L’eTree, cet arbre connecté israélien qui devient un lieu de rencontre à Nevers

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Point de rencontre. Le plus étonnant et agréable de cette installation, c’est peut-être ça finalement : les dialogues s’instaurent immédiatement.?Fini le virtuel, place aux discussions réelles. Et aussi aux selfies devant la plantation. © Christophe Masson

Inspiré de l’acacia du désert israélien, cette construction futuriste se dressant au cœur de Nevers distribue aussi de l’eau fraîche, permet de recharger un vélo électrique ou de s’éclairer la nuit venue. L’invention est le fruit d’un partenariat entre des entrepreneurs de France et d’Israël, où le premier prototype a vu le jour en 2014.

Sur le même sujet, lire : Le premier eTree d’Europe naît d’une collaboration franco-israélienneL’arbre solaire israélien eTree sera planté à Nevers et Une première journée d’échanges Nevers-Israël)


Source : Le Journal du Centre.
Sur le parvis, l’eTree… Il trône fièrement depuis quelques jours, place Carnot. Test et rencontre avec ceux qui l’ont déjà utilisé. Et surtout adopté.

C’est un arbre étrange, avec de larges feuilles photovoltaïques. Il se dresse fièrement, place Carnot. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait « beaucoup causer », comme nous avons pu le vérifier. Outre son côté décoratif futuriste, qui plaît beaucoup aux amateurs locaux d’art contemporain (mais moins à certains riverains), il permet surtout de recharger son mobile, de surfer sur internet ou même de se protéger du soleil… ou de la pluie.Intrigués, les touristes n’hésitent pas à prendre l’arbre connecté en photo.

Inspirée de l’acacia des déserts, cette construction étonnante distribue aussi de l’eau fraîche, permet de recharger la batterie d’un vélo avec une rallonge équipée d’une prise USB, ou encore de s’éclairer la nuit.

5 volts et 2 ampères pour recharger mobile ou vélo

Contrairement aux aéroports, aux gares ou certains restaurants, notamment, la connexion au réseau wifi n’est pas instantanée. Comme l’indique un petit panonceau, il faut d’abord s’inscrire pour l’avoir. Et on ne l’obtient qu’après avoir reçu un e-mail de confirmation.

a capte ! Une fois le réseau wifi trouvé, il est possible d’aller jusqu’au milieu du parc sans perdre la connexion. Le signal passe sur environ 5 ou 600 mètres.

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Pour brancher un câble pour recharger la batterie de son vélo électrique, il faut chercher un peu. Puis se mettre à quatre pattes. Trois blocs de deux prises USB sont à disposition. Elles délivrent 5 volts et 2 ampères. Autrement dit, il s’agit plus là de pouvoir donner « un petit coup de charge » à son vélo, pour faire quelques kilomètres, que de pouvoir recharger complètement une batterie à plat : « Avec le voltage et l’ampérage disponibles ici, il faudrait plusieurs heures pour remettre une batterie à sa pleine capacité.

Prises. Pas facile, au premier abord, de repérer les prises USB pour recharger tablette, mobile, ou batterie de vélo. Mais quand on cherche, on trouve !

Permettre le dialogue

C’est plus pour du dépannage sauf si, évidemment, on laisse son vélo avec un anti-vol, et qu’on en profite pour découvrir la ville et ses monuments pendant deux ou trois heures. Ce qui n’est pas une mauvaise idée ». Pour les fans de cyclisme, « il faudrait rapidement penser à rajouter de quoi pouvoir attacher les vélos à proximité. Car ça manque ».

Outre le wifi « illimité », l’arbre propose une petite fontaine pour se désaltérer.

Tout au long de la journée de lundi, nous avons pu discuter avec des dizaines de personnes, Neversois ou touristes venus « voir la bête ». Et le point le plus étonnant et agréable de cette installation, c’est peut-être ça finalement : les dialogues s’instaurent immédiatement. Fini le virtuel, place aux discussions réelles. Si certains interlocuteurs trouvent cette installation « moche », ou « mal placée devant un monument », nous, on aime bien !

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