Ki Tavo: en arrivant dans le pays que l’Eternel t’a donné © vidéos

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Nos sages, en particulier le Rambam, nous ont fait un devoir de lire la paracha Ki tavo avant Roch Hachana afin que s’accomplisse le souhait exprimé au premier soir de cette fête : « Que l’année s’achève avec ses malédictions et que la nouvelle commence avec ses bénédictions ! ». Or que signifie cet enchaînement ?

Curieusement, la péricope précédente s’intitulait : Ki Tetsé ou en sortant alors qu’ici Ki Tavo signifie en arrivant (dans le pays que l’Eternel t’a donné).

Selon la logique, il eût fallu que la Tora nous dise : en arrivant…….   Puis, après seulement : lorsque tu sortiras.

Les Sages nous éclairent en nous faisant comprendre ceci : lorsque tu te mettras en guerre contre tes ennemis mais surtout TON ennemi qui est le yetser Harâ et contre lequel tu devras te battre tout au long de ta vie, et qu’alors, lorsque tu prendras possession du pays que l’Eternel a promis de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, lorsque tu observeras ce que l’Eternel ton D.  t’a recommandé de faire, alors, tu te renforceras vis-à-vis des autres nations et tu te renforceras vis-à-vis de toi-même et de ton yetser harâ – le mauvais penchant – et, tu remercieras ton Créateur pour tous les bienfaits dont IL t’aura comblés et tu lui offriras les prémices de la terre et de ton bétail car, jamais tu ne pourras rendre à ton Créateur toutes les bontés, tous les cadeaux dont IL a comblé tes pères et toi-même et dont Il continuera à combler tes enfants et les enfants de tes enfants et tout se passe comme s’il s’agissait d’une dette qui nous rend redevables et dont jamais nous ne pourrons nous acquitter car l’Amour dont D nous gratifie est si immense que de toute notre vie nous ne pourrons jamais rendre et aimer d’une telle intensité. Une autre caractéristique de notre peuple est que chaque année à chaque période D nous rappelle qui nous étions (des esclaves en Egypte) et ce qu’IL a fait pour nous et par amour pour nos ancêtres : IL nous a retirés du pays d’Egypte pour faire de nous un peuple libre et non esclave dont le seul et unique Maître est D.

Dès lors que nous avons un pays – même s’il est habité par des nations idolâtres sans avenir[1]  nous nous devrons d’observer les lois s’attachant à la terre pour rendre grâce de cet héritage reçu grâce à nos patriarches.  Et, c’est dans la joie que nous devons vivre et rendre grâce. L’homme est un arbre debout et pour grandir et se tenir face aux éléments, de combien d’amour et de soins attentifs fut-il l’objet ?

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Le paysan qui plante un arbre, qui le taille, le nettoie de ses pucerons, avec combien d’amour veille-t-il à l’apparition des premiers fruits et quelle ne sera pas sa joie de voir les premiers bourgeons, les premières fleurs, les premiers fruits ? C’est pour rendre grâce à l’Eternel qu’existent les offrandes des prémices qui sont les bikourim, que l’on offre au Temple, la hala de la pâte que l’on offre avec dévotion et avec beaucoup d’amour, c’est le premier-né de l’âne que l’on rachète.  C’est pour reconnaître Sa suprématie et reconnaître que s’IL ne l’avait pas permis rien n’aurait pu exister.

Les sacrifices journaliers, les offrandes de toutes sortes, les prières et les suppliques sont autant de fils que nous tissons envers D.  L’homme devra s’efforcer de garder à l’esprit tout ce qu’il  dooit au Créateur en Le remerciant des bienfaits dont Il  a comblé les hommes.

Bien  souvent celui-ci n’est pas en mesure d’en apprécier la valeur, et de comprendre que sans l’intervention divine l’homme ne serait rien et, de plus, si l’homme ne se soumet guère à la volonté divine, si la créature ne sait comment rendre grâce à son créateur, sa misère risque d’éclater.

Le verset 10 du chapitre XXVIII confirme que tous les peuples de la terre respecteront le peuple juif car tous les peuples verront où qu’ils soient que le peuple juif appartient à D.

Le Zohar explique que lorsque le juif porte ses tefiline tout se passe comme si D avait inscrit un signe sur le juif lui-même car sur le boîtier des tefiline de la tête apparaît la lettre shine avec trois branches qui représentent le triple lien  et la triple bénédiction faite aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob et la lettre shine avec quatre  branches elle représente l’universalité du peuple Juif, et le fait que la présence divine se trouve dans l’univers entier (les quatre directions terrestres mais aussi les sphères supérieures et celles qui sont inférieures). Le lien étant pérenne tant que les Juifs mettront leurs tefiline.

Une fois de plus D donne le choix entre le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction entre le Mont Ebal et le Mont Guerizim[2].

Caroline Elishéva REBOUH.

[1] Les sept peuples qui habitaient le pays dit de Canaân étaient : les Cananéens, les Hétéens, les Emoréens, les Hévéens, les Périzéens, les Jébuséens, et les Guirgashéens. D. ordonna aux Juifs de détruire ces peuples pour libérer le pays. Seuls les Guirgashéens , craignant la Parole de D, préférèrent s’enfuir (vers l’Afrique) plutôt que de voir  leur peuple décimé.

[2] Il ne s’agit nullement d’attacher une image de bénédiction ou de malédiction à ces montagnes. 

 

« Etre joyeux pour tout ce que l’Eternel te donne »

Vers la fin de l’été, à l’époque où tout Juif se prépare à rendre des comptes, et à dresser un bilan de ses actes pour l’année qui s’écoule, arrive la parasha de « Ki Tavo ». Cette sidra est un peu redoutable à cause des « malédictions » qu’elle renferme.

Elle est redoutée à tel point que dans certaines communautés en Afrique du Nord on demandait à une personne âgée  de lire ces trois chapitres.

Comparativement  aux  péricopes  précédentes, celle-ci ne contient que peu de commandements  mais dès le début de ce vingt-sixième chapitre du Deutéronome nous trouvons un commandement  concernant les « bikourim » désignés dans le texte par le mot « reshit ». Cette mitsva de présenter les prémices des cultures au Temple dans un panier s’accompagne d’un autre acte qui n’est stipulé pratiquement que lors de la présentation des prémices : la prosternation.

La prosternation est aussi un commandement s’adressant à Moshé, Aharon et ses fils et aux 70 « zekenim ».  La prosternation fait partie du rituel de kippour. D’après le midrash Tanhouma, Moïse avait « vu » par prophétie que les Temples seraient détruits et que, par conséquent, toutes les offrandes et tous les sacrifices n’auraient plus lieu, il instaura le devoir de prier 3 fois par jour.

La Guemara nous rappelle pourtant que les trois patriarches avaient eux-mêmes prié trois fois par jour : Abraham, le matin, Isaac  à midi ou l’après-midi et Jacob le soir.  Alors, qui a la primauté de ces trois prières quotidiennes ?

En suivant le commentaire du Rambam sur le traité de guemara « houline », nous apprenons un principe important : c’est que l’on n’observe pas de mitsvoth d’après l’exemple des patriarches mais parce que Moïse nous a ordonné de le faire !

Le mot « bikourim » n’est pas employé dans ce texte mais il est écrit : « réshith » ראשית. L’on pourrait alors s’interroger sur cette différence d’appellation mais, Maïmonide nous éclaire judicieusement : « les prémices du blé, du vin et de l’huile » sont importants car, de même que l’homme consacre au service pontifical son premier-né ou prémices de ses forces,  lorsque l’homme fait de la pâte avec la farine du blé il doit prélever la « hala », il doit consacrer le vin et l’huile pour le culte. Une partie de ce qui est récolté doit être offert à D.

De cette manière l’homme publie de façon on ne peut plus officielle le fait qu’il reconnaît la Suprématie du Créateur sans les bontés duquel l’homme ne pourrait vivre. D a donné des règles à suivre pour pouvoir profiter largement de l’abondance accordée par le Créateur.

Tout de suite après cette mitsva des bikourim, apparaît un autre commandement : « Etre joyeux pour tout ce que l’Eternel te donne ». En effet, nous, pauvres êtres humains, ne songeons pas toujours à remercier D pour ce que nous recevons de Lui, sans doute parce que parfois cela nous semble naturel comme marcher, parler, voir ou entendre mais si nous nous donnions la peine de réfléchir et de regarder autour de nous : certains ne peuvent se mouvoir, bouger, voir ou s’exprimer et alors, nous devons être heureux et nous réjouir pour ce que nous possédons et que d’autres rêveraient d’avoir !!!

Dans un peu plus de deux semaines, nous accueillerons une nouvelle année et nous devrions nous montrer empressés de nous efforcer de mieux adhérer à la Torah d’Israël et de faire teshouva.

Cette sidra montre on ne peut plus clairement à quel point le chemin vers le bien, la récompense et la bénédiction est direct si l’homme observe convenablement les préceptes divins, et comment, si ces mêmes préceptes sont méprisés et bafoués l’homme peut recevoir sa part de punition, de malédiction.

Lors des débuts de la vie de l’homme et de la femme, Adam et Eve, pour avoir désobéi à D, le serpent a eu à subir une punition et non des moindres : le serpent était pourvu de pattes, après avoir sciemment induit l’homme en erreur, le serpent a subi sa peine : ramper dans le sable toute son existence. L’homme a subi la sienne : alors qu’il était d’une dimension hors normes dirait-on, il a vu sa taille diminuer.

En s’installant dans ce pays offert par D à Son peuple, les étapes à suivre viennent clairement schématiser le fait que : s’installer dans ce pays doté de principes extra ordinaires  passe par un processus particulier et par le fait que toute action comme toute offrande doit être d’un « parfum agréable » à  l’Eternel. Le peuple  ainsi se sentira chez lui. Pour y rester de façon permanente il devra  se conduire avec aménité vis-à-vis des étrangers car nous devons nous souvenir que nous aussi, avons été exilés en terre étrangère.

Caroline Elisheva REBOUH.

 

 

HAFTARAT KI TAVO LE SCHISME

Nous arrivons, semaine après semaine, à la fin des lectures prophétiques d’Isaïe et des parashot de consolation.

Salomon avait remarqué un jeune-homme qui semblait être digne de confiance : Jéroboam fils de Nabat, issu de la ville d’Efrat. Or, Jéroboam avait son franc-parler et il n’hésitait nullement à faire des reproches très directs au Roi Salomon.  A ses débuts, Salomon acceptait les remontrances  plus ou moins volontiers, cependant, plus Salomon vieillissait et moins il acceptait ces critiques et une certaine distance prit place entre les deux hommes jusqu’à devenir de la haine.

Dans le cadre de ses attributions, Jéroboam eut à faire loin de Jérusalem. Il rencontra le prophète Ahiya qui résidait alors à Shilo, en Samarie. Ahiya, déchira son manteau en douze parties et demanda à Jéroboam d’en prendre dix, illustrant par-là la volonté du Tout Puissant de dessaisir Salomon du Royaume en ces termes : Salomon ayant agi contre la volonté d’HaShem d’une part, mais étant le fils de David d’autre part, à la mort de Salomon, Roboam fils de Salomon sera sacré roi mais D lui arrachera le royaume et ne lui laissera que deux tribus sur un petit royaume.

Jéroboam, ayant appris que Salomon voulait le tuer, se réfugia en Egypte d’où il ne revint qu’après la mort de Salomon.

Roboam, à qui le royaume revenait fut sacré roi à la place de son père.

C’est l’époque du schisme qui, en réalité avait déjà eu lieu à la mort de Shaoul et de ses fils, lorsque le survivant des descendants de Shaoul, du nom d’Ishboshet, prit la tête du « royaume d’Israël » sans avoir été oint par un prophète comme le voulait la tradition. Il s’était auto désigné. Mais il est bien loin de recueillir derrière lui la majorité du peuple qui préfère David. Ce schisme ne  que dura sept années environ. C’est la raison pour laquelle, à la mort de Salomon,  eut lieu le deuxième schisme, confirmant la scission entre le Nord et le Sud du pays. Le Nord ou Royaume d’Israël à la tête du quel se trouva Jéroboam Ier qui régna sur dix tribus et le Sud ou Royaume de Juda gouverné par Roboam qui accéda au trône de son père à l’âge de 41 ans et ne régna que pendant dix-sept années.

Roboam voulut poursuivre la politique de son père et, malgré les conseils d’hommes avisés qui vinrent déposer les requêtes du peuple d’alléger les impôts et les charges, il préféra continuer à alourdir le joug des impôts à payer. C’est ainsi que Jéroboam prit la tête des tribus et provoqua la scission du royaume uni pour en créer un indépendant du royaume de Juda.

Jéroboam Ier,  fils de Nabat, fit  « ce qui n’est pas bien aux yeux d’HaShem » et entraîna la majeure partie du peuple avec lui. Les motifs profonds de Jéroboam qui n’avait pas partagé les vues et opinions de Salomon avaient été d’opérer de grandes réformes au sein du peuple et l’erreur fut de permettre la multiplicité des cultes tout comme l’avait fait Salomon qui s’était laissé glisser  vers l’idolâtrie en offrant de l’encens à des idoles pour plaire à ses épouses et concubines. Jéroboam  fut le roi d’Israël pendant 22 années.  Jéroboam régna sur Israël durant 22 années.

Roboam  suivit un peu l’exemple de son  aïeul, le Roi David en ceci qu’il épousa 18 femmes et eut une soixantaine de concubines. Sa descendance fut nombreuse : 28 garçons et 60 filles.  Son fils aîné du nom d’Aviya ou Aviyam fut son successeur. Lui aussi eut 14 épouses et 38 enfants dont 22 garçons. L’aîné des garçons, Assa,  régna 41 années.

Roboam avait lui aussi laissé son épouse Maaca s’adonner au culte idolâtre et Aviya n’était pas de taille à lutter contre. Assa, en revanche, partit en guerre contre ceci et il fit ce qui est décrit dans la Bible comme « ce qui est bien aux yeux de HaShem ».  Il n’eut qu’une seule épouse Azouba  et qu’un seul fils Yéhossafat.

Assa rétablit le culte d’HaShem dans le royaume de Juda.

Nous poursuivrons cette étude dans les semaines à venir.

Caroline Elishéva REBOUH

1 COMMENT

  1. Pas besoin d’être prophète pour annoncer que ceux qui refusent de servir dans l’armée repartiront en esclavage en Egypte.

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