FIDH : le rapport de la honte sur Israël ©

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Un rapport commandé et réalisé par des associations palestiniennes pour une ONG qui n’affectionne pas particulièrement Israël. Dans ces conditions, qu’étions-nous censés attendre du dernier “rapport” de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), intitulé “Les liaisons dangereuses de banques françaises avec la colonisation israélienne”

Rien de bon.

Rien d’imprévisible, mais rien de bon.

Nous nous retrouvons dans la même situation absurde qui veut qu’au lieu d’enquêter sur le financement des organisations terroristes, on enquête – et dépense de l’argent, le nôtre, le vôtre – sur les soutiens financiers de la “colonisation” israélienne (sur des territoires juridiquement “disputés”).

Au banc des accusés : cinq grands groupes bancaires français et des banques et entreprises israéliennes “impliquées” dans la construction d’implantations juives en Cisjordanie.

“Impliquées”, car il s’agirait d’un “crime” dont elles seraient complices – au mieux coupables de recel.

Ce document a été réalisé par plusieurs organisations :

Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq).

Dans la rubrique “Nos financements-Ils nous soutiennent” de la FIDH, on peut lire :

La FIDH remercie les institutions, fondations et entreprises qui soutiennent ses actions, en particulier :

INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET NATIONALES

Commission européenne, Ministère des Affaires étrangères de Finlande, Agence suédoise internationale de coopération au développement (SIDA), Ministère des Affaires étrangères de Norvège, Ministère des Affaires étrangères de France, Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, Ministère des Affaires étrangères du Danemark, Irish Aid, BMZ, GIZ, Mairie de Paris, Turkish Promotional Fund, Fonds Parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat Français, Organisation Internationale de la Francophonie, Fonds de contributions volontaires des nations unies pour les victimes de la torture (UNVFT), Ambassade Française en République Centrafricaine.

FONDATIONS, ASSOCIATIONS ET AUTRES INSTITUTIONS

Ford Fondation, Sigrid Rausing Trust, une fondation anonyme, Open Society Foundations, Bread for the World, Oak foundation, Un Monde par tous, Humanity United, Syriart, Fondation de France and the Euro-Mediterranean Foundation for Human Rights.

ENTREPRISES

BCRH & Associés, Caisse des dépôts et consignations, Carrefour solidarités, Dailymotion, Domplus, France Médias Monde, France télévisions, GDF Suez, Europe 1, Gandi, Havas, Kyodo, La Banque postale, LBPAM, La Poste, Le Guide du Routard, Ligne de Front, Limite, Macif, Magnum, Saatchi Saatchi & Duke, TV5 Monde, Unibail Rodamco, Voyageurs du Monde.

La FIDH remercie également le Comité de soutien et son président Denis Olivennes ainsi que les particuliers, les organisations non-gouvernementales nationales et internationales et les organisations intergouvernementales qui se sont mobilisés à ses côtés.

Enfin, la FIDH adresse toute sa gratitude aux membres de son groupe d’action judiciaire (GAJ), aux chargés de mission et aux 200 traducteurs et interprètes, professionnels bénévoles qui soutiennent régulièrement son action.

Le résumé de ce rapport ?

“L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA.

Chacune de ces sociétés détient plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes. Au- delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les “colonies” en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des “colonies” israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières.

De nombreuses institutions financières étrangères, publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les “colonies”. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la “colonisation” et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses “colonies”.

Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les “colonies” israéliennes en territoire palestinien occupé (disputé). Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des “colonies” israéliennes, soutient indirectement la “colonisation”. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les “colonies” israéliennes est plus que problématique. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.”

Vous allez dire, quoi de nouveau ? Rien.

On ne peut reprocher à l’Etat Français de soutenir une ONG qui milite pour le respect des droits de l’Homme, bien au contraire. Il faut cependant qu’on l’informe que lorsqu’il s’agit d’Israël, cette ONG adopte cependant un parti pris évident.

Le boycott est interdit. Le boycott des produits israéliens est interdit. En particulier en France.

Comment ce rapport peut-il espérer que l’on va interdire à des banques françaises de commercer avec Israël?

Franny Fisher pour JFORUM

9 COMMENTS

  1. Israël joue dans la Cour des Grands ! Mais dans touts les cours, il y a les minus qui veulent faire la loi en terrorisant les plus assidus, les plus sérieux….La jalousie, l’envie, la bêtise, la méchanceté, tout y est !

    Ce qu’il faut faire, mettre ces cinglés hors d’état de nuire. Plus Israël est mise à l’épreuve, plus elle développera des moyens pour s’en sortir !

    Tous ceux qui boycottent Israël doivent être mis hors d’état de nuire car c’est toute notre planète qu’ils mettent à feu et à sang !

  2. Ils parlent aussi d’ALSTOM !!!! Or, après la plainte des palos auprès de la France , après que la Cour de Versailles se fût penchée sur la légalité de construire le tramway , celle- ci a conclu qu’ISRAEL était légitime sur cette Terre et qu’ il a le droit de construire et développer la JUDEE SAMARIE ( 3ème chambre de la Cour de Versailles ) ;

    Que faut-il de plus ???
    Que les idiots se calment !!!

  3. “un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC)”. Cette compagnie approvisionne directement Gaza (au point qu’une roquette lancée depuis ce territoire sur la centrale d’Ashkelon a privé les Gazaoui de courant), et alimente donc les ateliers de fabrication de Qassam, d’explosifs, les organes de diffusion de la propagande haineuse du Hamas, l’éclairage et la ventilation des tunnels d’attaque. La FIDH devrait se réjouir.

  4. L’Autorité Palestinienne possède les moyens financiers pour recruter et/ou pour allécher les petites associations occidentales qui savent faire du bruit pour communiquer.
    Les Arabes se sont toujours appuyé sur l’antisémitisme pour se faire valoir et ce rapport ne déroge pas à la règle. Les quelques mots “clef” comme “Liberté”, “Droits de l’Homme”, “Droit International”, “Crime”, “Holocauste”, émaillent toujours la propagande gauchiste et je ne connais aucune entreprise privée qui donnerai le moindre sous sans une contrepartie commerciale.s

    Bref, ce rapport est aussi désespérant que les centaines d’autres qui ont circulé sur la toile et sur les médias.

  5. Attaquer les Juifs c’est mettre le feu chez soi …comment les pays ne l’ont-ils pas compris depuis des siècles ?
    La paix sera là lorsqu’on donnera aux juifs les mêmes droits qu’aux autres …quant aux devoirs , ils ont l’habitude d’obéir à leurs obligations.
    Laissons leur la paix et occupons nous de la France qui va mal …

  6. C’est surprenant que l’on entend pas ces ONG en Afrique, au Soudan, au Yémen, au Niger, au Tchad, en Arabie Saoudite, etc……
    Il n’y a qu’Israël qui passionne le monde entier.
    On ne s’attaque pas aux gros poissons !

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