“Ou t’es islamophobe ou t’es hispanopobe”

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Une réfugiée rohingya touche la rive bangladaise après avoir fui la Birmanie, à Shah Porir Dwip, le 11 septembre. DANISH SIDDIQUI / REUTERS

“Ou t’es islamophobe ou t’es hispanopobe”

Par Gilles-William Goldnadel

 

Avec une touchante spontanéité, Tarik Ramadan a reconnu sur Twitter le 8 septembre que les photographies qu’il avait postées pour illustrer la souffrance des Rohingyas musulmans en Birmanie étaient en réalité des faux ou plus exactement de vraies photos mais concernant d’autres conflits douloureux.

C’est un procédé très prisé en Palestine. Le professeur islamiste ne pouvait pas faire autrement que de reconnaître les faits puisque que le Monde avait renversé le pot aux roses. Pour être charitable, je dirais que cela s’appelle faire amende honorable.


Quand bien même certains Rohinghyas utilisent la violence, il n’en demeure pas moins vrai que la brutalité de l’armée birmane n’est pas une invention du professeur Ramadan.

Depuis l’indépendance de 1948, la Birmanie, majoritairement bouddhiste et d’ethnie bamar, fait la guerre à ses minorités.

Curieusement, leur combat n’avait jamais fait la une des médias. Il est vrai que ces minorités- là sont chrétiennes ou animistes, ce qui n’incite visiblement pas à la compassion.


Sur le fond et quand bien même certains Rohinghyas utilisent la violence, il n’en demeure pas moins vrai que la brutalité de l’armée birmane n’est pas une invention du professeur Ramadan.

Mais comme le remarque très justement Jean-Louis Tremblais (Figaro Magazine 9 septembre) “depuis l’indépendance de 1948, la Birmanie, majoritairement bouddhiste et d’ethnie bamar, fait la guerre à ses minorités (135 officiellement recensées). Karens, Kachins, Shans ou Mons. Autant de peuples qui guerroient dans l’anonymat depuis des décennies-peuvent en témoigner. Curieusement, leur combat n’avait jamais fait la une des médias. Il est vrai que ces minorités- là sont chrétiennes ou animistes, ce qui n’incite visiblement pas à la compassion”.

L’Union des Policiers Nationaux Indépendants (UPNI), a fait un malheur en invitant, sous couvert d’un jeu- concours, leurs collègues à envoyer des photos témoignant de leur douleur.

Insalubrité des locaux, matériel défectueux, gilets pare-balles immettables. Les cafards ne sont pas des indics et les punaises ne sont pas sur les murs pour épingler les délinquants. Des rats morts reposent dans les toilettes… Il faut vraiment beaucoup d’humour pour avoir le cœur à organiser un jeu. Parlons plutôt de dérision.


Le flic de base est écœuré et il y a de quoi.

Il a le sentiment d’être trahi par une hiérarchie de gestionnaires et des syndicats de privilégiés. Il a raison.

S’il existait dans ce pays une opinion déterminée, elle manifesterait non pour défendre les emplois aidés mais pour aider ceux qu’on emploie pour servir de cibles à islamistes.


En réalité, le flic de base est écœuré et il y a de quoi. Il a le sentiment d’être trahi par une hiérarchie de gestionnaires et des syndicats de privilégiés. Il a raison. S’il existait dans ce pays une opinion déterminée, elle manifesterait non pour défendre les emplois aidés mais pour aider ceux qu’on emploie pour servir de cibles à islamistes.

Mais il est vrai que beaucoup de ceux qui descendront dans la rue demain préfèrent crier courageusement “tout le monde déteste la police”.

Mme Hidalgo ne manque pas d’air. Notamment celui de la calomnie. Elle a enfin compris pourquoi beaucoup ne l’appréciaient que modérément. On aurait pu penser que c’est parce qu’elle avait mis Paris, sans mais ni si, en embouteillages. Ou parce qu’elle avait eu la bonne idée de dédier ses bois et forêts au migrant ou au  nudiste quitte à envoyer le SDF se rhabiller. Non vous n’y êtes pas. On critique la maire de Paris parce qu’elle est femme et espagnole. J’ignorais que l’hispanophobe machiste régnait à ce point dans Paris.

Gare aux dérapages anti-ibériques. Défense désormais de critiquer la Hidalgo, le chorizo, la corrida et le coryza.

1 COMMENT

  1. Madame Hidalgo, la fatma-ire de Paris, n’a d’yeux que pour les JO 2024.
    Le reste, elle s’en tape.
    C’est elle qui au nom de la laïcité avait interdit les sapins de Noel dans les Ecoles.
    Et c’est elle, la même, qui au nom de la diversité avait une manifestation de soutien pour le ramadan des barbaresques de Paris.

    Cette fatma, avec d’autres islamophiles, préparent la capital a devenir El Paristan.

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