Israël prend le respect du droit des animaux au sérieux

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Israël prend le respect du droit des animaux au sérieux

Posted by Souhail Ftouh 

Source : Identité Juive

Des manifestants contre la cruauté animale se sont fait entendre sur la place Rabin de Tel Aviv, le 9 septembre 2017. Ils ont dénoncé le traitement réservé aux animaux lors du transport du bétail vivant.

Les manifestants pressent le gouvernement d’instaurer une réglementation plus serrée pour mieux protéger les animaux et une législation plus contraignante en matière de transports des animaux. De plus, ils s’élèvent publiquement contre l’expérimentation scientifique sur les animaux.

Le groupe israélien pour la défense des droits des animaux Anonymous for Animal Rights, et Let the Animals Live ont pris part à la manifestation (photo).

Un rapport de la vétérinaire australienne Lynn Simpson sur le transport d’animaux vivants, notamment vers Israël, décrivait un espace trop exigu pour les animaux qui passaient la journée dans leurs propres excréments, « cuisant à l’intérieur » sous les températures arides de la mer Rouge.

« Les animaux ont le droit de vivre leur vie comme nous on vit notre vie.» a affirmé Sharon Biltz, une manifestante qui s’est déplacée de Beer-Sheva pour faire connaître son mécontentement.

Les partisans de l’initiative s’attendent à ce que les animaux qui sont en Israël soient traités avec respect et soin. Ils veulent des enquêtes et des inspections pour s’assurer du respect des droits des animaux.

La Justice ordonne de réduire la souffrance lors des transports d’animaux vivants

La loi portant sur la prévention de la cruauté sur les animaux n’est pas parvenue à protéger le grand nombre d’animaux arrivés dans les ports israéliens depuis l’Europe et l’Australie (en 2016, 571 972 têtes de bovins).

En février 2017, la Haute Cour de justice a ordonné au gouvernement israélien de réduire les souffrances des animaux transportés en Israël pour l’engraissement et l’abattage.

Cette décision concernait la nécessité de protéger les animaux conformément à la loi de prévention de la cruauté sur les animaux de 1994 et d’appliquer les conclusions d’un comité interministériel.

Une nouvelle mesure gouvernementale exigeait, de plus, la formation d’un comité consultatif comprenant des universitaires, des responsables gouvernementaux et des personnalités publiques, la création d’un département consacré au bien-être animal au sein de l’unité des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture, ainsi que de nouvelles réglementations pour le transport animalier.

« Mon rôle, en tant que ministre, c’est de veiller à ce que la législation en vigueur pour protéger les animaux continue de respecter cet engagement » a fait savoir le ministre israélien de l’Agriculture qui estime qu’il pourrait y avoir des changements, mais qu’ils seraient adoptés graduellement.

Des nouvelles directives pour l’abattage rituel casher

En mai dernier, le ministère de l’Agriculture avait annoncé qu’il interdisait immédiatement la méthode d’abattage rituel dite d’enchaînement dans les nouveaux abattoirs cherchant à exporter de la viande vers l’Etat juif. Dès le 1er juin 2018, cette interdiction s’appliquera dans les abattoirs qui ont déjà des contrats.

Cette décision fait suite à la diffusion d’une enquête réalisée par des militants des droits des animaux, qui se sont infiltrés dans les abattoirs, et ont mis en évidence la cruauté de la méthode d’enchaînement dans l’un des plus grands abattoirs du Paraguay. Quarante pour cent de la viande bovine consommée en Israël provient du Paraguay, qui n’exporte pas vers les États-Unis. Cette pratique n’est pas autorisée en Israël, qui n’abat que très peu de bovins. La méthode d’enchaînement est répandue dans les abattoirs d’Argentine et d’Uruguay, qui exportent aux États-Unis.

Une requête déposée par un groupe de défense des droits des animaux à la Cour suprême après la diffusion de l’enquête réclame que la Cour impose que les licences d’importation de viande exigent de la part des abattoirs à l’étranger de se conformer à la loi israélienne et aux autres directives internationales, et qu’elle interdise la méthode d’enchaînement.

Souhail Ftouh

 

3 COMMENTS

  1. Il ne s’agit pas de  » diminuer » la souffrance animale.
    Il s’agit de protéger les animaux, de ne pas les exploiter.
    La vision hindoue est le modèle.

    • Avez-vous entendu parler des CHEVAUX BLANCS qui tirent les calèches des mariés a travers les villes?
      Ces pauvres chevaux « travaillent » jusqu’à l’épuisement et à leur mort. Ils ne sont jamais soignés, malades ou blessés, ils ne connaissent pas le vétérinaire.
      La « vision hindoue » devrait prendre ce fait en considération, ne croyez-vous pas?

  2. Parfois c’est à vous dégoûter de la viande !
    D’ailleurs il faut se rappeler que nous consommons de la viande pour extirper la violence qui est en nous, alors sans doute aussi on maltraite les animaux pour exprimer notre souffrance interne.
    Cela n’empêche que c’est contraire à la loi profane et divine !

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