Le jour le plus long, par Avraham Azoulay

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Golda Meir et Moshe Dayan pendant la guerre du Kippour (octobre 1973), DR

Le jour le plus long

par Avraham Azoulay

Source Guitel Benishay/LPH INFOS

La marche dans la nouvelle année est entamée. Les sons du chofar raisonnent encore dans nos  têtes. La ferveur reste intense, même  les jours suivants. Vu les circonstances de ce monde toujours plus fou, plus dangereux, plus déboussolé, on espère que D. sera particulièrement clément envers nous.  

Nous entrons dans une période qui nous élève vers un degré de purification, avec un pardon que l’on espère acquis de la part de D. et une recherche active d’indulgence envers les hommes et de leur part.

C’est vrai, il  n’est pas de réelle Techouva sans cette démarche personnelle de demander pardon. On participe tous à un véritable marathon, afin de s’excuser auprès du plus grand nombre. A moins d’être un ange sur terre…et encore !  Qui d’entre nous n’a pas fait de peine, mal répondu, mal parlé,  pas écouté ?  Certains sans intention mauvaise, d’autres avec une certaine animosité intérieure…

On le dit, on le répète, chaque année. Ce oui bienveillant du ’’ Je te pardonne’’, ne peut s’obtenir par une prière supplémentaire. Seul l’autre a ce pouvoir suprême d’effacer le mal.

Même D.  ne s’ingère pas dans ce regard qui consent, cette larme qui excuse !  A croire que ce moment de sincère Shalom entre les hommes, leur permet de se rapprocher, mais aussi de se surpasser.

C’est le jour le plus long, le plus dur aussi, et en même temps le plus beau. Il détient la magie du moment, celle qui fait  que l’homme se retire de tout agissement et laisse son être se purifier.

Tous réunis, parfois debout, souvent assis, sans plus aucune différence entre toutes ces silhouettes blanches dans cette opération à cœur ouvert. L’isolement est total, et pourtant, nous voilà tous groupés,  serrés comme des moutons, la tête basse, mais remplis d’espoir  que tout ira pour le mieux !

Kippour nous fait prier, penser, chanter, pleurer, car l’émotion est là, un peu comme celle qui nous unissait  il y a plus de 2000 ans, ce jour du don de la Torah, une Torah qui sait  parler aux hommes, même s’ils ont fauté,  qui  les comprend et les blanchit.

Cette même émotion que des milliers de Juifs ont ressenti il y a 44 ans, émotion quand soudain ils ont été surpris par l’attaque des pays arabes en plein jour sacré de Kippour. Le courage et la force de nos soldats,  la foi de tout un peuple, ont permis à Israël de remporter cette terrible guerre et de continuer de vivre sur sa terre.

La menace d’alors, n’a hélas pas disparu, mais depuis,  Israël avance et se renforce, et Celui qui nous dirige nous donne la chance de reprendre des forces nouvelles, chaque année.

Tizkou Lechanim Rabot  Néïmot ve tovot

Avraham Azoulay

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