Il serait plus normal, il est vrai, que l’on fête Pourim le 14 du premier adar, le second n’étant rien d’autre qu’un ajout périodique. En outre le livre d’Esther définit à plusieurs reprises (3, 7 ; 3, 13 ; 8, 12 ; 9, 1) le mois d’adar où l’on fête Pourim comme le « douzième mois ». Or, le deuxième adar est le treizième de l’année à partir de nissan.
La raison pour laquelle on ne le fait pas est que l’on veut rapprocher la libération par Mardochée de celle que nous a procurée Moïse en nous faisant sortir d’Egypte (Meguila 6b), et celle qui nous empêche de le fêter pendant chacun de ces deux mois d’adar tient aux versets Esther 9, 21 et 9, 27 dans lesquels il est écrit : בכל שנה ושנה, ce qui veut dire qu’on ne peut célébrer cette fête qu’une seule fois par an.

Les 14 et 15 du premier mois d’adar on ne récite pas תחנון ni le psaume 20 (יענך ה’ ביום צרה), et si l’un de ces jours est un Chabbath on ne dit pas צדק צדקתך à Min‘ha. Toutes les règles de deuil sont applicables.
On ne récite pas על הנסים, et les lois applicables à Pourim (lecture de la Meguila, dons aux pauvres, envoi de cadeaux) ne sont pas observées.
Certains ont cependant pour coutume, ce jour-là, de consommer des repas plus copieux que d’habitude.
Jacques KOHN.


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