La barre chocolatée de Marwan Barghouti ©

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A screenshot from a video showing imprisoned Fatah leader Marwan Barghouti, who is leading a "hunger strike," secretly eating a candy bar in the bathroom of his prison cell. (Image source: Israel Prisons Service)

NDLR : Les ardeurs des soutiens aux prisonniers palestiniens est loin de se calmer. Des heurts ont en effet éclaté jeudi en Cisjordanie entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à l’occasion d’une grève générale menée en solidarité avec les prisonniers grévistes de la faim, a constaté un correspondant d’i24NEWS. 

(Lire également : Les excuses de Pizza Hut sur Barghouti sont fausses !,  La vérité sur la grève de la faim des PalestiniensPrisons : A quand la grève des attentats contre les Juifs ?© et L’écran de fumée de la grève de la faim palestinienne©)


Le Syndicat des journalistes palestiniens (PJS), un corps dominé par des loyalistes du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, a repris ses invectives contre la presse et les journalistes israéliens.
Le 7 mai, les autorités israéliennes ont publié une vidéo montrant le leader emprisonné du Fatah, Marwan Barghouti – qui mène une «grève de la faim» observée par plus de 1 000 palestiniens détenus dans des prisons israéliennes -, en train de manger secrètement une barre chocolatée dans la salle de bain de sa prison.

Les médias israéliens et les journalistes, comme beaucoup de leurs collègues occidentaux, ont diffusé la vidéo, ce qui a sérieusement embarrassé Barghouti et de nombreux autres Palestiniens.

La «grève de la faim» de ces prisonniers ne fait nullement suite à de la torture ou à l’absence de soins médicaux. Les prisonniers demandent des droits élargis de visite, un meilleur accès aux téléphones publics et plus d’accès à l’enseignement supérieur.

Mais Barghouti, qui a commencé à mener la «grève de la faim» le 17 avril, a autre chose en tête que de réclamer des privilèges dans le cadre de son incarcération.

Sa «grève de la faim» est en fait une grève contre Mahmoud Abbas, qui, selon Barghouti, l’a marginalisé, lui refusant un poste de haut niveau officiel au Fatah.

Il convient de noter que personne dans les médias israéliens n’a été impliqué dans le tournage secret de Barghouti. Aucun journaliste israélien n’a pas non plus parlé de la décision des autorités de filmer Barghouti. Tous les médias israéliens ont diffusé la vidéo scandaleuse, ainsi que des analyses sur les implications de la vidéo sur la «grève de la faim» des prisonniers palestiniens.

Pourtant, au moment où la vidéo est apparue dans les médias israéliens, les responsables de l’Autorité palestinienne et plusieurs institutions et groupes palestiniens se sont précipités pour porter plainte sans cause réelle et sérieuse contre les médias israéliens pour avoir partagé cette vidéo.

Il est inutile de dire que les charges sont si graves qu’elles mettent en danger la vie des journalistes israéliens qui couvrent les affaires palestiniennes.

D’une manière surprenante, les pires menaces contre les médias israéliens proviennent d’un organisme représentant des centaines de journalistes palestiniens – le Syndicat des journalistes palestiniens. Tout aussi troublant, le PJS est dirigé par Nasser Abu Bakr, militant politique hautement partisan – et journaliste vétéran auprès de l’agence de presse française Agence France-Presse (AFP).

Une déclaration publiée par la PJS d’Abu Bakr, peu de temps après la diffusion de la vidéo de Barghouti sur la télévision et les stations de radio israéliennes, a accusé les journalistes israéliens de «collusion avec les autorités israéliennes d’occupation».

La déclaration a mis en garde les médias palestiniens, arabes et occidentaux contre le traitement des journalistes israéliens, qu’il a accuse de « retransmettre du poison » en déclarant que Barghouti mangeait en prétendant faire la grève de la faim.

Le PJS a faussement accusé les médias israéliens de commettre un «crime en cherchant à casser la volonté des prisonniers frappant la faim en publiant de fausses affirmations» au sujet de la consommation de Barghouti.

Le PJS a déclaré que son président Abu Bakr de l’AFP a déposé une plainte auprès de la Fédération internationale des journalistes contre les journalistes israéliens. Selon Abu Bakr, les médias israéliens sont «impliqués dans le crime de faim et de terrorisation de nos prisonniers et sont les principaux complices des actions de l’occupation».

C’est loin d’être la première fois qu’Abu Bakr, indépendant de l’AFP, et qui occupe un poste de premier plan auprès de l’agence de presse internationale, participe à une campagne contre les journalistes et médias israéliens.

De plus, en plus de son poste de président du PJS et journaliste de l’AFP, Abu Bakr a récemment organisé des élections internes pour la faction Fatah de Mahmoud Abbas. Par ailleurs, bien que le conflit d’intérêts de Nasser Abu Bakr ait été rapporté à plusieurs reprises, sa violation spectaculaire de l’éthique journalistique ne semble pas gêner ses employeurs à l’Agence France-Presse. Pire encore, elle appelle l’éthique professionnelle de l’AFP en question sérieuse.

L’AFP aurait-il engagé un journaliste pour faire rapport sur les élections présidentielles françaises alors que ce journaliste était candidat à l’élection ou occupait un emploi supérieur auprès du gouvernement français?

Depuis sa nomination en tant que président du PJS, Abu Bakr a lancé une campagne pour boycotter les journalistes et les organisations de médias israéliens. Il a accusé à maintes reprises les journalistes israéliens de servir de «bras» aux autorités militaires et au gouvernement israélien. Ironiquement, c’est Abu Bakr et son PJS qui font partie de l’établissement de leadership de l’Autorité palestinienne et ne cachent pas leur rôle d’organes officiels.

Au lieu de parler objectivement de controverse sur la «grève de la faim» de Barghouti et du fait que le chef du Fatah emprisonné a été pris en train de tricher, Abu Bakr et son PJS ont choisi de faire une campagne d’incitation contre les organisations de médias et les journalistes israéliens pour simplement signaler la vérité.

On peut comprendre pourquoi Abu Bakr est tellement furieux du scandale autour de la «grève de la faim» de Barghouti: il appartient à la même faction du Fatah dont les membres supposent le jeûne dans les prisons israéliennes.

Ce conflit d’intérêts explique pourquoi les dirigeants de la PJS et de l’AP ont demandé aux journalistes et aux organisations médiatiques palestiniens de s’abstenir de se renseigner sur la vidéo qui montre que Barghouti apprécie une collation dans sa cellule de prison.

Les menaces contre les journalistes israéliens ont pour but de les empêcher de se renseigner sur tout sujet susceptible de donner un éclairage négatif aux Palestiniens.

C’est en fait la méthode privilégiée d’intimidation parmi les Palestiniens. Il a d’abord été utilisé contre les journalistes palestiniens et occidentaux qui ont osé critiquer les dirigeants palestiniens ou faire rapport sur la corruption et le plaidoyer de la terreur par des responsables palestiniens. Ces dernières années, la campagne d’intimidation s’est élargie pour inclure des journalistes israéliens couvrant les affaires palestiniennes.

Il n’est pas étonnant que de nombreux journalistes israéliens aient cessé de rapporter sur tout ce qui pourrait enflammer les fonctionnaires de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Ces journalistes israéliens affirment qu’ils évitent délibérément toute critique de l’AP parce qu’ils ne veulent pas «perdre l’accès aux sources» parmi les Palestiniens.

Cette campagne contre les journalistes israéliens est loin d’être isolée. Cela devrait être considéré dans le contexte de l’incitation globale palestinienne à l’encontre d’Israël.

Alors que Abbas est occupé à mentir à Trump et au reste du monde occidental, sa société élève la jeunesse palestinienne contre une «culture de la paix», et les dernières menaces contre les journalistes israéliens prouvent une fois de plus la profondeur de sa tromperie.

Ces menaces devraient être prises au sérieux pour deux raisons: elles constituent une menace directe pour la sécurité des journalistes israéliens travaillant dans des territoires contrôlés par la PA et, deuxièmement, elles constituent une attaque flagrante contre la liberté d’expression et les médias.

Soyons clairs sur ce sujet: Abu Bakr et ses amis de PA demandent que les médias israéliens et internationaux s’abstiennent de signaler quelque chose d’offensant à l’égard des Palestiniens. C’est la censure – sans parler de la chute des troupes de choc.

Les groupes internationaux de défense des droits de l’homme et la Fédération internationale des journalistes demandent-ils aux Palestiniens d’inciter les journalistes israéliens et d’exiger la censure de faits désagréables? Ou vont-ils prendre leur attitude habituelle, en supprimant leurs dénonciations jusqu’à ce qu’ils aient quelque chose de négatif à dire à propos d’Israël?

Les journalistes occidentaux feraient bien de tenir les Palestiniens responsables de ces menaces. S’ils choisissent de ne pas le faire, leur prochaine visite à Ramallah impliquera un apaisement important du personnel exigeant de l’AP.

Bassam Tawil est un savant basé au Moyen-Orient.

Source : Gatestone Institute

Adaptation JFORUM

2 COMMENTS

  1. Excellent !!!!!!
    Avez-vous une vidéo qui nous montre la méga-barre que le monde arabo-musulman est entrain d’introduire dans l’arrière train de l’Europe…mis à part toutes les scènes auxquelles on assiste quotidiénnement dans nos rues et dont on finit par se lasser.

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