Parachath Michpatim – Bœuf « encorneur » et automobile
Lorsqu’un bovin encorne et tue quelqu’un en état de récidive, il doit être lapidé et son propriétaire aussi sera mis à mort, à moins qu’il ne dédommage la victime (Chemoth 21, 29 et 30).
De là nous apprenons que le propriétaire d’un animal ou d’un objet inanimé est tenu de veiller à ce qu’ils ne causent pas de dommage à autrui.
Selon la plupart des autorités rabbiniques, l’automobile qui cause un accident ne doit pas être considérée comme un bœuf « encorneur », mais c’est son conducteur qui en porte directement la responsabilité comme s’il avait blessé ou tué de ses propres mains.
En effet, comme l’estime Rabbi Samson Raphaël Hirsch, la mise à mort de l’animal est un rappel du caractère sacré de la vie. En termes simples, un animal qui est impliqué dans la perte d’une vie humaine ne peut pas être autorisé à vivre, même si lui-même et son propriétaire ne sont pas à blâmer.
La législation qui lui est applicable est par conséquent totalement différente de celle qui concerne la responsabilité personnelle.
=================
Haftarath parachath Michpatim – Une libération de pure forme
Les premiers versets de la parachath Michpatim instituent un système d’« esclavage » totalement révolutionnaire par rapport aux autres législations en honneur dans l’Antiquité, système qui le fait ressembler davantage à un « contrat de travail à durée déterminée » qu’à une véritable servitude. La haftara attachée à cette paracha (Jérémie 34, 8 à 22 et 33, 25 à 26) rapporte une péripétie survenue peu avant la destruction du premier Temple, et qui nous montre comment ce système a été complètement dévoyé de ses fins au fil des siècles.
Déjà à l’époque d’Achab, roi d’Israël, il était fréquent que des créanciers impitoyables réduisent en esclavage les débiteurs insolvables et leurs enfants (Voir Haftarath parachath Wayèra).
Environ deux siècles plus tard, et c’est le sujet de la haftara de la parachath Michpatim, les Chaldéens font le siège de Jérusalem, quatre ans avant celui qui s’achèvera par la destruction du premier Temple.
Dans l’espoir d’être sauvés, les habitants de la ville obéissent à l’ordre donné par Hachem par l’intermédiaire de Jérémie d’affranchir leurs esclaves juifs. Cependant, le siège ayant été levé et le danger ayant été écarté, ils les ont à nouveau assujettis.
C’est alors que la colère de Hachem éclata : « Vous ne M’avez point écouté pour proclamer la liberté chacun à son frère, et chacun à son prochain ; voici, Je proclame, dit Hachem, la liberté contre vous à l’épée, à la peste, et à la famine ; et Je vous livrerai pour être chassés çà et là par tous les royaumes de la terre » (Jérémie 34, 17).
Et c’est ainsi que la catastrophe redoutée se produisit, cette fois pour de bon, quatre ans plus tard…
Jacques KOHN.


envoyer par mail
Partager sur Facebook















Respect
de l'environnement 

