Obama et Netanyahu, le divorce
Le président américain et le Premier ministre israélien se sont entretenus mardi à Washington. Deux entrevues stériles.
La tension entre les États-Unis et Israël n’a jamais été aussi forte. La faute à l’intransigeance. L’administration Obama reste farouchement opposée à toute extension des colonies juives, condition préalable à toute reprise des négociations pour la paix. L’état hébreu y voit un droit inaliénable. S’y opposer c’est implicitement vouloir la mort d’Israël. Mais les deux parties ont oublié une vérité géopolitique : le manichéisme et l’obstination sont les ennemis de la paix. A trop vouloir camper sur leur position, les deux États, pourtant étroitement liés – plus de 5 millions de juifs vivent en Amérique – se confrontent de plus en plus. Et l’espoir d’une trêve entre Palestiniens et Israéliens n’est plus aujourd’hui qu’une idée, à peine moins fragile qu’un murmure.
La visite de mardi de Benyamin Netanyahu n’ a rien changé, au contraire. Avant même de rencontrer le président américain à la Maison-Blanche, le Premier ministre israélien avait jeté le trouble, affirmant que "si les Américains soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant un gel de la construction à Jérusalem, le processus politique risque d’être bloqué pendant un an". Ambiance.
Le malaise "Hussein Obama"
Les deux hommes se sont vus. Deux fois. Il y eu d’abord un premier entretien de 90 minute, avant que Netanyahu ne souhaite contacter ses collaborateurs. Les deux dirigeants se sont revus plus tard pendant 35 minutes. Dans le même temps, des médias israéliens annonçaient l’autorisation donnée par Jérusalem de construire 20 logements à l’emplacement d’un hôtel palestinien. Une nouvelle provocation pour les États-Unis après l’annonce faite il y a deux semaines, en pleine visite officielle du vice-président Joe Biden, de la construction prochaine de 1.600 nouvelles colonies à Jérusalem-Est.
La rencontre a donc été inutile, tout comme l’avait été celle organisée fin septembre entre le dirigeants Obama, Netanyahu et Abbas. Elle n’est qu’un nouvel exemple des tensions entre Israël et l’Amérique depuis l’élection d’ "Hussein Obama", comme se plaisent à l’appeler les colons radicaux. Malgré tout, Israël s’est vous rassurant mardi, estimant via communiqué officiel que les échanges avec l’ami américain s’était déroulé dans une "bonne atmosphère". Les responsables de la Maison-Blanche ont, eux, refusé tout commentaire.


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