Edelstein au Conseil russe 30 ans après sa sortie du Goulag©

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Yuli Edelstein s’est exprimé devant le Conseil de Russie, 30 ans après sa libération du Goulag

D’abord publié le 18 mai, à 15h.

Le Porte-Parole de la Knesset, Yuli Edelstein, ancien prisonnier de conscience en Union Soviétique, s’est adressé au Conseil de la Fédération de Russie, à Moscou, mercredi 28 juin, 30 ans après sa propre libération du Goulag. 

« Il s’agit d’un séjour vraiment spécial et il y a beaucoup d’excitation autour de cet événement », a déclaré Edelstein lundi. « On ne peut pas ignorer tout le symbolisme de quelque chose qu’on aurait pu considérer comme un mirage, il n’y a pas autant d’années que ça, faisant que quelqu’un qui a été prisonnier en Union Soviétique se tiendrait debout face au Parlement à Moscou et retrait un discours en tant que Porte-Parole de la Knesset (l’Assemblée) d’Israël ».

 

 

Edelstein s’était vu refuser l’autorisation de se rendre d’Union Soviétique en Israël en 1977 et il devenu l’un des Refuseniks  prédominants.

Il enseignait clandestinement l’Hébreu et il a été arrêté sur de fausses accusations de trafic de drogue en 1984. Edelstein a passé près de 3 ans en prison dans les goulags sibériens et a été libéré en 1987, ce qui fait de lui l’un des de prisonniers de Sion à avoir été libéré.

Edelstein envisage de revisiter des lieux ayant une signification particulière pour lui, à Moscou, dont là où il a été particulièrement actif en tant que Refusenik, là où il a été détenu avant d’être envoyé au goulag, le

Le séjour du porte-parole de la Knesset à Moscou, les 27 et 29 juin fait suite à la visite de Valentina Matviyenko, Présidente du Conseil de la Fédération, la Chambre Haute du Parlement russe, à la Knesset en février.

Il est aussi prévu qu’Edelstein rencontre le Ministre russe Affaires étrangères Sergeï Lavrov et il est probable que les deux personnalités débattront de l’influence russe au Moyen-Orient.

« Notre but  est de développer encore plus les excellentes relations entre nos deux pays, en particulier les liens entre la Knesset et le Parlement russe », a affirmé Edelstein.

« Ces liens sont meilleurs que jamais, avec une coopération excellente dans différents domaines et une amitié profonde ».

Les députés Robert Ilatov (Yisrael Beytenu) et Yoel Razbozov (Yesh Atid), ainsi que le Directeur-Général de la Knesset, Albert Sacharovich, se joindront à Edelstein pour l’occasion de ce voyage, à la fois officiel et privé.

Par LAHAV HARKOV
16 mai 2017 02:04

jpost.com

Adaptation: Marc Brzustowski


« Même dans mes plus beaux rêves, je n’aurai pas pensé arriver un jour à ce moment », a dit Edelstein aux élus russes en hébreu, la langue dont l’enseignement lui a valu trois ans de travaux forcés en 1984.

« Shalom Aleichem ! », a-t-il souhaité aux élus russes, sous les applaudissements.

Pendant son discours de 15 minutes, partagé entre l’hébreu et le russe, le président de la Knesset a fustigé le terrorisme islamiste, le « nazisme du 21e siècle », et fait appel à la fierté nationale russe qui a vaincu les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, avec un appel à vaincre à nouveau le nouveau « mal absolu ».

Edelstein n’a que très peu critiqué Moscou sur son sombre passé et ses alliances actuelles avec des pays comme l’Iran, promoteur du terrorisme.

« Au 21e siècle, le terrorisme a remplacé le nazisme comme mal absolu. Pour le surmonter, il faut retrouver l’atmosphère de 1945, au moment de la rencontre sur l’Elbe », a-t-il dit en russe, faisant référence à une rencontre cruciale entre les troupes américaines et soviétiques en Allemagne, ce qui a été vu comme le tournant et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Yuli Edelstein, président de la Knesset, en réunion de travail avec ses homologues russes, à Moscou, le 27 juin 2017. (Crédit : porte-parole de la Knesset/ambassade d'Israël à Moscou)

Yuli Edelstein, président de la Knesset, en réunion de travail avec ses homologues russes, à Moscou, le 27 juin 2017. (Crédit : porte-parole de la Knesset/ambassade d’Israël à Moscou)

Il a en particulier encouragé les élus russes à créer « une atmosphère de respect mutuel entre les différents pays », et affirmé qu’Israël continuera à tenter de créer une alliance mondiale contre le terrorisme.

« Depuis des années, les nouvelles viennent de Jérusalem, la capitale éternelle du peuple juif, de justice et de guerre contre le mal, a-t-il dit. Aujourd’hui encore, Jérusalem mène le combat contre le terrorisme, et nous ne nous reposerons pas tant que nous ne gagnerons pas cette guerre et que la paix soit conclue. »

Pendant son discours, Edelstein a défini les menaces sécuritaires auxquelles fait face Israël, du Hezbollah au nord au Hamas au sud.

« Derrière le Hezbollah et le Hamas se trouve l’Iran », qui aspire à l’expansion régionale et « propage ses idéologies de haine de l’humanité, qui menace toutes les nations du monde », a-t-il ajouté.

La Russie se bat aux côtés de l’Iran en Syrie pour tenter de maintenir le président Bashar el-Assad au pouvoir. »

Edelstein a également distingué son expérience passée et l’ancienne animosité soviétique contre Israël des attitudes de la Russie moderne.

Manifestation pour la libération des camps de travail soviétiques de Yuli Edelstein, dans les années 1980. (Crédit : autorisation)

Manifestation pour la libération des camps de travail soviétiques de Yuli Edelstein, dans les années 1980. (Crédit : autorisation)

Soulignant qu’Israël marquait le 50e anniversaire de la guerre des Six Jours, il a rappelé, en russe, que « l’Union soviétique a soutenu les pays arabes sans hésitation, et a rompu ses relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël. A partir de ce moment, toute louange de l’Etat juif était perçue comme une activité souterraine contre l’Union soviétique, tout sujet de culture juive en hébreu, et évidemment le désir de partir en Israël, tout cela a été une raison de persécution. »

« Heureusement, et au bénéfice de nos deux nations, ces jours appartiennent au passé, a-t-il immédiatement ajouté. Plus de 25 ans se sont écoulés depuis la reprise des relations diplomatiques, et je suis certain que ce temps ne s’est pas écoulé en vain. »

« Evidemment, tous les problèmes ne seront pas résolus, et nous aspirerons certainement à quelque chose, mais il ne fait aucun doute que nous sommes sur la bonne voie », a-t-il dit par la suite, soulignant les relations économiques et les accords de visa entre les deux pays.

Depuis la salle du Conseil de la Fédération de Russie, Edelstein est parti mercredi après-midi pour une visite nostalgique de la ville, avec un arrêt dans la cellule de prison où il a été détenu pendant les mois précédant son procès.

Yuli Edelstein, président de la Knesset, devant la chambre haute du parlement russe, le 28 juin 2017. (Crédit : Marissa Newman/Times of Israël)

Yuli Edelstein, président de la Knesset, devant la chambre haute du parlement russe, le 28 juin 2017. (Crédit : Marissa Newman/Times of Israël)

En 1979, Edelstein, né en Ukraine, avait demandé un visa d’immigration pour partir en Israël, qui avait été rejeté par les autorités soviétiques. Il avait alors rejoint les rangs des « refuseniks ».

Pendant les années suivantes, Edelstein avait enseigné clandestinement l’hébreu et le sionisme en Union soviétique, jusqu’à son arrestation en 1984 dans son appartement de Moscou, pour de fausses accusations liées à la drogue.

Après un rapide procès, il avait été envoyé dans plusieurs camps de travail en Sibérie et s’était grièvement blessé après être tombé d’un mirador. En mai 1987, après avoir purgé deux ans et huit mois de sa peine, il avait été libéré. Edelstein avait immigré en Israël deux mois après avec son épouse Tanya, depuis décédée.

Entré en politique en 1996, il a détenu plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui de l’Intégration des immigrants. En 2013, Edelstein, député du Likud, a été nommé président de la Knesset.

Edelstein est à Moscou pour une visite officielle de trois jours à l’invitation de Valentina Matviyenko, présidente du Conseil de la Fédération de Russie.

JForum avec agences.

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