C’est le meilleur moyen d’enclencher les négociations (de paix avec Israël)", a estimé M. Delanoë lors d’un point presse, en "souhaitant" que la France vote au Conseil de sécurité en faveur d’un Etat palestinien à part entière et pas seulement d’un statut intermédiaire d’Etat observateur.
La France a déjà fait savoir qu’elle s’abstiendrait en cas de vote au Conseil de sécurité sur la demande d’adhésion d’un Etat palestinien aux Nations unies tandis que les Etats-Unis ont promis d’opposer leur veto.
"Je ne deviens pas pour autant un ennemi de l’Etat d’Israël", a souligné le maire de Paris en ajoutant que "ces deux peuples (israélien et palestinien) ont droit également à l’avenir".
M. Delanoë s’est élevé contre le blocage des fonds dus aux Palestiniens qu’Israël a gelés en rétorsion à l’adhésion de la Palestine comme membre à part entière de l’Unesco fin octobre, déplorant que "les Palestiniens soient privés de ce qui leur appartient".
En visite depuis dimanche en Israël, il a rencontré lundi Noam Shalit, le père du jeune soldat israélien détenu au secret à Gaza pendant plus de cinq ans avant d’être libéré le 18 octobre dernier dans le cadre d’un échange avec 1.027 prisonniers palestiniens.
Gilad Shalit - qui a la nationalité française - a été nommé "citoyen d’honneur" de la ville de Paris et a été invité à visiter la capitale.
Le maire de Paris s’est aussi entretenu avec les parents de Salah Hamouri, un Franco-Palestinien détenu en Israël depuis mars 2005, jugeant "extrêmement regrettable" que ce dernier n’ait "pas retrouvé la liberté plus tôt", comme l’a demandé la France à plusieurs reprises.
Les proches de Salah Hamouri et son comité de soutien en France ont cité à plusieurs reprises le 28 novembre comme "date de sortie légale" du jeune homme. Mais l’administration pénitentiaire israélienne a confirmé lundi à l’AFP que M. Hamouri, âgé de 26 ans, serait libérable en mars 2012, au terme de sa peine. Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, il a été reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d’assassinat du chef spirituel du parti ultra-orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yossef. Condamné à sept ans de prison, Salah Hamouri a toujours clamé son innocence.
M. Delanoë a inauguré lundi une "place de Paris" dans le grand port de Haïfa (nord d’Israël) avant d’être reçu par le président israélien Shimon Pérès et le chef de l’opposition, Mme Tzipi Livni.
Mardi et mercredi, Il se rendra à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, où il s’entretiendra avec le Premier ministre Salam Fayyad, puis à Jéricho, pour lancer un projet de coopération dans le secteur de l’eau.
Par AFP
===============
Le Maire de Paris en visite en Israël

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë était en visite en Israël le 27 novembre 2011. Il a inauguré la place de Paris dans la ville de Haïfa.
Le maire de Haïfa, Yona Yahav a déclaré : « Nous cueillons aujourd’hui les fruits d’une coopération de longue date entre Paris et Haïfa. Grâce à la rénovation de cette place, nous renforçons le lien entre les deux villes et apportons un morceau de Paris à Haïfa ».
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë lui a répondu : « Je suis ici aujourd’hui pour témoigner du lien profond et indéfectible qui unit Paris à Haïfa. L’inauguration de la place de Paris à Haïfa renforce encore cette solidarité ».
Au terme de la cérémonie, les deux maires ont gravit le mont Carmel à bord de la célèbre Carmelit, ce métro construit par des entreprises françaises et considéré comme le plus petit réseau de métro au monde.
A l’occasion de cette visite, l’ambassadeur de France Christophe Bigot nous a reçus dans sa résidence à Jaffa pour un point de presse au cours duquel Jacques Benillouche a posé à Bertrand Delanoë la question des relations franco-israéliennes. Il en a profité pour lancer un clin d’oeil à Jean-Marie Colombani, Président de Slate.


envoyer par mail
Partager sur Facebook















Respect
de l'environnement 

