François Hollande (PS) 28.63%
- Nicolas Sarkozy (UMP) 27.08%
- Marine le Pen (FN) 18.01%
- Jean-Luc Mélenchon (FDG) 11.13%
- François Bayrou (Modem) 9.11%
- Eva Joly (EELV) 2.28%
- Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 1.80%
- Philippe Poutou (NPA) 1.15%
- Nathalie Arthaud (LO) 0.57%
- Jacques Cheminade (SEP) 0.25%
M. Gilles-William Goldnadel, que vous inspirent les résultats de ce premier tour des élections présidentielles ?
Sarkozy est en position très difficile, car même si l’on fait une addition brutale des scores obtenus par les divers candidats de droite, une majorité théorique est acquise. Mais nous savons tous que le report des voix fonctionne mieux à gauche qu’à droite. De plus, les dégâts engendrés par la politique de Sarkozy sont tels que beaucoup hésiteront à voter pour lui au second tour. Mais il n’est pas impossible que Sarkozy puisse retourner une situation difficile.
À quoi attribuez-vous cette déception de la droite vis-à-vis de Sarkozy ?
La grande erreur de la droite et de Sarkozy a été de ne pas avoir suffisamment dénoncé l’alliance de la gauche et de l’extrême gauche. Alors que la gauche a su priver la droite de son alliance avec la droite extrême, alors que l’on trouve normale l’alliance de la gauche avec l’extrême gauche, et de sa composante islamo-gauchiste.
La Communauté juive a été déçue par Sarkozy, Hollande est-il une alternative ?
Bien que Sarkozy n’ai pas tenu tous ses engagements à l’égard d’Israël, il faut dire clairement que la gauche est très dangereuse, à cause de sa forte composante islamo gauchiste. Au demeurant, le vote juif ne s’y est pas trompé. La gauche est trop proche de l’islamisme, et de plus elle n’est plus crédible aux yeux des juifs de France. Certaines officines juives de gauche ont brandi la crainte de l’extrême droite. C’est le vieux réflex imprimé de la communauté pour mieux la piéger à gauche. Mais ça ne prend plus.
L’affaire Mérah a été très révélatrice à cet égard, où des les premiers instants les médias ont voulu incriminer la droite, et ont refusé de voir que les actes barbares commis l’ont été au nom de l’islamo fascisme. Dès lors Mérah est devenu un simple illuminé, et ses intentions de venger les Palestiniens ont été passé sous silence.
Pire le Maire de Paris quelques après cet attentat odieux a reçu le terroriste Salah Hamouri en héros à l’hôtel de ville de Paris. Il a donc fait l’impasse sur la mort de juifs à Toulouse, en recevant un illuminé palestinien.
Ce vote semble être un vote de rejet, Quels en sont les motifs ?
Derrière les problèmes liés à la crise, il est clair que l’anti-sarkozisme est sous-tendu par un anti-américanisme, et un rejet d’Israël. Une partie de l’électorat notamment dans les banlieues voit en Sarkozy le candidat des Juifs voire même un juif. Que l’une des premières mesures prônée par Mélenchon soit l’abrogation de l’accord entre l’Union Européenne et Israël en dit long, sur le sujet.
Que pensez-vous des prises de positions de certains dirigeants communautaires, notamment à l’égard de Marine le Pen ?
Il faut être sévère à l’égard de ceux qui ont fait preuve d’hémiplégie en ne condamnant pas le vote pour Mélenchon, Arthaud, et Poutou, voire même Eva Joly. Ils ont crée un grand déséquilibre entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Le plus grand danger aujourd’hui n’est pas la droite mais l’islamo-gauchisme.
Il est insupportable de voir les dirigeants communautaires ne dénoncer qu’un seul « Front », le Front National, et non le Front de Gauche. En cela ils sont en net décalage avec la base communautaire, pour qui l’islamo-gauchisme est le plus grand danger.
Face à cette situation quelles sont les options possibles pour Sarkozy durant cette campagne du second tour. Certains disent qu’au premier tour il était seul contre neuf, ce qui était un handicap. Pour le second tour ils ne sont plus que deux et les choses vont s’équilibrer.
Sarkozy a un handicap, il n’a pas été en phase avec son électorat. Pour gagner il devra séduire la droite et le centre. Il n’a pas été convainquant pour ces deux franges de la communauté nationale. Le sera-t-il au second tour ? On verra bien.
Vous êtes actuellement en Israël, comment les juifs francophones appréhendent cette élection ?
Ils la suivent avec un grand intérêt. Ils ne sont plus dupes de la gauche française. Ils s’attendent à des lendemains qui déchantent. La rupture avec la gauche est consommée. La gauche n’est plus la gauche dans laquelle ils se reconnaissaient. Les juifs sont orphelins de la gauche.
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