Israël fait l’impasse sur le 3ème front iranien : Gaza©

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Israël fait l’impasse sur les périls grandissants autour de Gaza, le 3ème front irano-Hezbollahni

Israël et les groupes terroristes palestiniens Djihad Islamique et Hamas mènent une guerre des mots retentissants autour de la Bande de Gaza. Mais les deux camps gardent le silence sur la situation réelle sur le terrain. Dans les deux semaines qui ont suivi l’explosion du tunnel du Djihad Islamique allant vers le village israélien de Kissoufim, tuant une bonne douzaine de terroristes opérationnels, se sont déroulés des événements significatifs liés à la sécurité. Aucun des deux côtés ne crie sur tous les toits des informations relatives à ces événements, de façon à ne pas forcer la main du Djihad sous pression iranienne à devoir instamment formuler une réplique.

Pendant ce temps, Tsahal a bouclé la zone autour de la frontière de Gaza et l’a déclarée interdite aux civils. Samedi 11 novembre, le Major-Général Yoav Mordekhaï, de Tsahal, Coordinateur des Activités dans les Territoires, a mis en garde les organisations terroristes de la Bande de Gaza dans les termes les plus fermes : “Nous savons que le Djihad Isalmique Palestinien prévoit une conspiration contre Israël aux dépends des citoyens de la Bande de Gaza”, pour se venger de la destruction de son tunnel et de la mort de ses terroristes.

“Israël n’hésitera pas à répliquer de toute sa puissance de feu contre le Hamas également”, a t-il précisé en adressant un avertissant particulier aux dirigeants du Djihad à Damas” -montrant ainsi qu’Israël n’aura aucun scrupule à les frapper en pleine capaitale syrienne, autant que dans la bande de Gaza, même si cela signifie d’étendre un peu plus le conflit, dans le cadre de la guerre entre les guerres (au-delà des frontières).

Le Général a évidemment livré son message de mise en garde en arabe par vidéo.

Le lendemain, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a ouvert la séance du cabinet hebdomadaire, dimanche, par cette déclaration : “A l’heure actuelle, une certaine partie est en train de jouer une tentative de relancer les attaques contre Israël. Nous infligerons un traitement mérité à quiconque de ces parties qui qu’elle soit et n’importe où elle se trouve”, a promis Netanyahu.

Il a continué en précisant : “Je veux dire n’importe quel parti, faction, état-voyou ou organisation. Nous tenons le Hamas pour responsable de toute attaque contre nous provenant de la Bande de Gaza”.

Le Premier Ministre, en faisant référence à « tout parti, où qu’il se trouve » a appuyé pleinement les menaces de Mordekhaï de mener la chasse aux terroristes opérant jusqu’à Damas » –  ou même Beyrouth, si on doit en arriver là. Une réponse est survenue dimanche, de la part du dirigeant du Djihad Islamique dans la Bande de Gaza, Khaled Al-Batshi : « Israël a tué 12 de nos hommes à Gaza et encore un de plus dans la Bande de la Rive Ouest du Jourdain (Judée-Samarie), ces deux dernières semaines et l’Etat Juif a raison d’avoir peur, parce que c’est ce qui nous préoccupe ». Il a poursuivi en disant : « Quand nos fils, les combattants de la résistance sont tués – en particulier s’ils sont membres du Djihad Islamique, nous n’avons pas d’autre option que de punir l’occupant et de continuer à construire nos forces en préparation pour une confrontation ».

Cette guerre des mots est accompagnée par des mouvements militaires sur le terrain.

Du côté israélien, Tsahal a démarré un exercice militaire autour de la Bande de Gaza qui doit se poursuivre au moins jusqu’à mercredi. Nul besoin d’être un grand génie militaire pour comprendre que l’armée reste sur ses gardes en vue de l’instant où cette rhétorique pourrait se traduire en termes opérationnels. Bien que n’étant pas exactement au courant de ce qui se trame en région de Gaza, beaucoup d’Israéliens pressentent que quelque chose se met sur pied et restent sur le qui-vive.

Ils ont des raisons supplémentaires d’être inquiets, parce que la décision du Hamas et du Djihad palestinien sur la façon et à quel moment commencer à répliquer n’est plus entre les mains des dirigeants locaux à Gaza, sans quoi ils se seraient déjà lâchés le 30 octobre, juste après l’explosion du tunnel. Tous deux sont engagés à travailler main dans la main avec le dirigeant du Hezbollah et le commandant Iranien des guerres au Moyen-Orient, le Général Qassem Soleimani, qui vient juste de terminer la période de deuil pour la mort de son père, âgé de 95 ans.

Alors qu’ils attendent le feu vert de Téhéran ou de Beyrouth pour entrer en action, ils remplissent l’air de vagues rhétoriques. Mais, Nasrallah et Soleimani aussi sont des personnages se déplaçant sur un échiquier plus vaste et attendent leurs ordres qui dépendent des événements se déroulant dans d’autres parties de la région voire au-delà.

 

 

debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski. 

Article dont les conclusions tendent à démontrer que, d’une question palestinienne, Gaza, à cause de l’accord fragile passé entre Hamas et Autorité Palestinienne, grâce à la médiation égyptienne, est, de l’autre côté, passé complètement sous management iranien : d’où le Djiahad Islamique menaçant ne répond pas. 

La tension rhétorique reste palpable. Il semble logique que l’Iran et le Hezbollah attendent un encerclement plus complet avant de déclencher des hostilités uniquement axées sur la vengeance, face à un écroulement de tunnel. Néanmoins, maintenir le “conflit de basse intensité”, en attendant mieux si affinités n’est pas hors de leur portée et reste dans leur intérêt (rhétorique par le feu occasionnel). De ce point de vue, même si sous tutelle, les actions épisodiques de revanche du Djihad Islamique ou d’un autre groupe peuvent rester à la discrétion de ces bandes terroristes, en toute autonomie. Sauf à prévoir une guerre totale imminente, sur le plan régional, avec le Hezbollah et autres sbires, ce qui ne semble pas dans les cartons, avant un bon recouvrement de la part du groupe libanais sur-engagé en Syrie (voir échec de son assaut sur Al-BUKAMAL)…   

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