Mamoudou, Joffrin, le Beur et l’argent du Beurre©

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Le Beur et l’argent du beurre

 

Par Gilles FALAVIGNA

Laurent Joffrin, directeur de Libération et de son vrai nom Laurent Mouchard, dénonce les théories du complot.

Laurent Joffrin répondait à André Bercoff sur ses interrogations suscitées par l’affaire Mamoudou Gassama.

Selon lui, le complotisme correspondrait à une attitude populiste. Celle de mettre en cause une position officielle sans pouvoir démontrer qu’elle est fausse.

Fondamentalement, cette définition est intellectuellement malhonnête. La logique veut que la charge de la preuve appartienne à l’accusation. Le principe judiciaire est basé sur l’impossibilité de prouver que quelque chose n’existe pas.

Effectivement, on ne doit nier un événement qu’à l’appui de preuves. Mais encore faut-il que l’événement soit reconnu et admis, jusqu’à preuve du contraire au sens le plus littéral.

Si ce dernier point est le nœud gordien du sujet de tromperie, la malhonnêteté intellectuelle de Joffrin est à plusieurs niveaux.

La raison de cette malhonnêteté réside dans l’intention qui dépasse le cadre de l’affaire Mamoudou Gassama. Son intention porte sur le cadre sociétal de La France d’aujourd’hui.

Pour analyser profondément ce sujet, nous devons établir trois parallèles, trois cercles.

Quelle est la limite entre l’information et la propagande ? C’est une des questions que pose l’affaire Mamoudou Gassama.

C’est tout le débat sur la loi Gayssot qui s’ouvre. En fait, il n’a jamais été fermé. La raison est simple : la loi contrevient à la logique en confondant la fin et les moyens. La loi établit la réalité mémorielle et pour être clair, celle de la Shoah, et interdit le Négationnisme.

Le principe fondateur est celui de la chose jugée. Le procès de Nuremberg s’est déroulé et les crimes avoués puis confirmés, par exemple, lors du procès Eichmann.

Le problème est dans l’introduction du principe d’intention. Ainsi, au titre de la loi Gayssot, Eric Zemmour avait été condamné pour avoir affirmé que les prisons françaises étaient majoritairement peuplées de Noirs et d’Arabes. Il n’a pas été condamné pour les faits. Il a été condamné pour une supposée intention raciste. Il n’y a pas de réalité mémorielle. Il y a la mise en avant d’un préjugé.

Finalement, Eric Zemmour a été condamné pour ce qu’il est ou supposé être et non pas pour un acte. N’est-ce pas un comble pour une loi qui prétend lutter contre le Racisme ?

Le malentendu, pour cette affaire de petit enfant sauvé, est que Laurent Joffrin ne peut mettre en doute l’événement Mamoudou Gassama. Mais il n’y a pas eu la chose jugée. Quelle est l’autorité qui a jugé ? Dans le cas du Négationnisme, il y a refus de la chose jugée. Et nous revenons sur la condamnation pour intention. Ici, Bercoff est accusé d’une intention cachée.

La loi Gayssot crée la confusion. L’affaire Mamoudou Gassama n’est que confusion dans ce rapport entre Bercoff et Joffrin.

Le deuxième parallèle est encore plus révélateur du caractère propagandiste du Politiquement Correct au pouvoir. Il démontre comment l’hypocrisie est falsificatrice. Elle est le fruit d’un sentiment de supériorité, cette supériorité qui ose s’arroger le droit de définir qui détient la bonne information et qui, également et tout autant que d’autres, diffuse des « fake news ».

En parallèle ou sur un deuxième cercle donc, les statistiques ethniques sont interdites en France.

Mais elles sont utilisées par ceux qui justifient leur interdiction.

Officiellement, on ne sait rien des comportements raciaux puisque les données sont interdites. Mais le Politiquement Correct œuvre dans un sens qui se dispense des réalités.

Ainsi, on peut demander aux victimes de discrimination si elles l’imputent à leur couleur de peau. Les enquêtes d’opinion sont construites sur ce questionnaire.

La réciproque, par contre, est interdite. On ne peut pas savoir si les personnes Noires subissent des discriminations.

Le résultat, faute de données scientifiques, met en avant un ressenti et utilise celui-ci. Le préjugé va agir en algorithme amplificateur.

Les crimes et délits sont répertoriés en France et les enquêtes d’opinion permettent d’établir un sentiment d’insécurité gradué. Le rapport entre la réalité et le sentiment de cette réalité est parfaitement mesuré.

A contrario, la gestion des statistiques ethniques équivaut à dire que si 25% des accidents de la route concernent des jeunes de moins de 25 ans, 25% des jeunes de moins de 25 ans ont un accident de voiture. En premier lieu, la majorité de ces jeunes n’ont pas de voiture. En second lieu, la récurrence, ou la récidive pour des sujets plus criminels, est un facteur important. Ce ne sont, peut-être, que 5% des jeunes qui ont eu un accident.

Il y a un tabou pour la question ethnique. Dans le cas de l’affaire Mamoudou Gassama, Laurent Joffrin brandit le tabou et développe un argumentaire émotif lié au complotisme, et un argumentaire construit sur des valeurs fausses comme les ingrédients du discours antiraciste mal maîtrisé. Le tabou est de l’ordre du roman. Il est présenté en lieu et place du fait réel, en mélangeant toute chose, grand amalgame, et en prescrivant de manière incantatoire de ne pas faire d’amalgame.

Un troisième parallèle ou cercle est la prolongation de la primauté du préjugé sur le fait, qui aboutit à la primauté du matérialisme dialectique : « ce qui est dit importe moins que qui le dit ». On sort du sujet.

Lors du vote de la loi Gayssot, de nombreux intellectuels, jusqu’à Noam Chomski ou Elisabeth Badinter, se sont émus des conséquences de cette loi et lançaient un appel à son abrogation. Parmi les pétitionnaires, pour d’autres raisons, les Négationnistes Faurisson, Soral, Dieudonné, apposaient, ravis, leur signature à l’appel.

Yann Moix avait également signé la pétition. Quand il s’aperçut que des Négationnistes avaient répondu favorablement, comme lui, à l’appel, il se retira. Au final, ses actes ne sont pas le fruit de ses opinions mais déterminés par celles de ses adversaires.

Sur ce principe, en quoi sont-ils adversaires ? « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi », disait Pierre Desproges.

Ou bien : Adolf Hitler aimait la bière ? La bière est mauvaise et je ne bois plus de bière ! Je finis par être opposé à Adolf Hitler à cause de la bière. Cet exemple par l’absurde démontre comment l’irrationnel peut prendre la place de la Raison. Le cas d’école dévoile qu’il suffira de démontrer que la bière n’est pas si mauvaise pour faire accepter le Nazisme. Dans l’affaire Mamoudou Gassama, il y a un leurre de même fonction.

Yann Moix va très loin sur l’affaire Mamoudou Gassama. La pensée est formatée par l’absolutisme. La nuance n’existe pas. Cette pensée prône la Tolérance et son mode de fonctionnement est l’intolérance. Elle réfute le droit à poser des questions. La réponse doit être absolue et elle donne la réponse. Il ne peut pas y avoir d’autres réponses parce que celle-ci est donnée en absolu.

Qu’avait-on besoin de dire que le bébé était tombé d’un étage supérieur ? Contrevenant ainsi aux lois de la physique puisqu’un enfant de 4 ans ne peut pas, de plus, se rattraper du bout des doigts quand sa masse en déplacement dépasse les 120 kg, voudrait-on évaluer jusqu’où on peut aller dans la mystification ?

La pensée correcte, dominante, est absolutiste. Elle est le Bien contre le Mal et ne connait pas la nuance. Pour Yann Moix, la naturalisation de Mamoudou Gassama « relève de la pornographie ». Il n’est pas héros pour avoir sauvé un bébé. Il est un héros pour être venu en France. De là se construit tout un narratif romantique du Migrant. Il y aurait matière à écrire une chanson pour représenter la France à l’Eurovision. Pour Yann Moix, tous les Migrants sont des héros et doivent être naturalisés.

Si nous évoluons dans l’émotion, cet environnement émotif est celui du roman, du préjugé, du fantasme. Le fait n’a plus d’importance. Le fait pour lequel André Bercoff se questionnait n’est pas le problème. Tout n’est plus que confusion au-delà de l’absurde.

Pour autant, Yann Moix nous révèle l’intention de Joffrin : avoir le Beur et l’argent du beurre.

Par ©Gilles FALAVIGNA

6 COMMENTS

  1. VRAIMENT,AU NIVEAU DE CET ENFANT QUI SERAIT TOMBE ET QUI S’EST RATTRAPE,COMMENT A-T-IL PU LE FAIRE. THAT IS THE QUESTION.!!!!!!!!!!

  2. Grosse opération arnaquienne que ce sauvetage de l’enfant.
    Mais ca n’enlève pas la prouesse du gars à monter en 15 secondes les 4 balcons.
    Peut-être que les africains en sont capables, de grimper 4 étages en 15 secondes, voir moins.

  3. Je ne crois pas une seconde à cette histoire hautement invraisemblable, et comme Bercoff je ne suis pas complotiste pour un sou !
    Les médias nous prennent vraiment pour des c** ! 🙂

  4. ISRAËL ISRAÉLIEN

    … et ça n’est pas qu’une question d’esthétique : la chose, le temps et l’espace ! 
     
    Ne dites plus « … israélien, israélienne » mais dites plutôt « … d’Israël », ceci pour au moins quatre raisons :
     
    – sur le plan strictement musical, l’adjectif « …israélien » est long, appuyé, pesant, chargé (voir agressif), et disharmonieux, comparé à une terminaison en « …el » qui est mélodique, harmonieuse, aérienne et très légère à l’oreille ;
     
    – sur le plan grammatical, « israélien » n’est qu’un adjectif relationnel, il souligne que l’élément auquel il se rattache entretient une relation avec ce nom, Israël, mais sans préciser ni la nature, ni la force de cette relation ;
     
    – sur le plan historique, « …israélien » ne fait référence qu’à l’Histoire récente (depuis 1948) du peuple juif et occulte tout le passé antérieur multimillénaire du peuple d’Israël;
     
    – enfin et surtout, sur le plan symbolique dire « …d’Israël», pour un premier ministre, pour un soldat ou pour toute une armée, représente une responsabilité, une identification et une appartenance définitoire forte et englobant tout le peuple juif où qu’il soit dans le monde et à travers toutes les temps…

  5. pourquoi le gaillard bien batit apparament ne retire t-il pas l’enfant de suite?
    pourquoi attend -t-il que mamadou arrive jusqu’a lui?
    comment un enfant de cet age peut-il se recupere des deux main pendant dans le vide??

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