Des documents sur la vie d’une famille juive il y a 2 000 ans©

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L’histoire d’une ancienne famille juive a ainsi pu être retracée pour la première fois 2000 ans après, et ce grâce à Philipp Esler, un professeur d’université, qui a utilisé de nouvelles techniques pour examiner des documents trouvés dans une grotte à Qumran, près de la mer Morte.

Les documents relatent de façon remarquable, comment Shim’on ben Menahem a acheté un verger de dattiers sur les rivages du sud, sur quatre papyrus, datés au carbone 14 de 94-90 AEC qui ont été examinés à l’université de Gloucestershire.

« Ben Menahem a acheté le verger à Maoza d’une femme nabatéenne dans des circonstances remarquables quelques semaines après qu’un haut fonctionnaire nabatéen ait essayé d’acquérir sans succès, cette même propriété », explique le professeur Philip Esler.

Plus tard, Shimon a donné le verger à sa fille, Babatha, qui gardait ces quatre papyrus écrits en araméen – pour prouver son titre de propriété du verger et les a cachés, avec 30 autres documents juridiques, dans une grotte près de la mer Morte.

Avec d’autres juifs, Babatha a plus tard cherché refuge dans cette caverne, pour se protéger des Romains à la fin de la deuxième révolte juive en 135 AEC.

Philip Esler(Photo philipp Esler)
Que les documents juridiques de Babatha et d’autres biens aient été trouvés dans la grotte par les archéologues israéliens suggère, malheureusement, qu’elle a été capturée par les Romains et soit tuée ou vendu en esclavage.

«Raconter l’histoire du verger de Babatha signifie pouvoir explorer le mode de vie dans les villages de Nabatea et de Judée à la fin du premier siècle AEC», explique Esler, qui a détaillé cette histoire dans un nouveau livre, appelé «Babetha’s Orchard» (le verger de Babetha).

«Les femmes avaient des rôles sociaux et économiques importants, le droit était pratiqué à un niveau très élevé et les Juifs et les Nabatéens s’entendaient bien. Les Romains ont certainement capturé Babatha, mais ses archives de documents juridiques ont survécu. En racontant cette histoire, je cherche à honorer la mémoire de deux personnes remarquables : Babatha et Shim’on, son père. « 

Stephen Oryszczuk  JewishNews -traduction JForum

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