Edwy Plenel, promoteur des Frères musulmans

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Comment Edwy Plenel et Mediapart sont devenus un instrument de propagande des Frères musulmans

Dans son dernier ouvrage, « La Stratégie de l’intimidation » (L’Artilleur, 2018), Alexandre Del Valle décrypte les ressorts du terrorisme comme guerre mentale et propagande par l’action violente. Aujourd’hui, le « capo dei capi » de l’islamogauchisme, Edwy Plenel.

« La complaisance de Plenel vis-à-vis de tous ceux qui en veulent comme lui à l’Occident va parfois très loin. A titre d’illustration, l’affaire du fameux bloggeur Mehdi Meklat, que Le Monde avait baptisé «la voix des discriminés», mérite l’attention. Rappelons que ce furent le dessinateur Joann Sfar et la journaliste Eugénie Bastié qui révélèrent, en février 2017, le scandale concernant les milliers de messages injurieux, menaçants, homophobes, judéophobes, anti-flics, misogynes, pro-islamistes et même pro-terroristes tweetés par Meklat pendant des années.

Malgré cela, Meklat fut défendu par Edwy Plenel, Christiane Taubira et l’ensemble de la gauche tiersmondiste. Véritable vedette de la sphère médiatique, «enfant gâté du gauchisme culturel», l’homme d’une rare violence raciste et outrancière à faire passer l’extrême-droite française pour des antiracistes, fut longtemps présenté comme «le héraut de la culture de banlieue». Sous le pseudonyme Marcelin Deschamps, que personne n’ignorait parmi ses soutiens –, Meklat appela notamment à tuer Charb et la rédaction de Charlie Hebdo, considérés comme des ordures «islamophobes»… Malgré tout cela, Edwy Plenel soutint carrément Meklat et le remercia, ainsi que le Bondy Blog, dans un tweet affectueux, pour ces «moments de fraternité et l’exemple que vous donnez ». Rappelons que le Bondy Blog qui permit à Meklat de devenir une vedette de la sphère médiatique – officiellement pour relayer «la voix des oubliés, des discriminés, des sans-parole» – lui servit de tribune-défouloir pour déverser sa haine sur plus de 50 000 tweets incitant même aux meurtres et au terrorisme. Malgré cela, «Medhi Meklat fut encensé par tous les journalistes et médias de gauche France Inter, Arte, les Inrocks, Libération, Télérama, Le Monde, France 5, Mediapart».

Pour Edwy Plenel, Mehdi Meklat et Le Bondy Blog exerçaient une «influence positive sur les jeunes musulmans». Ce soutien n’est pas un hasard car, comme le rappelle Pascal Bruckner, «la gauche extrême qui a tout perdu, l’Union soviétique, le tiers-monde, la classe ouvrière, voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution à mobiliser contre les forces de marché».

Au-delà de cette affaire peu élevée intellectuellement, les liens entre Tariq Ramadan et Edwy Plenel d’une part, puis le soutien systématique de Mediapart aux Frères musulmans, de l’autre, ont été si loin qu’ils ont provoqué des scissions au sein de Mediapart. Cette alliance rouge-verte explosive a en effet poussé Mohamed Louizi, ex-membre des Frères musulmans «repenti», à suspendre son blog sur la revue online, en février 2016, pour dénoncer la complaisance de Plenel avec l’islamisme, les Frères musulmans et Tariq Ramadan. D’après Louizi, Mediapart serait ainsi devenu «un instrument de propagande frérosalafiste antilaïcité et anti république (…), la ligne éditoriale, plus que complaisante envers l’islamisme et particulièrement envers les Frères Musulmans, que défend notamment Edwy Plenel, […], pose d’énormes problèmes déontologiques». Au sein de «Mediapart, déplore Louizi,«l’idéologique se mélange au journalistique (…), en entretenant des proximités avec des composantes islamistes». L’ex-collaborateur de la revue juge «inadmissible et insoutenable (…) que Mediapart devienne, par le fait d’une minorité dirigeante un instrument de cette propagande frérosalafiste antilaïcité et anti-République», «car lorsque l’on reprend les éléments de langage des ‘frères musulmans’ (islamophobie) pour empêcher tout débat serein, l’on est plutôt au service des ‘frères’ contre les intérêts communs de la communauté nationale et aussi des citoyens de foi et/ou de culture musulmane».

Pour le philosophe Pascal Brukner, Edwy Plenel ferait partie « de plein droit» de «l’islamosphère», une mouvance qui, depuis mai 1968, saperait méthodiquement les fondements de la France et de l’Occident en imposant une inversion permanente des valeurs, une immigration sans limites et un changement de civilisation. Plenel en serait même «le capo dei capi», suivi de près par le sociologue du CNRS Vincent Geisser, auteur d’un pamphlet La Nouvelle islamophobie, ou encore par l’islamologue François Burgat.

Cet extrait est tiré du dernier livre d’Alexandre Del Valle, « La Stratégie de l’intimidation » (L’Artilleur, 2018).

 

Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient à l’Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l’islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l’auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L’Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d’Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan), Les vrais ennemis de l’Occident : du rejet de la Russie à l’islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan)

Son dernier ouvrage, La statégie de l’intimidation (Editions de l’Artilleur) est paru en mars 2018

Par Alexandre del Valle

"La stratégie de l'intimidation" d'Alexandre Del Valle

atlantico.fr

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