Le PM Belge Michel reçoit les ONG anti-israéliennes à … Jérusalem©

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B’Tselem : entre configuration géographique israélo palestinienne et qualification impropre en Droit international

Le 8 février 2017, Benjamin Netanyahou a convoqué Olivier Belle, l’ambassadeur belge en Israël, pour lui faire part de sa désapprobation quant à l’attitude du Premier Ministre Belge.  Lors de sa visite officielle en Israël, Charles Michel a retrouvé (à l’hôtel King David de Jérusalem) les responsables de deux Ong anti-israéliennes, « Breaking the Silence » et « B’Tselem » qui ne cessent de salir l’image d’Israël sur la scène internationale. Pour le Premier Ministre israélien, cette rencontre est d’une « extrême gravité » : « soit il poursuit son attitude hostile à l’égard Israël, soit il change de direction ».

« Breaking the Silence » et « B’Tselem » (dans le collimateur du gouvernement) sont à l’origine d’une série de mesures prises par la Knesset pour limiter leur capacité de nuisance : le 12 juillet 2016, un texte de Loi a exigé de ces organisations qu’elles informent sur la source de leurs financements étrangers. En janvier 2017, le Parlement israélien a adopté un projet de Loi interdisant à l’Ong « breaking the silence » d’organiser des évènements dans des établissements scolaires. Désormais, Benjamin Netanyahou veut en finir avec le financement, par des gouvernements Etrangers, d’Ong qui porteraient atteinte à Tsahal.

Le Premier Ministre israélien a donc, le 6 février 2017, demandé à son homologue Britannique, Thérésa May, de cesser de financer les organisations hostiles à Israël. Le 7 février 2017, c’est la Ministre de la Culture Miri Régev qui a demandé à la Mairie de Jérusalem d’empêcher une conférence (organisée dans la galerie Barbur) ayant pour thème : « les liens entre l’armée israélienne et les implantations juives en Cisjordanie ». Au grand dam de ces Ong, Nir Barkat y a répondu favorablement.

Les ONG hostiles à Israël surfent, en réalité, sur une configuration géographique de la Judée Samarie (résultant des accords israélo palestiniens d’Oslo) et sur des concepts faux en Droit international, véritable aubaine pour elles.

Les accords israélo palestiniens d’Oslo ont découpé la Cisjordanie en 3 zones A (villes palestiniennes sous contrôle exclusif palestinien, soit 20 % du territoire), B (sous contrôle civil palestinien et militaire israélien, soit 20 % du territoire) et enfin la zone C (sous contrôle exclusif, civil administratif et militaire israélien, soit 60 % du territoire). Or, les zones A et B (sous contrôle total ou partiel palestinien) sont disséminés sur l’ensemble de la zone C, sans disposer d’une continuité territoriale. Aussi, et lorsque les palestiniens des zones A ou B veulent se déplacer, ils sont obligés de traverser des parties de la zone C, avec les désagréments qui en résultent lors des passages aux « checks points » israéliens.

Grâce à cette configuration, les israéliens de la zone C contrôlent l’entrée des villes palestiniennes des zone A et B (comme s’il s’agissait de frontières), pour limiter la circulation des armes palestiniennes et leur utilisation contre les juifs de la zone C. Bien que ce découpage ait été décidé conjointement entre palestiniens et israéliens, les palestiniens qualifient ces limitations de mouvement d’« occupation » (sic).  En réalité, si les accords intérimaires n’avaient pas vocation à durer, l’absence de renonciation, par les palestiniens à la lutte armée, diffère l’adoption du statut final.

Cette configuration géographique régale naturellement les ONG, ennemies d’Israël, qui continuent d’exploiter la qualification (désormais impropre) « de territoires occupés » qui prévalait, lorsque la Cisjordanie dépendait du royaume Hachémite, occupée par Israël en 1967. Comme la Cisjordanie a cessé de l’être le 31 juillet 1988 lorsque le Royaume Hachémite a renoncé à ce territoire annexé par Abdallah en avril 1950, la présence israélienne en zone C n’est plus le résultat d’une « occupation » mais bien des prérogatives accordées à Israël par les accords d’Oslo.

L’inconvénient résulte de ce que la communauté internationale continue de se référer à la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’Onu du 22 novembre 1967, qui qualifie la Cisjordanie de « territoire occupé par Israël », l’invitant à libérer les terres le plus rapidement possible, bien que cette résolution soit caduque depuis le 31 juillet 1988.

Plus grave, comme la communauté internationale ne parvient pas à pacifier les relations israélo palestiniennes, elle fait fi des étapes historiques depuis 1947 et qualifie désormais la Cisjordanie non plus de « territoires occupés » mais de « territoires palestiniens occupés », dès lors qu’il s’agissait des terres que les arabes de Palestine ont refusées, lors du plan de partage décidé le 29 novembre 1947.

Ainsi, parler « d’occupation de la Cisjordanie par Israël » est juridiquement, historiquement et géopolitiquement, faux.

Cette qualification juridique de « territoires occupés » par Israël est toutefois exploitée par les Ong anti-israéliennes. Ainsi, le responsable de l’Ong B’Tselem, Hagai El Ad, s’est exprimé devant le Conseil de Sécurité à l’Onu, en octobre 2016, affirmant vouloir lutter contre « l’occupation » (sic). Il a ainsi affirmé sans vergogne : « lorsque les êtres humains sont responsables d’une injustice envers d’autres êtres humains, ils ont l’obligation morale de réagir » (sic). Ce discours sied naturellement à la communauté internationale qui entend distiller la thèse de « l’occupation » en Israël.

Hagai El Ad a ainsi avancé, (empreint d’une grande humanité) : « Je me suis exprimé aux Nations Unies contre l’occupation parce que je suis israélien. Je n’ai pas d’autre pays. Je n’ai pas d’autre citoyenneté ni d’autre avenir. J’ai grandi ici et y serai enterré. Je me soucie du destin de cet endroit, du destin de ses habitants et de son destin politique, qui est aussi le mien. Et, au vu de tous ces liens, l’occupation est un désastre » (sic).

Abondant dans la thèse de l’occupation, Hagai El Ad a lancé : «  Je ne comprends pas ce que le gouvernement veut que les Palestiniens fassent. Nous avons régi leurs vies depuis près de 50 ans, nous avons déchiqueté leur terre en petits morceaux. Nous exerçons un pouvoir militaire et bureaucratique avec grand succès et nous nous arrangeons parfaitement avec nous mêmes et avec le reste du monde » (sic).

Le raisonnement faux permet alors à Hagai El Ad d’avancer : « l’occupation ne résulte pas d’un vote démocratique. Notre décision de contrôler leurs vies, pour autant que cela nous convienne, est une expression de violence et non de démocratie. Israël n’a pas de raison valable de continuer ainsi. Et le monde n’a pas de raison valable de continuer à nous traiter comme il l’a fait jusqu’à présent que des mots et pas d’action ».

Il a même appelé la communauté internationale à agir contre son propre pays : « Une intervention du monde contre l’occupation est tout aussi légitime que n’importe quelle question de droits humains. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un thème tel que notre pouvoir sur un autre peuple. Ce n’est pas un problème israélien interne, mais une question internationale, c’est flagrant » (sic).

Israël a donc envisager le retrait de la citoyenneté israélienne de Hagai El Ad mais avant d’y parvenir, Il est urgent de faire admettre à la communauté internationale, la situation juridique qui prévaut depuis les accords d’Oslo:
– Il n’y a pas de « territoires palestiniens occupés » mais juste des « territoires abandonnés par la Jordanie le 31 juillet 1988 », objet de prérogatives réparties entre palestiniens et israéliens lors des accords d’Oslo.
– Il n’y pas de bantoustans en Judée Samarie mais juste un contrôle légal israélien en zone C, aux abords des villes palestinienne des zone A et B, sous contrôle partiel ou exclusif palestinien.
– Tsahal n’est pas une armée d’occupation pour protéger des « colons  israéliens » en Judée Samarie, mais juste une armée d’Etat chargée de contrôler la circulation des armes palestiniennes pour éviter qu’elles ne tuent les juifs.

Si Hagai El Ad a des récriminations, il n’a qu’à s’en plaindre au Prix Nobel de la paix, feu Yasser Arafat, qui en a décidé ainsi.

 

Par Maitre Bertrand Ramas-Muhlbach 

8 COMMENTS

  1. Il ose dire, ce marchand de frrrrrrrites, je suis venu chier sur vos tombes et la Knesset applaudit. On aura tout vu avec les debiles a la tete du pays

  2. Pourquoi n’existe-t-il aucune ONG pour promouvoir une solution à 2 états en France (Vichystan et Frèristan), et à 3 états en Belgique (Flandre, Wallonie, Molenbeekistan)?

  3. Une tête à claques! Dans un pays voisin les malfaisants « Breaking the Silence » et « B’Tselem » seraient depuis bien longtemps pendus haut et court!

  4. Ils sont tellement sensible ces gars comme Hagai-El-Ad, pour des gens qui s’acharnent a disloquer l’unique petit pays pour ses freres juifs… Comme s’ils n’avaient assez avec 22 immenses pays Arabes, ou ils pouvaient pourtant exercer leurs pleins droits ! Judee-Samarie , et Jerusalem, c’est le coeur de la PATRIE DES JUIFS DE TOUT TEMPS. Meme si on devait leur faire cadeau de ces territoires qu’ils appellent, Rive-Occidentale, ces faux palestiniens arabes, n’arretteraient guere leur terrorisme ! Leur but final c’est conquerir, des terres qui n’ont jamais apartenus …et assouvir les peuples qui ne veulent etre sous leur goug. Ces semblables de Hagai, sont trempes encore de l’empreinte de la Gola, car on ne peut survivre en pays squelete, large de douze kilometres. Aussi les Europeens comme le Premier Ministre Belge ne comprenent rien et ne doivent s’en meler, il ferait mieux resoudre le probleme de l’envahissement en cours chez lui, ainsi que dans toute l’E.U.

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