M. Abbas : Et si nous parlions de Chateaubriand !?

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« Bonjour  monsieur  Abbas :

Et si nous parlions de Chateaubriand ! »

 

 

 Bonjour monsieur Abbas…

 

 Au moment où les esprits s’échauffent après qu’Israël a déclaré que Jérusalem était bien la capitale du pays, je dis bien Jérusalem, tout Jérusalem, pas l’Ouest, pas l’Est, mais bien toute la ville et au moment où les Américains s’apprêtent en ce mois de mai 2018 à déménager leur ambassade dans la ville unifiée, sans doute suivis par d’autres pays, et qu’un plan se dessine pour que les pourparlers de paix reprennent entre Israéliens et Palestiniens, enfin, peut-être ?, et bien monsieur Abbas, je relis Jean d’Ormesson (1925-2017) décédé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017. Vous savez qu’il était l’écrivain français le plus populaire et le plus séduisant sans doute de ces dernières années. Je relis le livre qu’il avait consacré à celui auquel il aurait voulu tant ressembler, René de Chateaubriand. Ce livre : Mon dernier rêve sera pour vous. [1]

Savez-vous encore monsieur Abbas que notre académicien aurait voulu être juif, d’où sans doute deux de ses livres, L’histoire du juif errant [2]et le Guide des égarés[3], petit clin d’œil au fameux Guide des égarés de Maïmonide. Bref, ce petit rappel n’est sans doute pas pour vous plaire et je m’en excuse. Mais plus encore, j’espère que cette année, nous allons commémorer en France le 170ème anniversaire de la mort de François-René de Chateaubriand, l’un de nos plus grands écrivains, né le 4 septembre 1768, il y a 250 ans et disparu le 4 juillet 1848. Lui comme beaucoup de ses contemporains s’est rendu en 1806 en Terre sainte appelée ainsi par les Chrétiens, Eretz Israël par les Juifs, et Palestine par les Musulmans, mais seulement après l’avènement de l’Islam en 622 après J.C car avant  cette date, il n’y avait évidemment pas de Musulmans… Les Juifs pouvaient aussi s’appeler Juifs palestiniens, avant qu’Israël ne renaisse sur sa terre, il y a 70 ans, le 14 mai 1948. Cette année, nous célébrons aussi son anniversaire. Quand Chateaubriand s’y rend, la Palestine est sous domination ottomane depuis 300 ans, depuis 1516. Elle n’est d’ailleurs qu’un district de l’Empire. Au temps de l’occupation romaine, elle était une province. Mais jamais, monsieur Abbas, au risque de vous décevoir, elle ne fut un Etat, sauf en 1947, quand elle fut partagée entre un pays juif et un pays arabe. Seulement voilà, si vous vous en souvenez bien, avant le partage, vous n’aviez rien. L’ONU vous en donna une partie. Mais vous vouliez tout. Du coup, après la guerre d’Indépendance de 1948, que vous avez perdue, vous perdiez tout…Les Juifs ont toujours habité cette terre et cette ville, même après qu’ils en eurent été chassés par les Romains et les occupants suivants. Chateaubriand fait donc le pèlerinage. Il part le 13 juillet 1806 pour Venise et arrive à Jérusalem le 12 octobre de la même année. Avez-vous lu, monsieur Abbas ? le récit de son voyage qui est relaté dans Itinéraire de Paris à Jérusalem[4] ?

Si vous aviez lu ce témoignage, peut-être auriez-vous reconnu à la tribune de l’ONU ou au Parlement européen, sur d’autres scènes internationales ou locales, que Jérusalem était bien une ville juive et la capitale éternelle d’Israël. Mais cela, vous ne le voulez pas, ou vous ne pouvez pas l’avouer. Le déni, cela existe ! Or vous savez sans doute que si vous aviez reconnu que Jérusalem est juive, comme Rome est la ville sainte des Chrétiens et La Mecque la ville sainte des Musulmans, le monde aurait changé et la paix entre Israéliens et Palestiniens, eut peut-être été possible ! Or, rien de tout cela dans vos discours. Pourquoi ne pas reconnaitre que les Juifs ont aussi leur capitale dont les fondements sont indéniablement juifs, historiquement, culturellement, spirituellement et politiquement ! Pourquoi ce refus de partage entre les monothéismes ? Freud appelait cela le narcissisme des petites différences. « Petites », le mot est faible au regard des passions qui se sont déchainées depuis que Jérusalem existe comme capitale d’Israël… Mais retour à Chateaubriand et à son pèlerinage…

 

…Enfin Jérusalem !

 

Chateaubriand quitte Constantinople le 18 septembre. Le bateau grec transporte aussi des pèlerins du pays des Hellènes qui se rendent à Jérusalem. Julien Potelin (1757 ? -1832) le domestique qui accompagne le poète tient également un journal et nous donne d’autres petites précisions reprises dans les Mémoires d’outre-tombe[5]. Le voyage allait durer 13 jours. Le 30 septembre, ils sont au large du mont Carmel. La Terre sainte s’ouvre enfin à nos pèlerins en quête d’éternité. Chacun prie. Il est 6hoo du matin. Chateaubriand s’y met aussi. Et ses prières, monsieur Abbas vont autant aux Chrétiens qu’aux Juifs jamais partis, écrit-il, de cette terre divinement historique : « Mais la vue du berceau des Israélites et de la patrie des Chrétiens me remplit de joie et de respect. J’allais descendre sur la terre des prodiges, aux sources  de la plus étonnante poésie, au lieu même où, même humainement parlant, s’est passé le plus grand évènement qui ait jamais changé la face du monde[6] ». Nul doute que Chateaubriand fasse ici référence à I’invention du monothéisme par les Juifs, sur cette terre qui, écrit-il, est leur foyer éternel, et à l’avènement du Christianisme. Dans ses Œuvres romanesques et voyages, il précise d’ailleurs qu’il s’agit de la venue du messie[7]. Rien pour les Musulmans monsieur Abbas, qui pourtant occupent cette terre depuis 1516, et encore moins pour les Palestiniens qui n’ont pas encore inventé leur mythologie autour d’un peuple imaginaire qu’ils croiront former par la suite et à l’idée duquel ils s’arc-boutent aujourd’hui. Passage par Jaffa (Yafo) le 1er octobre, toujours en 1806, puis la troupe contourne Jérusalem car elle veut aller s’emplir de la solitude de la mer Morte, s’enivrer du silence de cette immense nuit qui les entoure, et y entendre la voix de l’Eternel, ainsi que l’écrit Chateaubriand[8]. Enfin, ils arrivent à Jérusalem, puis repartiront vers Jaffa d’où ils embarqueront le 16 octobre pour Alexandrie… Le détail du voyage figure dans ses Œuvres romanesques et voyages.

 

Chateaubriand, une leçon d’histoire.

 

 Les noms défilent sous la plume de notre illustre voyageur : ceux des Croisés bien sûr puis arrivée à jaffa. Il y reviendra et y restera encore quelques jours après son pèlerinage à Jérusalem. On y voit s’écrire l’histoire de Jaffa, ses conquêtes, ses batailles, ses massacres…Chateaubriand admire autant Bonaparte qu’il détestera Napoléon, parle à nouveau de la conquête de la ville au printemps 1799 par les troupes françaises. Il évite d’évoquer le massacre de l’armée ottomane par l’armée du jeune général français. Juste une petite controverse, monsieur Abbas. Elle est relatée par Vincent Lemire dans son livre Jérusalem, Histoire d’une ville-monde[9]. Il évoque que Bonaparte aurait appelé tous les Juifs d’Asie et d’Afrique à le rejoindre pour délivrer Jérusalem des Ottomans. Dans son livre Jérusalem, biographie,[10] Simon Sebag Montefiore raconte l’histoire de la ville comme s’il s’agissait d’une ville-homme ou d’une ville-femme, peut-être une fiancée comme celle attendue les soirs de Shabbat. En fait, il humanise cette ville et évoque cette proclamation de Bonaparte en date du 20 avril 1799. Seulement voilà, Vincent Lemire cite aussi l’historien Henri Laurens qui lui, l’écrit dans la Revue des études palestiniennes [11](dans cette revue, il ne pouvait pas écrire le contraire). Il  pense que cet écrit paru à deux reprises, le 22 mai et le 17 juin 1799 dans Le Moniteur universel, attribué à Bonaparte est un faux…Je vous concède monsieur Abbas qu’il puisse n’avoir jamais existé mais l’idée d’une renaissance juive sur la terre originelle du peuple du Livre germait bien dans les esprits de l’époque avant l’émergence du sionisme religieux à partir de 1840, c’est-à-dire 40 ans après cette « déclaration » contestée de Bonaparte et seulement 34 après le voyage de Chateaubriand…

Vincent Lemire[12] attribue aussi à notre écrivain quelques exagérations romantiques sur la Jérusalem qu’il découvre et qu’il décrit, triste, en ruines, pauvre et mortifère alors que pour Vincent Lemire, elle ne pouvait être cela puisqu’elle allait devenir consulaire à partir de 1830-1850. Mais pas en 1806 ! Alors pourquoi Chateaubriand aurait-il cédé aux passions mélancoliques des romantiques ? Mais retour à son voyage…

Ruines romaines ou hébraïques, femmes arabes qui font sécher du raisin dans les vignes, paysages qui rappellent des épisodes bibliques, le lieu de la lutte entre David et Goliath…Bientôt, Chateaubriand arrive en vue de Jérusalem. Il a lu les écrits chrétiens sur la ville mais aussi ceux de rabbins, se souvient d’Abraham mais aussi de Godefroy de Bouillon[13], qui hélas, il faut tout de même le dire, vers 1099,  fit brûler plus de 30 000  habitants juifs et musulmans à Jérusalem, mais toujours rien pour vous monsieur Abbas sinon le cri de leur guide : « El-Qods ! [14]» le nom en arabe de Jérusalem… « El Qods ». Seulement voilà, alors que Jérusalem est citée 660 fois dans la Torah et 146 fois dans le Nouveau Testament, elle est peut-être citée une seule fois dans Le Coran[15], et encore, sous le nom de masjid al’aqça, mais qui signifie la mosquée très éloignée (sourate 17,1). Eliézer Cherki[16] dans son article « Jérusalem dans l’Islam » précise ce dont en fait il s’agit. Il parle de la Mosquée extrême plutôt qu’éloignée ce qui n’est pas très différent. Mais, écrit Eliézer Cherki[17], cette mosquée d’Omar dite Dôme ou Coupole du rocher n’est en rien celle d’Omar puisqu’elle a été construite en 691 après J.C (il faut toujours le préciser) par le Calife Abd al-Malik ibn Marwän ; De plus, il ne s’agit pas d’une mosquée mais d’un sanctuaire édifié sur l’ancien Temple de Jérusalem, celui des Juifs.

Nous connaissons la suite. Comme les Juifs ne veulent pas reconnaître Mahomet, il s’ensuit une haine des Juifs qui va aller jusqu’au massacre de ceux qui habitent Médine. Les Musulmans qui avant priaient vers Jérusalem sans jamais la nommer vont désormais se tourner vers La Mecque, vers la Mosquée Sacrée. Or Mahomet ne se tournait vers Jérusalem que pour amener les Juifs à la vraie foi, la sienne. Mais rien n’y fit, d’où ce changement d’orientation de la prière, d’où ces massacres de Juifs, d’où cette haine que l’on trouve dans Le Coran pour les insoumis…

Nommer c’est symboliser monsieur Abbas ! Or jamais Jérusalem n’est nommée dans Le Coran, signe que pour Mahomet, elle n’était pas un symbole incontournable mais au contraire, un non-lieu du symbolique, une pure tactique idéologique. Je crois que cela n’a guère changé au cours des siècles. C’est comme si vous regrettiez l’ancien Califat de Jérusalem, l’expansion de l’Islam au-delà de son espace d’arabité originelle. La Jérusalem que vous revendiquez est une Jérusalem politique amalgamée au religieux, ramassée dans le tout coranique car lui est une corde plus sensible auprès des masses que la politique comme on dit politicienne… Or, il s’agit là d’une construction imaginaire, une construction après-coup comme l’on dit en psychanalyse, à laquelle vous avez donné la force d’une réalité historique. L’imaginaire, maîtresse d’erreur et de fausseté disait Lacan. Vous en faites, monsieur Abbas la triste démonstration. Comme quoi, vos revendications sur cette ville ne sont ni fondées historiquement, ni religieusement, même par le truchement de votre Livre saint. On trouve donc bien dans Le Coran l’appellation de Maison de Dieu ou Maison Sacrée que certains ont pris pour désigner Jérusalem alors qu’il s’agissait de La Mecque… Le Coran mentionne 25 mosquées dont une seule fois, peut-être, je peux bien vous l’accorder, le nom, mais non nommé de Jérusalem !  Qui plus est, au risque une nouvelle fois de vous décevoir, la Palestine ne figure pas davantage dans Le Coran alors que les Romains l’ont baptisée telle en 135 en lieu de place de la Judée dont ils avaient tué ou chassé les habitants juifs. Le Coran dont les premiers feuillets datent approximativement de la fin du VIIe siècle et du début du VIIIe mais avec plus de certitudes au IXe siècle après J.C, aurait pu contenir ce nom donné de Palestine par Hadrien à la Judée détruite et presque vidée de ses habitants juifs. Mais rien de tout cela ! C’est comme si la Palestine n’intéressait l’Islam qu’à des fins tardives de politique antijuive et anti-israélienne…L’histoire des Musulmans, relatée dans Le Coran, et l’Islam d’ailleurs s’intéresse plus à  Médine et La Mecque qu’à Jérusalem.

 Le 4 octobre, Chateaubriand entre à Jérusalem. Non loin du passage du poète, la tour de David mais il retient surtout les lieux saints et les religieux chrétiens qui chantent…Mais bientôt la troupe quitte la ville trimillénaire pour Bethléem, croise le tombeau de Rachel et rappelle que la ville de la naissance du Christ, Bethléem donc, ainsi nommée par Abraham, appartenait à la tribu de Judas et porta aussi le nom de David… Puis passage par la mer Morte, attaque d’Arabes qui exigent des droits de passage aux étrangers comme d’autres habitants de la région qui exigent les mêmes droits… Comme quoi monsieur Abbas, les temps n’ont guère changé. Aujourd’hui vos chers martyrs-terroristes attaquent de préférence les Juifs israéliens, mais aussi des touristes et des Druzes, de façon  plus sophistiquée, à coups de roquettes et de kalachnikovs, de voitures béliers mais aussi de  façon plus archaïque comme au temps de Chateaubriand, au couteau ou à coups de pierres,… Mais toujours les mêmes embuscades, le même gout du meurtre et de l’argent, mais cette fois-ci versé avec votre assentiment monsieur Abbas aux familles des terroristes…! Réfugiés quelques temps dans un monastère, le groupe retourne à la mer Morte. Puis, remontée par Jéricho. Rencontre et repas en commun avec des arabes dont Chateaubriand fait la description à la façon d’un ethnologue, avec cependant quelques clichés faciles. Puis départ le 6 pour Jérusalem où ils arrivent par le mont des Oliviers.

Enfin Jérusalem !

 

En hâte, dès le matin du 7 octobre, Chateaubriand en bon pélerin se précipite au Saint-Sépulcre. Défile sous sa main le nom de tous les voyageurs connus et moins connus qui en ont décrit les lieux, l’ambiance et l’histoire, en grec, en arménien, en espagnol, en italien…Le tout depuis que le Saint-Sépulcre, jadis, n’était qu’un mont sur lequel on crucifiait les gens, dont bien sûr, le Christ, jusqu’au moment où, à la place, on a construit une église vers 325-327. S’en suit une longue description de l’édifice, ses alentours, les statues de Godefroy de Bouillon, encore lui !, et de Baudouin, les premiers Croisés dont notre poète, en bon chrétien fait encore un éloge exagéré. Il parcourt ensuite les quatorze étapes du chemin de croix du Christ, et, entendez monsieur Abbas, ce qu’écrit chateaubriand, devrait à nouveau vous déplaire : « La maison de Pilate est en ruine d’où l’on découvre le vaste emplacement du Temple de Salomon et la mosquée bâtie sur cet emplacement [18]». Arrêtons-nous un instant sur cette évocation historique qu’aucun historien sérieux n’a jamais remis en question à part vous monsieur Abbas et l’UNESCO, tout de même ! Sous la mosquée qu’on dit Dôme du rocher se trouvait le Temple de Salomon, construit vers le Xe siècle sous la forme d’un édifice palatial, construit sur le mont du Temple. Il sera détruit en 586 puis reconstruit en 539 et brûlé en 70 lors de la prise de Jérusalem par Titus. Entre temps, Hérode (37-4 avant J. C) a agrandi l’esplanade du Temple, a prolongé les murs d’enceinte dont le Mur dit des Lamentations ou Mur occidental ou encore Kotel. On dit aussi que ce mur aurait été terminé sous Agrippa II au 1er siècle après J.C. selon des fouilles entreprises par l’archéologue Ronny Reich et son équipe, en 2011. Mais tout cela avait lieu bien avant la construction de la Mosquée d’Omar entre 688 et 692 après J.C sur les ruines des Temples juifs, comme pour mieux effacer les traces du peuple du Livre, comme les Romains avaient effacé la Judée au profit de la Palestine.

Seulement voilà, monsieur Abbas, auriez-vous lu un certain Freud, encore un juif, vous me direz, que vous sauriez qu’on efface rien. Que ce que l’on refoule ou forclos fait toujours retour, retour du refoulé dirait le maître viennois, et que ce retour fait symptôme. Votre symptôme, monsieur Abbas, c’est votre texte, celui sur lequel vous vous appuyez sans cesse et qui parle des Juifs, de la Bible, des Chrétiens… Les Juifs que dans votre Texte, vous haïssez, que vous traitez de traitres et d’assassins, qu’en somme, vous refoulez, et bien, les Juifs ont fait retour en leur terre, en donnant au monde des prix Nobel, des scientifiques de haut niveau, une démocratie à l’occidentale alors que vous… ? Rien de tout cela ! Nada ! Nothing !

Les Israéliens ont tenu tête aux Arabes qui voulaient les envahir, que dis-je les exterminer ! Mais rien n’y a fait.  Avouez-le, aujourd’hui monsieur Abbas, vous êtes devenu le non-président, puisqu’il n’y a pas eu d’élection depuis 2005, d’un non-Etat. Avant 1947, vos prédécesseurs n’avaient aucun territoire à eux et en 1947, alors que l’ONU avait voté le partage de la Palestine, ils n’ont justement rien voulu partager avec les Israéliens, du coup, ils ont tout perdu ! Vos symptômes, œdipiens donc, expriment sans doute le manque de reconnaissance d’un père que vous avez en commun avec les Juifs : Abraham. Ils expriment votre malaise permanent et votre incapacité d’avancer et de reconnaitre enfin l’autre, l’Israélien et par extension le Juif. Si vous le faisiez, vous feriez déjà un grand pas vers la guérison ou à défaut vous tendriez vers l’équilibre de vos pulsions. Alors, vos symptômes ! : Le refus de la castration, du partage, le déni, mais aussi le mensonge et ajoutons, le passage à l’acte, le double langage, les attentats encouragés mais non revendiqués, l’argent versé aux familles des terroristes, la corruption de vos leaders, et par- dessus tout, le mariage que vous célébrez si bien entre antisionisme et antisémitisme…Du coup, pour vous soulager ainsi de tous ces maux que vous avez fabriqués pour vos propres malheurs, vous les projetez sur les Israéliens que vous accusez d’être les responsables des symptômes que vous-mêmes vous vous êtes infligés. C’est que pour amadouer les autres nations, il est plus facile d’apparaitre comme une victime que comme un coupable. Là, vous êtes un vrai chef ! Et vous le faites si bien !  Vous me direz que c’est de la politique, oui, mais alors, à l’orientale ! Ou alors, comme on dit aujourd’hui, c’est d’la com’ ! Et pour terminer sur Jérusalem, avant de revenir au voyage qui fit Chateaubriand, à ce que je sache, l’ambassade américaine et celles qui suivront s’installeront à Jérusalem-Ouest qui n’est pas la partie contestée de la ville, car il y a déjà les consulats, les missions diplomatiques, la Knesset…A moins qu’à plus ou moins long terme, en cas de capitale palestinienne installée à Jérusalem-Est, vous ne veniez à contester la présence israélienne dans l’autre partie de la ville. Ce que je crois puisque votre projet secret ou pas, secret de polichinelle donc, est bien celui de conquérir tout ce que vous pensez être la Palestine, à savoir tout Israël ! N’est-ce pas monsieur Abbas ? Vous pouvez me le dire, même en arabe, comme vous le faites si bien quand vous voulez que les occidentaux ne vous comprennent pas !

Chateaubriand termine sa première visite de Jérusalem et des lieux saints chrétiens qui ont motivé l’essentiel de sa visite, et quitte la ville, le 7 octobre, par la porte de Jaffa. Visite de la montagne de Sion et vue panoramique sur la ville. Le tombeau de David, l’évocation de l’Arche d’Alliance, les souvenirs juifs et chrétiens qui ont fait l’histoire de ces lieux habitent le poète. Seuls l’Ancien et  le Nouveau Testament retiennent ses pensées. Rien pour l’Islam et les Ottomans qui y sont pourtant là depuis le 29 décembre 1516 et nous sommes le 7 octobre 1806. Le lendemain, Chateaubriand est à nouveau dans la cité sainte. Il nous raconte son histoire, faite de constructions et de destructions, de conquêtes et de défaites puis de reconquêtes ensuite jusqu’au grand bouleversement de l’an 70 où le Temple brûla sous les assauts de Titus. Chateaubriand parle de l’an 71, il se trompe de quelques mois, car le Temple aurait été détruit en 70. La guerre contre les Juifs avait commencé en 66. L’assaut contre Jérusalem commence du 1er juillet au 26 août, le jour où l’on situe la destruction du Temple. Titus entre dans la ville 7 septembre 70. Le 26, la ville est prise. Le nombre de morts juifs reste impressionnant. Les chiffres diffèrent selon que l’on considère Jérusalem, ou la Judée. Chateaubriand s’en tient aux chiffres donnés par Flavius Joseph : 111 000 morts dans toute la ville, 99 200 prisonniers, mais on parle de 97 000, à quoi il ajoute 200 000 morts de faim…

La vie juive a pratiquement disparu de Jérusalem, et bientôt de la Judée entière. Il faut attendre la dernière révolte juive de Bar Kokhba en 132-135 pour qu’il n’y ait plus aucun Juif en Judée, où très peu et qu’Hadrien, la baptise Palestine. Au risque de vous décevoir, je vous le répète, monsieur Abbas, il n’y a jamais eu d’Etat palestinien. La Palestine n’a toujours été qu’un district ou une province de l’empire romain. Même ensuite et sous les Ottomans, elle ne fut jamais un pays à part entière. En 1947, vous auriez enfin pu avoir l’Etat que vous n’aviez jamais eu, au contraire des Juifs qui ont régné sur cette terre pendant plusieurs siècles sans discontinuité, et aujourd’hui, depuis 1948.  Mais vous n’en avez pas voulu…Le résultat, vous le payez en ayant perdu toutes les guerres contre Israël. Vous avez gagné des points auprès de l’ONU, de l’UNESCO, de l’Europe, des pays arabes… Mais, aujourd’hui, votre image est ternie et, je vous le répète, vous êtes toujours le président d’un non-Etat…

Chateaubriand et l’Islam.

 

Le poète ne vous oublie pas. L’Islam commence avec Mahomet et la prise du pouvoir sur Jérusalem en 635-638 par le calife Omar, assassiné en 643 dans la ville même. D’autres suivirent, d’autres conquêtes aussi, jusqu’en 1090 où les Croisés se postèrent devant la ville. Chateaubriand va s’attirer les foudres de ceux qui fustigent les Croisades qui avouons-le, n’ont pas été tendres envers les Juifs que les chevaliers croisèrent sur le chemin qui les amenaient en Terre sainte. Pour notre écrivain, les Croisades n’étaient que la réponse légitime à l’expansion musulmane du VIIe siècle. C’est utile de préciser à nouveau que les Arabes dès 632 commencèrent la conquête de l’Europe jusqu’en Espagne et en France, où Charles Martel allait les arrêter à Poitier en 732. Les Croisades n’ont pas seulement consisté à délivrer le tombeau du Christ, mais à mener contre les Musulmans une guerre de reconquête des territoires… Eh oui, monsieur Abbas, Chateaubriand n’a pas tout à fait tort quand il rappelle ce fait historique. Tous ceux d’entre vous qui nous rappellent les méfaits de la colonisation européenne et ceux d’entre les Européens qui se sentent coupables d’une telle « occupation » devraient se rappeler que les premiers colonisateurs, c’étaient vous !

Vous êtes restés en Espagne et dans de nombreux autres pays jusqu’en 1492 en continuant d’asservir Juifs et Chrétiens. Partout où l’Islam a sévi, en Grèce, en Sicile et ailleurs, à coup de conversions forcées et d’expansion des Califats, au nom que l’Islam est une religion de conquêtes de territoires, il y a eu répression et soumissions des peuples non musulmans et régression des Etats. Citons seulement Chateaubriand qui parle de la pauvre Grèce sous le joug de l’Islam et nous pourrions ajouter bien d’autres pays : « Que l’on contemple la Grèce, et l’on apprendra ce que devient un peuple sous le joug des Musulmans. Ceux qui applaudissent tant aujourd’hui du progrès des lumières, auraient-ils donc voulu voir régner parmi nous une religion qui a brûlé la bibliothèque d’Alexandrie, qui se fait un mérite de fouler aux pieds les hommes, et de mépriser souverainement les lettres et les arts[19] ». Entendons-nous, les arts qui ne soient pas ceux de l’Islam ! Souvenez-vous, monsieur Abbas, les Ottomans occupent et asservissent le pays depuis 1516, jusqu’à l’entrée à Jérusalem du général anglais Allenby, le 11 décembre 1917, à la grande joie aussi d’un certain Sigmund Freud. Occuper, c’est d’ailleurs le verbe que vous employez très souvent mais pour dénoncer uniquement les Israéliens. Jusque 1917 donc, les Ottomans ont occupé Jérusalem, et selon Chateaubriand, après que la ville a été dévastée, prise et saccagée 17 fois. Le sultan Selim a alors pris possession des clefs de la ville. L’écrivain-poète-historien promène sa plume dans le quartier juif. Ils ont résisté, écrit-il, aux assauts du pacha. Mais ils sont pauvres, « en guenille, assis dans la poussière Sion, cherchant des insectes qui les dévoraient, et les yeux attachés sur le Temple[20] ». Il y rencontre un rabbin à qui il veut acheter le Pentateuque qu’il étudie avec un enfant. Refus de l’homme pieux dont les ancêtres n’ont jamais quitté la ville, malgré les pogroms, les interdictions, les expulsions…Et oui, monsieur Abbas, les Juifs ont un attachement trimillénaire à cette ville et à ce pays, depuis que David vers le Xe siècle avant J.C y construisit un Temple. ! Il est difficile de savoir combien d’entre eux habitaient Jérusalem en 1806, mais Michel Abitbol[21] écrit qu’en 1830 on y comptait 3000 juifs et 35000 en 1900, si attachés à cette ville qu’ils en sont devenus très vite majoritaires…

Aussi, comprenez-vous monsieur Abbas, les Juifs israéliens ne lâcheront rien ! Du moins je l’espère ! Description des portes de Jérusalem, où les références hébraïques, chrétiennes, musulmanes se superposent, se côtoient, s’entremêlent à proportion des évènements qui ont jalonné l’histoire de cette ville. Mais Chateaubriand le certifie, les plus anciens monuments, même peu visibles à son époque sont les monuments juifs, comme quoi, notre écrivain respecte bien la chronologie historique. Les grandes découvertes archéologiques attestant de l’incontournable judéité de Jérusalem le précisent encore aujourd’hui. En paraphrasant Freud, ce passionné d’archéologie qui comparait les couches du psychisme à celles des villes qui se superposaient au fil des temps, on peut dire que l’archéologie comme l’histoire, comme les Ecritures confirment que l’âme profonde du hiérosolymitain est juive et non musulmane, non arabe et encore moins palestinienne dont la couche trop récente mélange allègrement, comme l’Islam le recommande, le politique et le religieux. Chateaubriand insiste une nouvelle fois sur la construction de la fameuse mosquée d’Omar qui domine la vieille ville de Jérusalem et confirme, mais nous le savions déjà, qu’elle est bien construite sur les ruines du Temple de Salomon. C’est sans doute la majesté de l’édifice, sa grandeur et sa beauté incontournable qui avouons-le illuminent Jérusalem et qui ont conduit les musulmans d’hier et d’aujourd’hui à en faire un lieu de revendication politico-religieux et idéologique. A son époque, n’étant pas Mahométan, Chateaubriand ne peut la visiter. Aujourd’hui, voulant m’y rendre chaque année, n’étant pas Musulman non plus, je ne peux pas davantage y aller. Je pourrais tout juste arpenter l’esplanade des Mosquées, qui en arabe signifie Noble Sanctuaire, mais qui est surtout,  le mont du Temple de Salomon. Mais on m’a toujours interdit de pouvoir visiter cette fameuse mosquée. Sa gestion dépend du Waqf, une fondation religieuse islamique contrôlée par la Jordanie. Comme quoi, une Jérusalem réunifiée par les Musulmans ne respecterait rien de l’idée même de ce qu’est la réunification d’une ville. Ce n’est donc même pas envisageable. Chateaubriand ne s’attarde pas sur les monuments turcs aux couches archéologiques encore plus récentes et qu’il trouve désastreux. L’écrit de Chateaubriand se remplit de cette Jérusalem d’or, non pas celle des Musulmans mais celle que lui chante encore Salomon, quand il contemple la ville depuis le tombeau de Josaphat qui est au pied du cimetière juif du mont des Oliviers.

Le 9 octobre, Chateaubriand passe la journée dans un couvent. Il y décrit donc l’architecture puis ensuite, fait en quelque sorte ses courses et énumère le prix des marchandises et les dépenses des pèlerins qui font leur voyage en Terre sainte. Le 10, il quitte Jérusalem pour visiter les champs de bataille décrits par le Tasse. Ce sont donc les lieux des batailles des Croisés, Godefroy de Bouillon en tête contre Saladin. Le Tasse, sous la plume de Chateaubriand, fait grand éloge de ces batailles et de la bravoure des Croisés jusqu’à ce que son chant devienne un immense poème épique à la gloire de Godefroy et de ses chevaliers.  Concédons ici que Chateaubriand en fidèle Chrétien et défenseur des Croisades exagère sur « la beauté » de tels combats. Le voyage de Chateaubriand se termine bientôt. Il revisite une dernière fois la ville, en fait un résumé où dominent à l’intérieur des murs de la vielle ville, des images de pauvreté, de misère, de rues mal pavées, de peurs même. Chateaubriand, en bon romantique, pleure sur la ville. Encore une fois, il ne fait pas l’éloge des Ottomans, mais retient l’existence de deux peuples, celui des Chrétiens qui malgré les persécutions ottomanes gardent la foi et le sourire, mais le poète insiste sur les Juifs, cet autre peuple indépendant, et il écrit : «… et rien ne peut le décourager ; rien ne peut l’empêcher de tourner son regard vers Sion. Quand on voit les juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute : mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem… [22]». Qu’en dites-vous monsieur Abbas, de ce que Chateaubriand écrit sur le peuple juif ? Rien sans doute… Le 12 octobre 1806, le poète et sa troupe quittent Jérusalem. Il pose une dernière fois son regard sur la ville. Ils arrivent à jaffa le 13. Ils y resteront encore trois jours.

 

 «  Si je t’oublie Jérusalem… »

 

 Nous n’aurions pas été étonnés de lire cette incantation juive récitée au Seder de Pessah et sous la plume de Chateaubriand tant son voyage fut à la gloire des Chrétiens et des Juifs.

Le périple à Jérusalem se termine le 16 octobre 1806. Il sera publié en 1911 sous le titre : Itinéraire de Paris à Jérusalem. Jérusalem n’était qu’une étape dans ce voyage qui dura presqu’un an, de juillet 1806 à juin 1807. Chateaubriand embarque depuis Jaffa. Il a été certes, le messager-écrivain-poète-historien de cette ville-monde qu’il a tant aimée jusqu’à parfois exagérer l’importance de ceux qui se sont battus pour la délivrer, comme les Croisés. Mais avouez-le monsieur Abbas, notre génial écrivain a respecté, certes le génie du Christianisme, en tant que grand défenseur de la Chrétienté qu’il était, et dont il a fait un livre. Mais il a respecté par-dessus tout aussi les origines juives de la religion qu’il servait. Il n’a pas effacé les traces du Judaïsme et de ses prophètes comme vous le faites, monsieur Abbas et il n’a pas revendiqué le tombeau de Joseph, ni de Rachel, ni le mur des Lamentations comme vous le faites aussi et auxquels aujourd’hui, vous rajoutez les manuscrits de la mer Morte. Vous revendiquez Jérusalem-Est, (avant sans doute Jérusalem-Ouest) alors que du temps où les Jordaniens l’administraient c’est-à-dire pendant 20 ans, de 1948 à 1967, de la guerre d’Indépendance à celle des Six jours, on ne vous a jamais entendu la vouloir comme capitale. Curieux non ? C’est qu’au fond, vous ne supportez pas qu’elle puisse être juive ! Enfin, monsieur Abbas, encore un mot signé Chateaubriand, notre grand écrivain dont nous allons nous souvenir je l’espère, des 170 ans de sa disparition, le 4 juillet 1848, comme de sa naissance, il y a 250 ans, le 4 septembre 1768. Encore un mot donc, pour vous convaincre de l’importance de Jérusalem et de cette terre pour les Juifs. Importance qui n’est pas une construction mythologique, une légende mais bien un fait historique, spirituel et politique, un vrai pays quoi qui aujourd’hui fête ses 70 ans et plus ! Soixante-dix ans depuis le 14 mai 1948. Décidément, 1768, 1848, 1948, 2018 et nous pourrions ajouter, 1918, la fin de la Grande guerre et le démantèlement de l’Empire ottoman ! Que de belles coïncidences ! Et vous monsieur Abbas, qu’avez-vous fait depuis 70 ans, depuis que vous auriez pu avoir un Etat ? Le poète écrit : « Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre ; et un petit peuple, dont l’origine précéda celle des grands peuples, existe et sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose parmi les nations porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici…[23] ». Ici, aujourd’hui, ce pays s’appelle Israël et ce petit peuple est devenu un grand peuple qui brille parmi les nations. Il faudrait monsieur Abbas vous rendre à l’évidence et que vous le reconnaissiez à votre tour ! Alors, un dernier petit conseil si vous ne l’avez pas encore fait : lisez donc Chateaubriand !

Par ©Jean-Marc ALCALAY

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[1] Jean d’Ormesson, Mon dernier rêve sera pour vous, une biographie sentimentale de Chateaubriand, Jean-Claude Lattes, 1982.

[2] Jean d’Ormesson, Histoire du juif errant, Gallimard, 1990.

[3] Jean d’Ormesson, Guide des égarés, Gallimard, 2016.

[4] Chateaubriand, « Itinéraire de Paris à Jérusalem », in, Œuvres romanesques et de voyages, Gallimard, Pléiade,  tome II, Gallimard, 1969, pp. 1019-1128.

[5] Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Gallimard, Pléiade, tome II, 1951, pp. 607-612.

[6] Ibid., p. 609.

[7] Œuvres romanesques et voyages, opus.cit., p. 961.

[8] Ibid., p. 610.

[9] Sous la direction de Vincent Lemire, Jérusalem, histoire d’une ville-monde, Flammarion, Champs-histoire, 2016, pp. 318-321.

[10] Simon Sebag Montefiore, Jérusalem, biographie, Calmann-Lévy, 2011, p. 381.

[11] Henri Laurens, « Le projet d’état juif attribué à Bonaparte », in, Revue des études palestiniennes, 33, automne 89, p.69-83.

[12] Vincent Lemire, opus. cit., p.321-328.

[13] Michel Abitbol, Le passé d’une discorde,  Juifs et Arabes du VIIe siècle, Perrin 1999, tempus, 2003, p. 65.

[14] Œuvres romanesques et voyages, opus.cit., p. 980.

[15] Le Coran, Traduit par Jean Masson, Gallimard, Pléiade, 1967, Sourate XVII, 1, p. 340. « Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la mosquée sacrée vers la mosquée très éloignée dont nous avons béni l’enceinte, et ceci pour lui monter certains de nos Signes- Dieu est celui qui voit et qui entend parfaitement-. »

[16] Eliézer Cherki, « Jérusalem dans l’Islam », in, Si c’était Jérusalem, sous la direction de Michel Gad Wolkowicz et Michel Bar Zvi, Editions, In Press, 2018, pp. 437-447.

[17] Ibid., p. 440.

[18] Œuvres romanesques et voyages, opus. cit., p. 1032.

[19] Ibid., p. 1053.

[20] Ibid., p. 1061.

[21] Michel Abitbol, opus., cit. p. 190.

[22] Ibid., p. 1126.

[23] Ibid., p. 1127.

7 COMMENTS

  1. Peut-être que ce long plaidoyer inspirera au rénégat Schlomo Sand son prochain livre :”Comment le peuple palestinien fut inventé ?

  2. Mr Abbas (Abus Mazen)

    Même des autorités musulmane vous dénient tout droit sur la Palestine Juive en ce compris les Judée et Samarie, sans parler de Jérusalem qui de tous temps fût et restera la Capitale Une et indivisible d’Israel ! Voyez ci-après ce qu’en dit : Cheikh Ahmad Adwan :

    Allah a assigné la Terre Sainte pour les enfants d’Israël jusqu’à ce que le Jour du Jugement arrive (Coran, sourate 5 – « La Sourate de la Table », verset 21), et «Nous avons fait les enfants d’Israël les héritiers de la terre » . (Coran, Sourate 26 – « La Sourate des Poètes », verset 59)
    «Je dis à ceux qui déforment le livre de leur Seigneur, le Coran: D’où avez-vous apporté le nom de Palestine, vous êtes menteurs, vous maudissez, quand Allah a déjà nommé « La Terre Sainte » et l’a légué aux enfants d’Israël jusqu’à ce que le Jour du Jugement arrive. Il n’y a pas une telle chose comme «Palestine» dans le Coran.

    Il est également un ouvrage que vous auriez bénéfices a consulter pour votre instruction (pour autant que vous soyez apte à l’assimiler), cet ouvrage de Adrien Reland et qui s’intitule : Palaestina ex Monumentis Veteribus Illustrata (1695), précise les noms de villes et villages de l’époque mais surtout établi avec précision la Démographie de la Palestine Juive !

    Mr Abbas, peu me chaud que cela vous choque, mais les vérités sont parfois bonnes à dire.

  3. Est-ce que cet inculte de abbas connait-il ou as-t-il seulement entendu parlé de ce grand écrivain
    qu’était Chateaubriand. quand on voit sa tête d’abruti je pense que non.
    ROSA

  4. ON POURRA DIRE, ÉCRIRE OU PENSER CE QUE L’ON VOUDRA…
    CHATEAUBRIAND..D’ORMESSON..ET LES AUTRES..OU PAS..!!

    LA VRAIE RÉALITÉ..EST QUE…AUJOURD’HUI… SUR CETTE TERRE..EXISTE UNE POPULATION DE PLUS DE 30% DE PALESTINIENS…QUI DEMAIN POURRAIT BIEN ATTEINDRE 40..VOIRE 50 %….ET..PLUS..!!

    LE FAIT EST QU’ILS EXISTENT…QU’ILS ONT EXISTÉS ..PEUT ETRE PAS AVANT 622…JE N’EN SAIS RIEN..!!

    PEUT-ETRE QU’avant cette période….ILS SE NOMMAIENT “PHILISTINS”..

    QUE CES GUERRES COUTENT DES VIES..A NOS ENFANTS..DES 2 COTÉS..ET À JUSTE TITRE..QUAND ILS VONT SE BATTRE…ILS ONT PEUR..!!

    ET COUTENT PLUS DE 30% DU BUDGET DE L’ETAT…

    QUE BEN GOURION..AVAIT EU LA NAIVETE DE CROIRE QUE LES FUTURES GENERATIONS DE PALESTINIENS OUBLIERAIENT LA PALESTINE..IL S’EST PASSÉ EXACTEMENT LE CONTRAIRE..!!

    OU ALLONS NOUS ?? DANS LES 100 PROCHAINES ANNÉES….
    CE PEUPLE EXISTE..ET IL EXISTERA TOUJOURS CAR IL EST DÉTERMINÉ…

    UNE SEULE ISSUE…ARRETER CETTE COLONISATION INJUSTE..ET CO-EXISTER DANS LA PAIX..

    UN ISRAÉLIEN QUI AIME SON PAYS.

    • La majorité des “Palestiniens” actuels sont les descendants des Juifs convertis de force lors de la conquête et l’envahissement arabo-islamique – quel aveuglement, Nissim Ben Yaacov !
      Le retour des Juifs en Judée n’est pas “injuste” et n’est pas une “colonisation”.
      Jusqu’en 1948, les Arabes de la région refusaient d’être nommés “palestiniens” !
      Ils tenaient à être appelés “arabes”, avec leur origine : égyptienne, irakienne, jordanienne…
      Les seuls Palestiniens de l’époque, c’était les Juifs !
      A la (re)création de l’état d’Israël, les Juifs se sont nommés Israéliens, et sur le conseil des services secrets soviétiques, les Arabes ont pris le nom de Palestiniens… avec un déguisement de victimes opprimées qui marche même sur certains Israéliens…

  5. Très bel article….pensez-vous que le ministère de l’education national pourrait enseigner cela dans les ecoles de la République…..aie cela risquerait de m’etre en peril la prétendue paix sociale….c’est vrais la paix par la terreur, c’est le nouvel adage dans notre pays plus libre que jamais.

  6. “alors que l’ONU avait voté le partage de la Palestine, ils n’ont justement rien voulu partager avec les Israéliens, du coup, ils ont tout perdu !”
    Ca ne vous rappelle pas le jugement de Salomon???
    Palestiniens, vous etes le néant, vous retournerez au néant.
    Parenthese de l’histoire bientôt refermée.

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