Pour battre Hidalgo aux municipales, Goasguen imagine une alliance avec En marche !

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AFP PHOTO / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Source : Le Figaro

Même si les prochaines élections municipales ne sont prévues que pour 2020 – voire 2021 comme y travaille Emmanuel Macron – beaucoup y réfléchissent déjà. La bataille s’annonce particulièrement tendue du côté de la capitale. Nombreux sont ceux qui rêvent de faire tomber Anne Hidalgo, la maire PS très certainement candidate pour un second mandat, et mettre ainsi un point final à ses mesures controversées.

Certains commencent donc déjà à proposer des arrangements pour assurer la défaite de la socialiste. Le député LR de Paris Claude Goasguen figure en première ligne. Farouche opposant d’Anne Hidalgo, l’élu du XVIe s’était lancé dans un bras de fer contre la maire de Paris pour s’opposer à la création d’un centre pour migrants dans sa circonscription en mars 2016. Sur France Info lundi, Claude Goasguen a donc émis une première idée: créer une alliance au niveau municipal entre Les Républicains et La République en marche. «Possible. Pourquoi pas», a-t-il tout d’abord glissé au micro de la radio d’informations. «Rien n’est exclu», confirme-t-il mardi au Figaro. «On a ouvert des discussions avec En Marche! pour faire une opposition à Anne Hidalgo. Ça fait un moment que j’en parle avec d’autres. Il y en a plein sur cette ligne à droite. Côté En Marche!, c’est un peu moins le cas», reconnaît-il.

Claude Goasguen se met-il en marche?

Ce début de proposition d’alliance avec le mouvement présidentiel ne surprend finalement pas quand on entend les louanges faites par le député LR à Emmanuel Macron. «Je pense un peu. Je suis républicain, j’ai même eu contre moi des gens d’En Marche et même des amis républicains qui sont venus contre moi. Je pense qu’on peut difficilement lutter contre un gouvernement qui fait une politique de droite», va même jusqu’à affirmer Claude Goasguen, avant d’assurer: «Moi, en tout cas, je ne voterai pas contre une loi qui m’apparaît de droite.»

Depuis plusieurs semaines maintenant, plusieurs ténors des Républicains se montrent plus tendres, voire même conciliants, envers Emmanuel Macron et sa politique. Dans le Journal du Dimanche du 29 octobre, Jean-François Copé estimait par exemple que le chef de l’État était «en train de devenir le président de droite que les gens voulaient», et que «s’il continue à faire une politique de droite, les gens de droite continueront à voter pour lui.» Plus récemment, c’est même Alain Juppé qui est sorti de son silence. L’ancien Premier ministre, dont la parole se fait de plus en plus rare, a reconnu avoir «peu de choses à redire» sur la politique d’Emmanuel Macron, notamment sur les questions européennes.

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