Hanoucca: la fête aux 8 dimensions © vidéo

3
222
Aujourd’hui cinquième jour de la fête de Hanoucca. On peut présenter 8 explications du mot hanoucca.
1) ‘Hanouca signifie avant tout “inauguration”. En effet, le sanctuaire du désert, le Michkan, fut achevé, dans ses différentes composantes, le 25 Kislev, soit le jour de Hanoucca … Ce jour aurait donc dû être le jour de l’inauguration du Michkan, yom ‘hanoucat hamichkan … Mais finalement c’est au 1er Nissan que revint le privilège d’être le jour de son inauguration, jour qui fut couronné de 10 couronnes, comme nous l’enseignent nos maîtres de mémoire bénie. Si le dévoilement de la Présence divine se fait visible lors du 1er Nissan, c’est le 25 Kislev qu’elle brille, mais de façon cachée. A nous de capter sa lumière, à travers les nérot que nous allumons, jour après jour.

2) ‘Hanoucca, c’est aussi ‘hanou – caf hé, c’est à dire ils se sont reposés le 25. En effet, après la victoire des ‘Hashmonayim sur les Grecs, les juifs victorieux entrèrent dans le Temple et découvrirent la petite fiole d’huile intacte, portant le sceau du cohen gadol. C’était, semble-t-il, le 25 Kislev. Le 25 Kislev renvoit à la 25 ème étape du déplacement des enfants d’Israël, lors de la traversée dans le désert : il s’agissait de ‘Hachmona, une allusion au ‘Hachmonayim, les ‘Hasmonéens qui repoussèrent l’ennemi. Le 25 renvoit aussi au 25 ème mot de la Torah qui n’est autre que le mot : or, la lumière …
3) ‘Hanoucca, c’est aussi le ‘hinoukh – hé, l’éducation que nous dispense notre Créateur. En effet, l’huile qui alimente la mèche correspond à la connaissance du maître qui dispense l’enseignement. Le maître de la Torah doit alimenter l’élève, c’est à dire la mèche, en connaissance, représentée par l’huile. On ne doit pas retirer brutalement sa main, au moment où on allume la mèche, car il faut accompagner l’élève, jusqu’à ce qu’il devienne mature, pour prendre son envol. C’est au maître de Torah de dispenser la connaissance nécessaire, celle qui va correspondre au “Ner” de son élève, c’est à dire à ses degrés Néfesh – Roua’h (initiales de Ner), autrement dit son âme.
C’est à dire que la connaissance se veut attachement et lien : elle fait adhérer les âmes entre elles, et les unit ensuite au divin. Mais pour recevoir la lumière de la connaissance du maître, celle qui fera croître le Ner, l’âme, il faut un Kéli. Le mot Kéli signifie “comme moi” … Le maître authentique offre le Kéli à son élève en lui disant : sache que toi aussi, tu peux devenir Ké-li, comme moi ! Car la finalité de l’éducation et de l’enseignement, c’est de faire des élèves des maîtres à leur tour … Cela signifie réveiller le potentiel de bien qui se trouve à l’intérieur de l’âme de l’élève, autrement dit l’allumer en la faisant vibrer …
4) ‘Hanoucca, c’est aussi la sérénité et la paix de l’esprit … En effet, ‘hanou désigne le fait de se reposer, alors que la syllabe “cah” fait allusion à “coh” qui désigne un certain degré de prophétie, autrement dit une purification et un raffinement de la faculté d’imagination. En regardant les lumières de ‘Hanouca, on purifie son esprit et on apaise les conflits mentaux, c’est à dire la difficulté à choisir entre deux choses. Ainsi, l’esprit n’est plus divisé, mais gagne en sérénité : il se repose … Cette force de lucidité et de clairvoyance rappelle que Hanouca s’oppose à l’imagination débridée. Médamé, l’un des termes pour désigner l’imagination, a la même valeur numérique que ‘Hanouca (89), elle en est sa contre-partie.
5) ‘Hanoucca, c’est aussi les mêmes lettres que kavana – ‘heit c’est à dire “intention – 8”. Cela signifie que nous devons apprendre de la fête de ‘Hanouca à ressentir davantage les miracles quotidiens que le Créateur du monde réalise en notre faveur : il s’agit de la dimension du 8, qui transcende la nature, marquée par le chiffre 7, l’huile de la petite fiole ayant brûlée pendant 8 jours, alors qu’elle n’aurait dû tenir qu’un seul jour. C’est là notre intention (cavana) : nous focaliser sur le 8, c’est à dire sur l’au delà de la nature. C’est le monde à venir, la finalité éternelle qui est bonne, le huitième degré dans les mondes spirituels, en partant de bas en haut, depuis la Malkhout jusqu’à Bina (le monde à venir), celle-ci étant le huitième degré.
6) ‘Hanoucca, c’est aussi né’haké, nous patienterons … Parce que l’exil est long, si long. Nous avons tant souffert … Alors, dans Sa bonté, le Maître du monde éclaire notre obscurité et nous crie : “Patience ! La délivrance vient ! Courage !”. Si nous incluons le Vav dans le mot né’haké, nous formons l’expression : “né’haké – Vav”. “Nous patientierons (jusqu’au) 6ème”. Il s’agit d’une allusion à cet enseignement mentionné dans notre tradition, à savoir qu’Israël sera délivré au cours du 6ème millénaire, qui commença en l’an 5000 (1240). Cela fait 777 ans que ce 6ème millénaire est entamé et nous espérons que très prochainement, D. béni soit-Il mettra un terme à notre exil. Ce sera alors le rassemblement des exilés, le kibouts galouyot. D’ailleurs, quand le mot ‘hanouca est écrit sans Vav, le son “ou” est marqué par la voyelle koubouts (trois points en diagnonale), dont le nom évoque le rassemblement kibouts …
7) ‘Hanoucca, c’est aussi le dévoilement de la lumière divine, des mondes les plus élevés, jusqu’à nous. C’est pour cela que durant cette fête brille la lumière du Machiah. En effet, dans l’écriture d’un séfer Torah, la lettre ‘Heit (première lettre du mot ‘hanouca) porte un petit toit qui réunit les deux parties de la lettre. Ce petit toit fait allusion à Keter, la couronne, le degré le plus élevé des mondes spirituels.
En dessous de ce petit toit, les deux parties de la lettre ‘Heit font allusion à la ‘Hokhma, la Sagesse divine qui donne vie (‘Hiyout lié à la lettre ‘Heit) à tous les mondes. La lettre Noun (deuxième lettre du mot ‘hanouca) est associée à l’Intelligence divine Bina, caractérisée par ses 50 portes (Noun vaut 50 en valeur numérique). Puis le Vav correspond aux 6 degrés inférieurs, qui s’étendent de ‘Hessed, la bonté, jusqu’à Yessod, le fondement, soit les degrés ‘Hessed, Guevoura, Tiféret, Netsa’h Hod et Yessod, en tout 6, comme la valeur numérique du Vav de ‘Hanouca.
Enfin, les deux dernières lettres (le Caf et le Hé) forment le mot Coh, qui désigne la Présence divine, appelée Malkhout, la Royauté divine. Leur valeur numérique 25 rappelle la finalité de notre service divin : unifier tous les mondes au Créateur, à travers la proclamation de l’Unité divine, par le Chéma, dont la célèbre phrase comporte précisément 25 mots.
8) ‘Hanoucca, c’est enfin ‘Heit – Noun – Vav – Caf – Hé : les 25 lettres de la proclamation du Chéma (Caf Hé) arrangés en 6 mots (Vav) qui sont Chéma Israël H’ Elokénou H’ E’had conduisent à l’union du ‘Heit et du Noun c’est à dire à l’union du soleil (‘hama-Tiferet) et de la lune (lévana-Malkhout) c’est à dire des deux principes essentiels donneurs et receveurs, par lesquels la bénédiction s’étend à tous les mondes : c’est alors que nous trouvons grâce ‘hen (‘Heit et Noun) aux yeux du Créateur et que nos prières sont exaucées, par le mérite de l’étude de la Torah, comme l’enseigne Rabbi Na’hman de Breslev zatsal dans la première leçon du Likouté Moharan.
‘Hag ‘Hanouca saméa’h !  Shmouel  DARMON

3 COMMENTS

  1. Une fiole d’huile le mensonge des pharisiens. Lisez le texte des hasmonéens aucune mention d’huile.
    C’est bien pour cela que les soit disant rabbins ne reconnaissent pas le livre des hasmonééens.

  2. Hachmonayim, les ‘Hasmonéens pourquoi le canon biblique ne les reconnait pas.
    Ah les pharisiens des traitres qui ont pactisé avec Rome pour dégager les saducéens du temple.
    Pas joli cela les rabbins actuels

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here