Regev, que j’ai réalisé que c’était vrai.

Je ne digère pas encore ce fait. Je suis Ahmed, un médecin arabe en Israël, qui allume la torche le jour de l’indépendance en signe de la gratitude pour mon travail ».

Les collègues qui travaillent à ses côtés, ainsi que ses patients, ont été moins surpris par ce choix. Eid est un exemple de coexistence, de professionnalisme et de sensibilité aux patients.

Bien qu’il ait construit sa carrière impressionnante de ses mains, il attribue son succès au système éducatif et médical, qui a reconnu son potentiel et qui l’a nourri. Sa modestie, il faut dire, n’est pas typique des médecins de sa stature.

« L’Etat est celui qui m’a fait. Point. Sans la bourse, que j’ai reçue au lycée et au collège, je ne pourrais pas être là où je suis aujourd’hui. Aucune porte ne s’est refermée sur moi, j’ai été accueilli à chaque poste que je voulais sans exigence en retour, et je n’ai jamais subi de manifestations de racisme. Grâce à la médecine, j’avais remboursé l’état ».

Eid est né et a grandi dans le village Daburiya, au pied du Mont Tabor, au sein d’une famille de dix enfants. Il a fréquenté l’école primaire dans le village et a reçu des notes élevées.

« Nous étions une famille pauvre parmi les pauvres. Sans terre, sans propriété et sans un clan, comme il est d’usage dans les familles arabo-musulmanes. Mon père Suleiman était la seule famille survivante de l’Aïd. Il a travaillé dans les raffineries de pétrole à Haïfa, et son départ du village exige l’approbation du gouvernement militaire qui a régné ensuite villages arabes de Galilée. Ami Aaish ne pouvait pas lire et écrire, et a exhorté les enfants à trouver du travail ».

La fin de sa huitième année a été un tournant. Ses parents ne pouvaient pas l’envoyer à l’école secondaire, faute d’argent, et il a bénéficié de bourses réservées aux étudiants exceptionnels issus de familles défavorisées.

Le voici lors de la cérémonie à partir de la 41 eme minute

Extraits de son discours :

« Je suis ici en l’honneur du médecin et les médecins, des infirmières et de tout le personnel de santé de Jérusalem qui consacrent leur vie à sauver des vies. »

« En l’honneur d’Israël, la terre d’opportunité.

En l’honneur de la fraternité, en l’honneur du sacrifice, en honneur de notre avenir commun -. Juifs et arabes – ensemble. »

Source : Observatoire du Moyen-Orient

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